En revenant des montagnes,
Ricoco la hi tra la la,
En revenant des montagnes,
Une dame m’aborda.
Une dame m’aborda. (bis)
– Ah ! Bonjour Monsieur, m’dit-elle, (…)
Qu’as-tu donc dans c’panier-là ?
– Madam’ c’est une marmotte ;
C’est ell’ qui me nourrira.
– Ah ! Viens avec moi, dit-elle,
Et laisse ton panier là.
Tu auras un’belle tunique,
De l’argent tant qu’tu voudras.
Une maison belle et grande,
Où tout l’mond’ t’obéira.
– J’aim’ mieux r’tour’ner dans nos montagnes,
Que d’aller dans c’pays-là.
Version arrangée à l’usage des enfants
En descendant des montagnes,
Saute en l’air le petit marmot !
En descendant des montagnes,
Une dame m’aborda.
Une dame m’aborda. (bis)
Hé bonjour petit, dit-elle, (…)
Qu’as-tu dans ce panier-là ?
Madame c’est une marmotte,
C’est elle qui me nourrira.
Viens avec moi, me dit-elle,
Et laisse ton panier là.
Tu auras un’belle tunique,
De l’argent tant qu’tu voudras.
Une maison belle et grande,
Où chacun t’obéira.
Non, j’aime mieux mes montagnes,
Qu’aller dans ce pays-là.
Version avec un personnage féminin
En revenant des montagnes
Ki coucou di tralala
En revenant des montagnes
Un beau monsieur m’aborda. (ter)
« Que portez-vous là, la belle ? (…)
Portez-vous dans ce panier-là ?
« Monsieur, c’est une marmotte
C’est elle qui me nourrira ! »
« Viens donc avec moi la belle
Et laisse ton panier là ! »
« Tu auras de belles robes
Des bijoux tant qu’tu voudras ! »
« Monsieur je vous remercie
Mais j’aime mieux mon panier qu’ça ! »
À propos
Le petit savoyard, parfois appelé Le petit ramoneur savoyard (à tort puisqu’il le chant parle d’un jeune montreur de marmottes) est une chanson pour enfants de Savoie. Elle met en scène un enfant savoyard montreur de marmottes abordé par une dame qui lui propose de vivre en ville, ce qu’il refuse par amour de ses montagnes.
A l’arrivée de l’hiver, bon nombre de savoyards migraient dans les régions environnantes, notamment pour réduire le nombre de bouches à nourrir durant la saison ingrate. Cette migration était l’occasion d’obtenir un complément de revenus en exerçant une grande variété de métiers, parmi lesquels celui de ramoneur, passé dans la culture, mais aussi de journalier, colporteur, rémouleur, cocher et même montreur de marmottes.
Les petits savoyards avaient pour coutume d’apprivoiser des marmottes, qu’ils donnaient ensuite en spectacle lors de leur migration saisonnière. Elles dansaient au son de la flûte ou de chants du pays dans les foires, comme on a vu longtemps des montreurs d’ours ou de singe. Ces animaux permettaient aux enfants à la fois de gagner leur vie et de profiter d’une compagnie.
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