Paroles de

Saint Nicolas, c’est aujourd’hui ta fête

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Saint Nicolas, c’est aujourd’hui ta fête

Écouter sur :

1 – Saint Nicolas, c’est aujourd’hui ta fête
Maman m’a dit de ranger mes souliers
Je les ai mis devant la cheminée
Et pour ton âne, un petit bol de blé

2 – Saint Nicolas,
As tu reçu ma lettre ?
As tu trouvé
Ce que je demandais

3 – Saint Nicolas,
Si tu descends du ciel
Saint Nicolas,
Passe donc te réchauffer

4 – Saint Nicolas,
C’est aujourd’hui ta fête
Saint Nicolas
Surtout ne m’oublie pas

À propos

« Saint Nicolas, c’est aujourd’hui ta fête » est une chanson enfantine de tradition orale chantée pour la fête du 6 décembre, dans les familles et les écoles du nord-est de la France. Elle met en scène les gestes rituels de cette tradition — souliers devant la cheminée, lettre au saint, bol de blé pour l’âne — portée par les régions de Lorraine et d’Alsace.

Histoire

La fête de saint Nicolas, célébrée le 6 décembre, est l’une des traditions les plus vivaces du nord-est de la France. Héritée du culte de Nicolas de Myre, évêque du IVe siècle réputé pour sa générosité envers les enfants, elle est profondément ancrée en Lorraine — où la basilique de Saint-Nicolas-de-Port constitue un lieu de dévotion depuis le Moyen Âge — mais aussi en Alsace et dans le Nord.

La chanson illustre fidèlement les gestes rituels de la tradition : les enfants déposent leurs souliers devant la cheminée, rédigent une lettre de vœux et laissent un bol de blé pour l’âne du saint. Ce dernier détail, présent dans de nombreux témoignages folkloriques du XIXe siècle, évoque la figure d’un voyageur céleste qui parcourt les foyers dans la nuit du 5 au 6 décembre.

Appartenant à la tradition orale, ce chant fait partie du vaste corpus de comptines et chants populaires qui accompagnent la Saint-Nicolas dans les familles et les écoles du nord-est de la France. Son air simple et ses strophes courtes, adressées directement au saint, en font un chant aisément mémorisable, transmis de génération en génération sans auteur identifié.

La chanson demeure vivante dans les fêtes scolaires et associatives du 6 décembre, particulièrement en Lorraine, en Alsace et dans le Nord. Elle perpétue une tradition d’attente et de générosité qui précède en France l’avènement du Père Noël.

Guillaume, Guillaumette

« Guillaume, Guillaumette » est une ronde enfantine traditionnelle du répertoire oral français, dans laquelle un personnage nommé Guillaume est interrogé en cercle sur ses activités quotidiennes. Son refrain — Chacun s’embrassera, Et Guillaume restera — la rattache à la famille des jeux chantés à baisers ou à gages, très répandus dans la tradition populaire française.

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C’est Pa…pa…c’est Parisien

Georges Milton, de son vrai nom Georges Désiré Michaud, est un chanteur et acteur français, né le 20 septembre 1886 à Puteaux, mort le 17 octobre 1970 à Antibes Juan-les-Pins.

Il était petit, un peu rondelet. Il avait l’air à la ville d’un petit fonctionnaire bourgeois qui venait de quitter son ministère et qui était sur le point de prendre le métro pour se rendre chez lui où, dans son quartier, il n’allait pas s’arrêter au café du coin parce qu’aucun aucun copain ne l’y attendait. – Quant il allait au café, d’ailleurs, c’était pour un prendre un verre d’anisette, le dimanche, en famille. – Son revendeur de journaux lui disait quand même bonjour, de même que sa concierge et il serrait la main à son épicier et son boucher. – Ses conversations se limitaient à la température et à la montée des prix. – À la maison, il était pantouflard, s’attendait à ce que sa femme lui prépare des repas selon les règles et, de ses enfants, il exigeait d’abord et avant tout une obéissance aveugle. Des êtres sans histoires, comme lui, il y en a eu et il y en a toujours des millions sauf que lui, à l’âge de dix-sept ans, il a décidé de monter sur scène.

Au début, il fait dans le genre Dranem et se fait huer. – Il devient chanteur de charme et se fait huer. – Il adopte différents styles comiques et se fait huer. – Quelques fois, dans une salle pas trop difficile, il obtient un certain succès, ce qui l’encourage. – Car notre bonhomme est travailleur et courageux.

Remarqué par Maurice Chevalier, qui le surnomme Bouboule, il se fait peu à peu une certaine réputation de chanteur léger : en 1920 il est au Casino de la Porte Saint-Martin ; en 1922 il tourne un film avec Maurice Chevalier, Gonzague (Henri Diamant-Berger) aux côtés de Florelle, Marguerite Moreno et Albert Préjean ( il a alors 34 ans mais presque dix-huit ans de métier !) puis, petit à petit, il se tourne vers l’opérette et c’est le miracle :

C’est que cet homme, aux allures conventionnelles, a besoin d’une mise en scène pour être "lui-même" :

Dranem n’avait qu’à se montrer en scène pour que le rire éclate, Polin jouait les naïfs, Mayol et Fragson jouaient dans la fantaisie, Delmet poussaient la romance, Georgius gambinait, Chevalier, Mistinguett dansaient, menaient des revues. d’autres avaient de grands physiques, de belles gueules, mais Bouboule ?

Bouboule, avec son costard trois pièces, sa petite taille, sa rondeur, n’avait rien de tout cela sauf que derrière son allure banale, il était débrouillard, entreprenant, énergique, enthousiaste, impulsif et lorsque le public a finalement pu saisir ce personnage, il est devenu "national" : tous les Français finirent pas se reconnaître en lui.

En 1927, dans une opérette sans conséquence, Le Comte Obligado (A. Barde, R. Moretti), il crée une chanson, drôle, sans plus, mais au refrain incontournable : "La fille du Bédouin". – En 1925 et 1926, il avait bien enregistré "La trompette en bois" (Scotto), "J’aime pas ça" (Fred Pearly) et même deux autres demi-succès de deux autres opérettes ("Quand on veut être heureux" de M. Yvain et "Pourquoi qu’les p’tits oiseaux n’jouent pas de la mandoline" de Veber, Pares et Van Parys) mais rien de comparable à ce qui devait arriver à cette scie que devint "La fille du Bédouin"qui, depuis sa création, n’a jamais été retirée du catalogue. – Et ce n’était qu’un début. – Suivirent :

Tout au long des années trente, il est incontournable. Il tourne au moins un film par an et il est sur toutes les scènes.

Cet homme qui ressemblait à tout le monde ne pouvait plus aller nulle part sans qu’on le reconnaisse, sans qu’on lui tape dans le dos, sans qu’on lui offre un verre.

Sous l’occupation, ses talents sont mis à contribution. – Il chante un refrain au sens ambigu :

Nous les Français

Nous n’aimons pas sans raison

Recevoir des coups de bâtons

Pourtant nous trouvons normal

Le bâton d’un Maréchal…

Il remonte sur scène en 1946, tourne deux autres films puis, à soixante ans, il décide qu’il est temps de prendre sa retraite.

Georges Désiré Michaud, alias Georges Milton, alias Bouboule, né le 20 septembre 1888, se retire dans sa villa d’Antibes d’où il ne sortira que pour quelques émissions de télévision en 1964 et où il mourra le 19 août 1970.

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