Paroles de

Les deux Coqs

Paroles de

Les deux Coqs

Écouter sur :

Deux Coqs vivaient en paix ; une Poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c’est de toi que vint
Cette querelle envenimée,
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos Coqs le combat se maintint :
Le bruit s’en répandit par tout le voisinage.
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d’une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur ; le vaincu disparut.
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu’un rival tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage.
Il aiguisait son bec, battait l’air et ses flancs,
Et s’exerçant contre les vents
S’armait d’une jalouse rage.
Il n’en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S’alla percher, et chanter sa victoire.
Un Vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire.
Tout cet orgueil périt sous l’ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour
Son rival autour de la Poule
S’en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet,
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du sort, et prenons garde à nous
Après le gain d’une bataille.

À propos

La fable "Les deux Coqs", de La Fontaine, est une réécriture de la Guerre de Troie.

L’intrigue repose sur la bataille de deux coqs qui souhaitent séduire une poule. Cette guerre se termine sur la défaite de l’un des deux coqs.

Le perdant veut affronter une nouvelle fois son rival mais ce dernier, étant allé crier victoire sur tous les toits, s’est fait enlever par un vautour.

Il ne faut pas crier victoire trop vite car un retournement de situation est vite arrivé. On peut également y voir une dénonciation de la guerre qui commence souvent pour des vétilles (la poule) et peut se finir de façon imprévisible et disproportionnée (le vautour).

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Besenbinderlied

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 226.

Collecté à Dambach en 1889.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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LITUANIE – TAUTIŠKA GIESMĖ

Tautiška giesmė est l’hymne national de la Lituanie depuis 1919. La musique et le texte ont été écrits en 1898 par le physicien et poète Vincas Kudirka.

La chanson a été interprétée pour la première fois en public à Vilnius en 1905 et devint hymne officiel en 1919.

En 1950, sous l’occupation soviétique Tautiška giesmė fut interdit et remplacé par l’hymne officiel de la République socialiste soviétique de Lituanie exaltant l’Union soviétique et ses valeurs.

Dans les années 1980 alors que le mouvement d’indépendance prend de l’ampleur, Tautiška giesmė devient un symbole et est chanté régulièrement. Il redevient hymne officiel en 1992 lors de la ratification de la Constitution, puis fut confirmé en 1999 par la ratification de la loi nationale, définissant de plus le protocole associé à l’hymne national.

À l’inverse de nombreux hymnes nationaux, il ne contient aucune référence guerrière mais appelle les Lituaniens à répandre la vertu et la vérité.

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Prouvençau e catouli

De son véritable titre "A Nostro Damo de Prouvenço". Ce cantique fut écrit par Malachie Frizet, à l’occasion d’un concours en septembre 1875, pour l’inauguration de la chapelle Notre-Dame de Provence à Forcalquier. Il reçu en récompense, sa fleur d’or des mains de Frédéric Mistral et l’offrit à la Vierge.

<ins>Traduction</ins>

La Provence te supplie
Dans son vieux et doux parler,
La Provence est catholique
Notre Dame écoute la !

Provençal et catholique,
Notre foi n’a pas faibli
Chantons tous avec entrain,
Provençal et Catholique.

Les jeunes comme les anciens
Te seront toujours fidèles
Ils croiront ce qu’il faut croire
Et vivrons comme il se doit

Nos fils, ô bonne mère
Garde-les des faux savants
Maintiens-les dans la foi des pères
Car il se lève un mauvais vent

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