Paroles de

Objections du V.P.

Écouter sur :

1 – On n’en finira donc jamais
Avec ces espèces de « Boi-scoutes » !
On a beau s’enfuir en forêt,
On en rencontre sur toutes les routes !
Sur le boul’vard et dans l’métro,
Ils font leur poire intéressante :
Non, vrai, on n’dira jamais trop :
Assez d’cette race envahissante !
Assez d’cette race envahissante !

2 – D’abord, tout ça n’est pas français !
Soyons enfin patriotiques :
La France s’incarne en un béret
Et dans un maillot d’gymnastique.
Mais eux, sont habillés d’kaki
Pour qu’on n’voit pas qu’y s’roulent par terre,
Et ça fait gagner l’or à qui
Sinon toujours à l’Angleterre ?
Sinon toujours à l’Angleterre ?

3 – Ils portent leurs valises sur leur dos,
Ça fait tord aux commissionnaires !
Ils disparaissent sous leurs chapeaux,
Et les casquettes c’est pour quoi faire ?
Ils ont des fichus à leur cou :
On les prend pour des demoiselles !
Leurs chauss’s ne tiennent à rien du tout,
C’est la ruine des marchands d’bretelles.
C’est la ruine des marchands d’bretelles.

4 – Ils transportent leur matériel
Dans des charrettes à bagages :
Quand donc, à ces romanichels
Défendra-t-on l’vagabondage ?
Ils s’baladent avec des bâtons
Au bout desquels y a une pique :
C’est-y avec ces mirlitons
Qu’ils vont sauver la République ?
Qu’ils vont sauver la République ?

5 – Veulent plus rester à la maison
Pour fumer ou faire une manille.
Tout leur système, c’est d’la poison,
Et ça détruit l’esprit d’famille !
A preuve, ils mettent tout l’monde à l’air,
Et même quand la saison est rude,
Ils plantent leurs tentes dans le désert :
C’est-y pas ça d’l’ingratitude ?
C’est-y pas ça d’l’ingratitude ?

6 – Ils ont leurs propres cuisiniers,
Plus moyens d’être leurs cuisinières.
Qu’on les expulse de leurs greniers,
Ils vont camper près des rivières !
Ils n’entrent plus au cinéma,
Le bistro n’touche pas leurs centimes :
Pour peu qu’ça continue comme ça,
La société court aux abîmes !
La société court aux abîmes !

7 – Moi, j’sais le remède qu’il faudrait
Pour extirper tout’ cette engeance,
Suffit qu’les familles s’entendraient
Pour n’avoir plus qu’des filles en France.
Alors, on s’rait tranquille enfin,
Y aurait plus d’danger sur les routes.
Encor’, ça n’est pas bien certain,
Voilà qu’les filles se font boy-scoutes !
Voilà qu’les filles se font boy-scoutes !

À propos

Musique, Sur l’air de L’Expulsion, de Mac-Nab

Paroles, Jacques Sevin

Écrit en 1921

Ce chant n’est pas sous licence libre, et appartient à son auteur/éditeur et à ses ayants-droits. Tous droits réservés à ces derniers.

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La fleur au chapeau

Ce chant a été publié pour la première fois dans La Fleur au chapeau, chansonnier pour la route et le camp de William Lemit (1937).

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Il est des notres

« Il est des nôtres » n’est pas seulement une chanson à boire ou à crier dans une fête, c’est un véritable rituel initiatique populaire, une liturgie paillarde qui transcende les générations. Ce refrain, connu dans tous les milieux festifs — des cercles étudiants aux repas de corps militaires, des tablées scoutes aux troisièmes mi-temps de rugby — consacre un membre dans la communauté joyeuse et fraternelle des bons vivants.

Né dans les années d’après-guerre (probablement dans les années 1950), ce chant suit une forme simple, répétitive et évolutive, dont la structure permet d’inclure tour à tour chaque convive dans une mise en scène semi-burlesque : « Il est des nôtres, il a bu son verre comme les autres ! » est lancé comme une sentence bienveillante et moqueuse, souvent ponctuée par le tintement des verres et des éclats de rire.

Le secret de sa popularité ? Une mélodie extrêmement facile à retenir, un rythme entraînant, et surtout une dynamique de jeu collectif qui renforce l’esprit de groupe. Ce chant est un outil d’inclusion sociale : on ne le chante jamais seul. Il ritualise l’entrée dans un groupe festif avec une dose d’autodérision. On l’improvise, on le module, on y ajoute des couplets et des commentaires en fonction des circonstances. Il peut durer deux minutes ou s’étirer pendant toute une soirée.

Longtemps cantonné aux salles de garde, troquets et mess, ce chant a aussi traversé les époques pour s’immiscer dans la culture populaire : sketchs humoristiques, soirées étudiantes, rassemblements sportifs ou émissions télévisées. Il témoigne d’un folklore contemporain et vivant, où la convivialité se met en scène à travers des codes bien ancrés dans l’imaginaire collectif français.

Ce chant fait partie de ces morceaux qui illustrent une certaine joie française du partage et de la dérision, une façon typiquement hexagonale de mélanger tradition orale et esprit potache.

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Der heimkehrende Wandersmann

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 199.

Collecté à Wimmenau en 1870.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le petit bossu

« Le Petit Bossu » est une chanson formulaire du répertoire enfantin et d’animation français, fondée sur la répétition comique des courses d’un personnage déterminé à toujours apporter le bon récipient. Anonyme et sans région d’attache identifiée, elle circule depuis au moins le milieu du XXe siècle dans les veillées et les classes de maternelle.

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