Ronde de mai niçoise traditionnelle.
Au mois de mai, la tradition voulait qu’on plante un "mai", un mat au milieu des places et des rues pour y faire la fête autour et "tourner le mai": chanter en ronde autour de ce mat. Il existe de nombreuses chansons utilisées spécialement à cette occasion. "Lou Roussignòu que vòla" est la plus emblématique. Elle est citée par certains hivernants étrangers qui venaient passer l’hiver à Nice au XIXème siècle, comme Marie Bashkirtseff dans son "Journal : 1873-1877".
Traduction :
1 – Où t’en vas-tu, fillette, le rossignol qui vole, (bis)
Avec le panier au bras, le rossignol qui vole, vole,
Avec le panier au bras, le rossignol qui volera ?
2 – Monsieur, je porte des oranges, le rossignol qui vole, (bis)
Prenez-vous-en si [cela] vous plaît…
3 – Il s’en prend une demi-douzaine, le rossignol qui vole, (bis)
Sans les lui payer…
4 – La fille qui est sage, le rossignol qui vole, (bis)
Se met à pleurer…
5 – Qu’avez-vous, ô fillette, le rossignol qui vole, (bis)
Qui ne faites que pleurer…
6 – Je pleure mes oranges, le rossignol qui vole, (bis)
Que vous ne m’avez pas payées…
7 – Il met la main à sa bourse, le rossignol qui vole, (bis)
Cent écus lui a donné…
8 – Donnez-les à votre père, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…
9 – Mon père est capitaine, le rossignol qui vole, (bis)
Il paiera ses soldats…
10 – Donnez-les à votre frère, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…
11 – Mon frère est un joueur, le rossignol qui vole, (bis)
Il pourrait me les jouer…
12 – Donnez-les à votre mère, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…
13 – Ma mère a des filles, le rossignol qui vole, (bis)
Elle pourrait les doter…
14 – Donnez-les à votre sœur, le rossignol qui vole, (bis)
Qui vous les gardera…
15 – Ma sœur est une gourmande, le rossignol qui vole, (bis)
Elle pourrait me les dépenser…
16 – Et moi qui suis sagette, le rossignol qui vole, (bis)
Je saurai me les garder…