Paroles de

L’Homme Rouge

Paroles de

L’Homme Rouge

Écouter sur :

1 – Sur la grand’ route hier, bordée d’moissons blondes
Aujourd’hui dévastée par les soudards germains
Un homme fuit hagard, l’allure vagabonde
Tandis que les canons tonnent encore au lointain
Il a des gestes fous, des sursauts de colère
Ce paysan que le fer a chassé de chez lui
Au milieu du chemin, il clame sa misère
Écoutez ce qu’il dit :

J’avais là-bas dans mon village
Une ferme où j’étais heureux
J’y travaillais avec courage
Pour le pain d’la femme et des vieux
J’ai trimé pendant des années
Pour acquérir ce petit bien
Puis la guerre s’est déchaîné
Et de tout ça je n’ai plus rien

(Refrain) Dans la flamme et dans la fumée
Mon pauvre toit s’est abattu
Et ma raison s’est envolée
Emportant mon bonheur perdu
Mais que vois-je au lointain dans un lugubre rêve ?
C’est lui l’empereur sinistre. Ah ! j’aperçois son glaive
Dans son ample manteau soutaché de fil d’or
En génie malfaisant il va semant la mort !
Arrière bandit !
Souverain maudit !
Regardez le chevaucher dans l’espace
Voilà l’homme rouge qui passe !

2 – J’avais une femme jolie
Qui me donna deux chérubins
Je les aimais à la folie
Ma Claudinette et mes bambins
Mais vinr’nt les brutes avinées
Ivres de carnage et de sang
Ils ont pris ma femme adorée
Et tué mes petits enfants

(Dernier Refrain) Dans la flamme et dans la fumée
Mon pauvre coeur s’est abattu
Et ma raison s’est envolée
Emportant mon bonheur perdu
Et toi l’Empereur Teuton, la face grimaçante ?
Tu chemines en riant sur les ruines fumantes
La Camarde te suit, fauchant tes régiments
N’entends tu pas les râles, et les cris des mourants
Arrière bandit !
Souverain maudit !
Regardez le chevaucher dans l’espace
Voilà l’homme rouge qui passe !

À propos

Auteur : Ch.Pothier - Musique de Ch. Borel Clerc
Date : 1916

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Les mouchoirs de Cholet

(Source : Club Acacia)

Nous devons cette chanson à Thédore Botrel, décédé il y a 81, le 27 juillet 1925 à Pont-Aven. Elle date de 1898 et figure dans son recueil Chansons de la fleur de lys. Ce titre est le reflet des sensibilités catholiques et royalistes de l’auteur. Ce chant évoque la grande bataille de Cholet, le 17 octobre 1793 qui oppose d’Elbée, Bonchamps, La Rochejacquelein, Stofflet et les Vendéens, et de l’autre Beaupuy, Travot, Marceau, Kléber et les républicains. Kléber mène les armées vaincus à Mayence. La Convention eut décrété la destruction de la Vendée. Henry de La Rochejaquelein y porte à son chapeau, sur sa poitrine et à son côté, trois mouchoirs blancs de Cholet, afin de mieux se faire reconnaître de ses hommes, mouchoirs qui le désignent tout aussi sûrement aux balles républicaines. Botrel remplace ici La Rochejaquelein par Charette.

Le Le fabricant choletais Léon Maret crée à la suite du succès de ce chant le mouchoir rouge de Cholet, symbolisant le sang des Vendéens . Il en offrit un à Théodore Botrel en offrit à son tour à ses amis pour accompagner sa chanson. Il la chantera pour la première fois lors du concert annuel de l’Orphéon local, le dimanche 29 avril 1900. Théodore Botrel était un chansonnier nationaliste. Il a notamment était l’un des actifs soutiens de la Ligue des Patriotes de Paul Déroulède.

Parfois (chez Thierry Decruzy) une petite modification : couplet 5 : « On visait le cœur de Charette,/ On trouait celui qui t’aimait, » et à la fin de ce couplet « tes petits mouchoirs » au lieu des « les petits mouchoirs » et, au couplet suivant : « Mais qu’est cela » au lieu de « qu’est-ce là »

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Hoëdic

 

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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Opium

Opium est une chanson composée en 1931 par Guy d’Abzac et Charlys et chantée par Marcel’s, un chanteur de café concert.

Lors de la guerre d’Indochine, le chant fut adopté par les soldats des troupes de marine évoquant ici la nostalgie de la métropole.

Le ton mélancolique et désabusé rappelle certains autres chants (tel que Marie-Dominique).

Durant la guerre d’Indochine, des soldats, loin de la mère patrie – ils partaient alors pour trois années – cédant parfois aux "merveilleux mensonges" promis dans les fumeries d’opium.

Jacques Dutronc a, à la fin des années 80, enregistré une version de ce chant ; on en trouve une version enregistrée en public dans l’ablum enregistré au Casino de Paris.

Il se trouve parfois quelques variations : "Et le soir au port falot" (couplet 2, ligne 1) ; "Puisse l’aile de nos chimères" (c. 3, l. 3), "Où dans l’ivresse de mes songes" (c. 3, l. 7) ou "fondre" à la place de "prendre" (c. 3, l. 8)

Sources : wikipedia, club Acacia

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Nada te turbe

Paroles de Sainte Thérèse d’Avila, mise en chanson par Jacques Berthier, Communauté de Taizé.

Traduction de l’espagnol d’après http://www.soyez-passant.fr.nf/?p=1735

Que rien ne te trouble
que rien ne t’effraie,
tout passe,
Dieu ne change pas,
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien :
Dieu seul suffit.

Élève ta pensée,
monte au ciel,
ne t’angoisse de rien,
que rien ne te trouble.

Suis Jésus Christ
d’un grand cœur,
et quoi qu’il arrive,
que rien ne t’effraie.

Tu vois la gloire du monde ?
C’ est une vaine gloire ;
il n’ a rien de stable
tout passe.

Aspire au céleste,
qui dure toujours ;
fidèle et riche en promesses,
Dieu ne change pas.

Aime-le comme il le mérite,
Bonté immense ;
mais il n’y a pas d’amour de qualité
sans la patience.

Que confiance et foi vive
maintiennent l’âme,
celui qui croit et espère
obtient tout.

Même s’il se voit
assailli par l’enfer,
il déjouera ses faveurs,
celui qui possède Dieu.

Même si lui viennent abandons,
croix, malheurs,
si Dieu est son trésor,
il ne manque de rien.

Allez-vous-en donc, biens du monde ;
allez-vous-en, vains bonheurs :
même si l’on vient à tout perdre,
Dieu seul suffit.

 

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