Paroles de

Le réveil du père Duchesne

Paroles de

Le réveil du père Duchesne

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1 – Levons nous, non d’un tonnerre
Levons nous, braves guerriers
Patriotisons la terre
En mourant sous les lauriers
Foutre de l’ancien usage
Et de tous ces sacrés fous
Qui pour montrer leur courage
Allaient mourir pour cinq sous

2 – Au noble, dans sa giberne
Présentons la liberté
Que le bougre se prosterne
Au non de l’égalité !
Sacré mill’ dieux, tous ensemble
Tirons et brisons nos fers
Que dans le fracas tout tremble
Pour affranchir l’univers

3 – Allons, avec la cocarde
Aux tyrans, foutre malheur
Puis allons à l’accolade
Foutons-nous là de bon cœur
Au diable toutes les frontières
Qui nous tenaient désunis
Foutre, il n’est point de barrière
Sur la terre, les amis

4 – A nos fusils, à nos piques
Courons, français ! il est temps
Plantons les rameaux civiques
A la barbe des tyrans
Ne semons plus la mitraille
En signe d’hostilité
Faisons d’un champ de bataille
Un champ de fraternité

5 – Allons poser sur les trônes
Les bonnets d’la liberté
Fondre, entasser les couronnes
Pour boire à notre santé
S’il faut que le canon gronde
Bourré de droits féodaux
C’est pour annoncer au monde
Que nous sommes égaux

6 – Que les sceptres des despotes
Ne servent plus désormais
Que de lances patriotiques
Aux étendards de la paix
De la vapeur, du salpêtre
S’il faut encore nous noircir
C’est pour écraser les traîtres
Qui voudraient nous asservir.

À propos

Auteur : Hebert, dit "Le père Duchesne".

Date : 1793

A chanter sur l’air de "La ligue noire"

Ce chant a été écrit à propos de la mobilisation massive organisée pour lutter contre l’envahisseur. Sa réussite a sauvé la toute jeune République.

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La Colonne

La Colonne, également connu sous le titre (Chant du) Premier étranger de cavalerie – est en effet le régiment de tradition du 1er REC.

A sa fondation, en 1920, le 1er REC est composé de nombreux engagés venus de l’Est ; de nombreux Russes blancs s’y retrouvent ainsi que des Hongrois. Ils partent, entre 1925 et 1927, combattre en Syrie ; ils y affrontent les terribles druses. Ce chant rappelle ces durs combats. Ainsi durant cette campagne, le combat de Messifré, le 17 septembre 1925 (voir plus bas). L’année suivante, dans leur cantonnement de Sousse en Tunisie, le légionnaire de 1re classe von Steffens, aidé par les brigadiers Hevrotte (paroles) et Hustin (musique) composent ce chant en hommage à leurs camarades.

La mélodie était très connue, venant d’une berceuse devenue chant des marins allemands en 1840, et « reprise par les différentes factions politiques qui s’affrontèrent pendant la République de Weimar » (T. Bouzard, Anthologie du chant militaire français)

Source 

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Der Marsch der Pariser

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 276.

Collecté à Ingweiler en 1832 (mélodie), d’après une musique de Philipp Bach.
Texte collecté à Hunspach en 1853.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Les Anarchistes

Les Anarchistes est une chanson emblématique de Léo Ferré publiée en 1969 sur l’album studio L’Été 68. Elle figure aussi sur le super 45 tours éponyme enregistré au théâtre de Bobino en janvier 1969 et dans la captation quasi-intégrale de ce même récital réalisée en février 1969, publiée sur un double LP la même année.

Cette chanson est interprétée pour la première fois par Léo Ferré sur la scène de la Mutualité le 10 mai 1968, le soir de la première nuit des barricades au Quartier latin de Paris. Il la chante devant un public composé essentiellement d’anarchistes, puisqu’il s’agit du gala annuel de la Fédération anarchiste, pour qui Ferré vient chanter gratuitement chaque année depuis 1948 (une captation amateur de ce concert a été publiée en 2018 dans l’anthologie Léo Ferré : Mai 68).

Il enregistre la chanson en studio, sur un arrangement de Jean-Michel Defaye, en décembre 1968.

Cet hymne fraternel à ses compagnons de cœur sera très vite retiré par Léo Ferré de son tour de chant. Il le chantera néanmoins à nouveau et ponctuellement dans les années 1980.

Lors de sa dernière apparition sur scène, à la Fête de l’Humanité 1992 où l’a invité Bernard Lavilliers, Léo Ferré chante devant plusieurs milliers de personnes – dont de nombreux communistes et sympathisants communistes – « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » de Louis Aragon et « Les Anarchistes », comme une revendication de sa différence et un adieu, puisque c’est la dernière chanson qu’il aura chantée en public avant de décéder un an plus tard.

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