Paroles de

Ma belle gazelle / Le lion et la gazelle

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Ma belle gazelle / Le lion et la gazelle

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1 – Un grand lion d’Afrique était amoureux
D’une romantique gazelle aux yeux bleus
Ce lion au cœur tendre, qui l’eut, qui l’eut dit
Pleurait dans la lande, chantait dans la nuit

(Refrain) Ma belle gazelle, ma belle gazelle
Ma belle gazelle, c’est toi que je veux
Ma belle gazelle, ma belle gazelle
Ma belle, c’est toi que je veux

2 – Sur mon territoire, sans risquer ta vie
Tu peux venir boire à l’eau de mon puits
C’est fini la guerre que l’on te faisait
Contre ma crinière, vient dormir en paix

3 – Souviens-toi mon ange qu’au temps de Noé
Nous vivions ensemble sans nous disputer
à nous deux ma blonde on peut tout changer
Et refaire le monde, pour l’éternité

4 – Il mit tant de flamme, dans son beau discours
Qu’même l’hippopotame en pleura d’amour
Les étoiles au ciel jaillirent de partout
Quand la demoiselle vint au rendez-vous

5 – Les loups, les panthères, tous les rhinocéros
Et tous les dromadaires vinrent pour les noces
Ils se marièrent et de leur union
Naquirent, ma chère, des p’tits gazellions!

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LA MARSEILLAISE

La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne national : une première fois par la Convention pendant neuf ans du 14 juillet 1795 jusqu’à l’Empire en 1804, puis en 1879 sous la Troisième République.

Les six premiers couplets sont écrits par Rouget de Lisle en 1792 pour l’armée du Rhin à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l’Autriche.

Rouget de Lisle chantant La Marseillaise pour la première fois à l’hôtel de ville de Strasbourg ou chez Dietrich en 1792 (peinture d’Isidore Pils, 1849)

Dans ce contexte originel, La Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire, un hymne à la liberté, un appel patriotique à la mobilisation générale et une exhortation au combat contre la tyrannie et l’invasion étrangère.

La Marseillaise est décrétée chant national le 14 juillet 1795 (26 messidor an III) par la Convention, à l’initiative du Comité de salut public. Abandonnée en 1804 sous l’Empire et remplacée par le Chant du départ, elle est reprise en 1830 pendant la révolution des Trois Glorieuses qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. Berlioz en élabore une orchestration qu’il dédie à Rouget de Lisle.

La IIIe République en fait l’hymne national le 14 février 1879 et, en 1887, une « version officielle » est adoptée en prévision de la célébration du centenaire de la Révolution. Le 14 juillet 1915, les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides.

Pendant la période du régime de Vichy, elle est remplacée par le chant Maréchal, nous voilà ! En zone occupée, le commandement militaire allemand interdit de la jouer et de la chanter à partir du 17 juillet 19414.

Son caractère d’hymne national est à nouveau affirmé dans l’article 2 de la Constitution du 27 octobre 1946 par la IVe République, et en 1958 — par l’article 2 de la Constitution de la Cinquième République française.

Valéry Giscard d’Estaing, sous son mandat de président de la République française, fait ralentir le tempo de La Marseillaise afin de retrouver le rythme originel.

Les paroles

En réalité, la version complète de La Marseillaise ne compte pas moins de quinze couplets, mais le texte a subi plusieurs modifications. On compte aujourd’hui six couplets et un couplet dit « des enfants ». Seul le premier couplet est chanté lors des événements. Deux couplets (les « couplets des enfants ») ont été ajoutés ultérieurement ; l’un d’eux a depuis été supprimé de la version « officielle ». Enfin, eu égard à son caractère religieux, le 8e couplet a été supprimé par Joseph Servan, ministre de la Guerre, en 1792. Un autre couplet a été supprimé car il a été jugé trop violent.

Sur le manuscrit autographe de Rouget de Lisle, reproduit sur le site de l’Assemblée nationale, on remarque que certains « nos » originaux ont été remplacés dans la version « officielle » par « vos » : « Ils viennent jusques dans nos bras / Égorger nos fils, nos compagnes ! » On y voit clairement le refrain noté comme deux alexandrins : « Aux armes, citoyens, formez vos bataillons, / Marchez, qu’un sang impur abreuve nos sillons. », les verbes « marchez » et « formez » étant tous deux à la 2e personne du pluriel. La transcription « officielle » est pourtant sur cinq vers avec une 1re personne du pluriel « Marchons, marchons », qui tenterait d’établir une rime avec « bataillons » et « sillons ».

En réalité, Rouget de Lisle était capitaine. En qualité d’officier, il commandait ses hommes, d’où la 2e personne de l’impératif. Néanmoins, La Marseillaise est une marche et on peut imaginer que les soldats en manœuvre en reprenaient le refrain, en chantant « marchons » et non « marchez ». Cette version se serait imposée par transmission orale.

