Paroles de

La Noël Passée

Paroles de

La Noël Passée

Écouter sur :

1 – La Noël passée, Povret orphelin,
Ma goule affamée N’avait plus de pain.
M’en fus sous fenestre Du bon Roy Henry
Et lui dis « Mon Maistre » Oyez bien ceci:

(Refrain) Prenez vos musettes et vos épinettes (bis)
Jésus cette nuit S’est fait tout petit (bis)

2 – En cette nuitée
Au vieux temps jadis
Naquit en Judée
Un de mes amis.
Avait pour couchette
Une crèche en bois,
Et dans la povrette
Des ramas de pois.

3 – La bise était dure
En cette saison
Moult moult froidure
Piquait le poupon.
Madame Marie
Tout doucetement
Da sa main bénie
Dorlottait l’enfant.

4 – Et Joseph son père
De son balandran
Pour mon petit frère
Arrestait le vent.
Pleins de mignardies
Un boeuf au poil roux
Une ânesse grise
Etaient à genoux.

5 – Et lors arrivèrent
Voir l’enfantelet
Bergers qui portaient
De grands pots de lait.
Et moi je n’ai mie
Pour calmer ma faim
Bon Roy je vous prie
Baillez moi du pain.

6 – Et de sa chambrette
Oyant mon récit
Avecque amourette
Le bon Roy sourit
Prit en sa cassette
Deux écus dorés
De sa main doucette
Me les a donnés.

7 – Disant  » Petit ange
Je suis moult content
Afin que tu manges
Voilà de l’argent.
Pour la doulce France
Et son Roy Henry
Prie avecque instance
Ton petit Amy « .

À propos

Vieux noël du temps d’Henri IV.

Silvestrik (Fr)

Silvestrig, également connu sous le nom de Sylvestik, émerge comme une pépite musicale bretonne, ancrée dans l’histoire. Popularisée dans le Barzaz Breiz de La Villemarqué, cette ballade s’érige en une ode puissante décrivant l’engagement d’un jeune Breton auxiliaire des Normands au XIe siècle, soulignant ainsi la contribution bretonne à la conquête de l’Angleterre.

La trame narrative, sublimement capturée dans le Barzaz Breiz, offre une perspective poignante sur les liens familiaux, l’honneur, et la tragédie. Le récit, centré sur le jeune Silvestrig, oscille entre l’espoir de son retour triomphant après son enrôlement et la douloureuse réalité de son décès en mer. La musicalité, empreinte de mélancolie et de résignation, transcende le temps pour évoquer la douleur universelle de la perte.

Les différentes versions recueillies au fil du temps par des collecteurs comme François-Marie Luzel et Bourgaut-Ducoudray, ainsi que son adaptation par Coppée, attestent de sa vitalité dans la tradition orale bretonne.

Silvestrig demeure une œuvre musicale d’une beauté atemporelle, célébrant le courage des Bretons tout en tissant les fils émotionnels qui lient le passé au présent. Une ballade inoubliable, résonnant à travers les siècles avec l’écho émouvant de Silvestrig, le petit Sylvestre.

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Lou roussignòu que vola

Ronde de mai niçoise traditionnelle.

Au mois de mai, la tradition voulait qu’on plante un "mai", un mat au milieu des places et des rues pour y faire la fête autour et "tourner le mai": chanter en ronde autour de ce mat. Il existe de nombreuses chansons utilisées spécialement à cette occasion. "Lou Roussignòu que vòla" est la plus emblématique. Elle est citée par certains hivernants étrangers qui venaient passer l’hiver à Nice au XIXème siècle, comme Marie Bashkirtseff dans son "Journal : 1873-1877".

Traduction :

1 – Où t’en vas-tu, fillette, le rossignol qui vole, (bis)
Avec le panier au bras, le rossignol qui vole, vole,
Avec le panier au bras, le rossignol qui volera ?

2 – Monsieur, je porte des oranges, le rossignol qui vole, (bis)
Prenez-vous-en si [cela] vous plaît…

3 – Il s’en prend une demi-douzaine, le rossignol qui vole, (bis)
Sans les lui payer…

4 – La fille qui est sage, le rossignol qui vole, (bis)
Se met à pleurer…

5 – Qu’avez-vous, ô fillette, le rossignol qui vole, (bis)
Qui ne faites que pleurer…

6 – Je pleure mes oranges, le rossignol qui vole, (bis)
Que vous ne m’avez pas payées…

7 – Il met la main à sa bourse, le rossignol qui vole, (bis)
Cent écus lui a donné…

8 – Donnez-les à votre père, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…

9 – Mon père est capitaine, le rossignol qui vole, (bis)
Il paiera ses soldats…

10 – Donnez-les à votre frère, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…

11 – Mon frère est un joueur, le rossignol qui vole, (bis)
Il pourrait me les jouer…

12 – Donnez-les à votre mère, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…

13 – Ma mère a des filles, le rossignol qui vole, (bis)
Elle pourrait les doter…

14 – Donnez-les à votre sœur, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…

15 – Ma sœur est une gourmande, le rossignol qui vole, (bis)
Elle pourrait me les dépenser…

16 – Et moi qui suis sagette, le rossignol qui vole, (bis)
Je saurai me les garder…

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Den Bouwulf

Traduction :

Den Bouwulf
Berger, o berger,
Pour quoi n’laisses-tu pas sortir tes moutons ?
Ils ont très peur, très peur du vieux loup.
Mais le loup dort dans le bois,
Où il n’entend ni ne voit.
Alors sortez mes moutons sortez et courez.

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