Paroles de

Noël lorrain (Quel est ce brillant éclat)

Paroles de

Noël lorrain (Quel est ce brillant éclat)

Écouter sur :

1 – Quel est ce brillant éclat
Qui devers nous s’avance ?
Il m’a semblé que par là
Une voix pour nous cria :
« Silence ! Silence ! Silence ! »

2 – O signe prodigieux !
O merveilles étranges !
Compagnons, ouvrez les yeux,
Vous verrez parmi les cieux
Des anges, des anges, des anges.

3 – Ils font retentir nos bois
En frappant nos oreilles,
Et de leurs divines voix
Ils s’écrient à cette fois :
« Merveilles ! Merveilles ! Merveilles ! »

4 – C’est un mystère étonnant
Que l’on nous manifeste ;
On nous dit qu’en ce moment
Vient de naître un bel enfant
Céleste, céleste, céleste.

5 – Heureux bergers, c’est pour vous
Qu’il vient ici de naître ;
L’on ne voit rien de si doux :
Et cet enfant est de tous
Le maître, le maître, le maître.

6 – Bergers, ne sentez-vous pas
Dans vos cœurs mille flammes ?
Que cet enfant a d’appas !
Offrons-lui jusqu’au trépas
Nos âmes, nos âmes, nos âmes.

À propos

"Quel est ce brillant éclat" est un noël lorrain traditionnel mettant en scène des bergers témoins de l’Annonciation angélique. Issu du répertoire de Noël populaire de Lorraine, il se distingue par ses six strophes closes chacune d’un triple refrain — formule caractéristique des noëls régionaux français des XVIIe et XVIIIe siècles.

Histoire

Les noëls lorrains forment un corpus de chants de Noël populaires issus du duché de Lorraine, région dont la singularité culturelle a favorisé l’éclosion d’un répertoire festif distinct. "Quel est ce brillant éclat" s’inscrit pleinement dans cette tradition : ses bergers en éveil, ses anges en chœur et son vocabulaire archaïque — devers nous, à cette fois — trahissent une origine ancienne, vraisemblablement les XVIIe ou XVIIIe siècles.

La forme pastorale de ce noël, dite pastourelle de Noël, était l’une des plus prisées dans la France d’Ancien Régime. Elle transpose le récit évangélique de la Nativité en dialogue villageois : les bergers perçoivent un éclat de lumière, s’interrogent, puis reçoivent l’annonce de la naissance du Christ par une voix céleste. Ce schéma narratif simple et dramatique facilitait la mémorisation et la transmission orale de génération en génération.

La structure répétitive du chant — chaque strophe se terminant par un mot repris trois fois (Silence ! Silence ! Silence !, des anges, des anges, des anges) — est une marque stylistique propre à plusieurs noëls lorrains. Ce procédé, proche du refrain litanique, renforçait la dimension cérémonielle du chant lors des veillées de Noël et des célébrations paroissiales.

Transmis d’abord par voie orale avant d’être recueilli dans diverses anthologies de chants populaires français aux XIXe et XXe siècles, ce noël lorrain continue d’être chanté dans les chorales régionales, témoignant de la vitalité du patrimoine vocal de cette région du nord-est de la France.

Boutique en ligne

Affichez votre histoire, vos terroirs ! T-shirts marins, sweats scouts, mugs bretons et tote-bags aux refrains mythiques : emportez l’esprit des chants français partout avec vous.

Prochainement disponible

Nos pères les Gaulois

Auteur : Aspirant Verzelletti ancien de la 4ème compagnie de combat

Chant du 92ème RI, il fut chanté pour la première fois par le régiment au complet à l’occasion des cérémonies du 100ème anniversaire de la présence de ce régiment dans la garnison de Clermont-Ferrand en septembre 1981.

Lire la suite »

Der Jäger und die Schäferin

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 183-185

Collecté à Wildenstein en 1937.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Le Curé et le Mort

Jean de La Fontaine s’inspire, pour cette fable, d’une histoire vraie relatée par Madame de Sévigné dans ses lettres. Il l’adapte ensuite sur un ton humoristique.

Un curé, après avoir enterré un mort, se réjouit des bénéfices qu’il va pouvoir tirer de la cérémonie. Mais ironie du sort, il se fait briser le crâne par le cercueil tombé de son carrosse.

Le fabuliste critique les mœurs du clergé et sa folie des grandeurs. C’est donc une double morale qui trouve son écho dans la fable précédente "La Laitière et le Pot au Lait", une complicité avec le lecteur se met alors en place.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Lire la suite »

Mes amis, la vie est belle

Dans le recueil de chants scouts "Chanteclerc" publié en 1934 en Suisse, on trouve:

"Mes amis, la vie est belle"- P : S. Kaelin – M : mélodie populaire remaniée par C. Boller.

L’origine de ce chant serait d’une troupe de louveteaux de Madagascar. On peut soupçonner une influence québécoise ou française (nos missionnaires).

Lire la suite »

Nur lustig ihr Briader

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 194

Traduction en alsacien : Daniel Muringer.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Nos derniers articles