Le septième couplet (dit « des enfants »)

Rouget de Lisle n’ayant écrit que six couplets, le site officiel de l’Élysée indique que l’auteur du 7e couplet reste inconnu.

Dans son ouvrage posthume Sous le bonnet rouge de sa collection « La Petite Histoire », paru en 1936, G. Lenotre rapporte la rumeur viennoise traditionnelle, selon laquelle ce couplet aurait été composé par l’abbé Antoine Pessonneaux. Cette version a été reprise par Claude Muller dans Les Mystères du Dauphiné. Selon lui, l’abbé, professeur de rhétorique au collège de Vienne de 1788 à 1793 né à Lyon le 31 janvier 1761, jugeant que le texte était incomplet, puisqu’il n’évoquait pas les nouvelles générations, écrivit le « couplet des enfants » qu’il fit chanter par les élèves lors de la fête de la Fédération du 14 juillet 1792 en présence de la population et de soldats de bataillon de fédérés marseillais alors en transit dans la ville. Ce couplet passa ensuite à Paris, grâce au député Benoît Michel de Comberousse. Traduit devant le tribunal à Lyon — le 1er janvier 1794 (12 nivôse an II) selon G. Lenotre —, l’abbé aurait été sauvé de la mort en se présentant comme l’auteur du septième couplet de La Marseillaise. L’abbé Pessonneaux mourut le 10 mars 1835.

Un autre personnage, Louis Du Bois, ancien sous-préfet né à Lisieux le 16 novembre 1773, mort le 9 juillet 1855, en a clairement revendiqué la paternité dans sa Notice sur La Marseillaise publiée en 1848 : « Au mois d’octobre 1792, j’ajoutai un septième couplet qui fut bien accueilli dans les journaux : c’est le couplet des Enfants, dont l’idée est empruntée au chant des Spartiates, rapporté par Plutarque ». Cette revendication est également mentionnée par Claude Muller.

Statut légal

L’article 2 de la Constitution de la République française affirme : « l’hymne national est La Marseillaise ».

Le 24 janvier 2003, l’ensemble des députés adopte, dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), un amendement créant le délit d’« outrage » au drapeau français et à l’hymne national, La Marseillaise, délit sanctionné par un emprisonnement de 6 mois et 7 500 euros d’amende57. Un certain nombre de citoyens et d’associations de défense des droits de l’homme se sont insurgés contre ce qu’ils considèrent comme une atteinte manifeste à la liberté d’expression et contre le flou entretenu par le mot « outrage ».

Le Conseil constitutionnel en limite les possibilités d’application :

« […] Sont exclus du champ d’application de l’article critiqué les œuvres de l’esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementées par elles ; que l’expression « manifestations réglementées par les autorités publiques », éclairée par les travaux parlementaires, doit s’entendre des manifestations publiques à caractère sportif, récréatif ou culturel se déroulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements à des règles d’hygiène et de sécurité en raison du nombre de personnes qu’elles accueillent. »

La loi Fillon, visant à réformer l’éducation et adoptée en mars 2005, a rendu obligatoire l’apprentissage de La Marseillaise dans les classes maternelles et primaires à partir de la rentrée 2005. On retrouve l’obligation d’enseigner l’hymne national dans d’autres pays, comme les États-Unis, la Serbie ou encore l’Autriche.

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La joie scoute

Écrit en 1929 par le Père Jacques Sevin (textes) sur une mélodie folklorique traditionnelle, La Joie Scoute est un hymne majeur du patrimoine des chants scouts. Il figure dans les anciens chansonniers Scout de France — notamment dans Les plus beaux chants scouts 1932‑1953 — et fut interprété par Jean Weber notamment dans les récitals scouts d’après-guerre.

Ce chant véhicule un message simple mais puissant : vivre la joie comme moteur de service et de fraternité.

« Nous chantons car pour nous la vie est belle,

Nous croyons : notre Joie est immortelle… »

Il se poursuit, affirmant que la tristesse divise, tandis que le chant unit selon la devise scoute « Tout aimer, ne rien haïr ». Les derniers couplets célèbrent l’espérance chrétienne : même au terme de la route, « Nous irons tout en chantant » vers l’Appel Scout.

Pourquoi ce chant touche-t-il tant les chefs et les jeunes ?

Parce qu’il résonne comme un appel à incarner les valeurs du scoutisme catholique : la joie vécue, le service gratuit, la persévérance. Il est souvent entonné en ouverture ou en clôture de veillée, dans les conseils de patrouille, ou encore après un moment d’engagement ou de prière.

Il instaure une atmosphère de communion joyeuse, sans pathos, accessible à tous les âges. Ce chant fait partie des plus beaux chants scouts et s’impose comme un classiques incontournables à enseigner dans toute troupe scout catholique.

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