Paroles de

Grève illimitée

Paroles de

Grève illimitée

Écouter sur :

1 – Grève illimitée les portes se ferment
Les piquets se forment
Grève illimitée
Les bras fatigués délaissent la chaîne
Les tours sont muets
Grève illimitée, grève illimitée.

(Refrain) Quand elle monte des usines
La colère, la colère
Quand elle monte des usines
La colère a la voix des machines.

2 – Ce n’est qu’un début tout s’immobilise
On parle de crise
Ce n’est qu’un début
On marche beaucoup, Paris sans essence
Dialogue Partout
Ce n’est qu’un début, ce n’est qu’un début.

(2e Refrain) Quand elle marche dans la rue
La colère, la colère
Quand elle marche dans la rue
La colère n’a que ses poings nus.

3 – La révolution, le mot est lâché
En plein mois de mai
La révolution
Entre les pavés des fleurs vont pousser
Pour tous ceux qui font
La révolution, la révolution.

(Dernier refrain) Quand elle unit des camarades
La colère, la colère
Quand elle unit des camarades
La colère monte des barricades.

À propos

Mai-juin 1968. A l’explosion sociale que connaît cette période, s’y ajoute un besoin ardent de liberté, comme pour en chasser le vieux monde. Sans doute, la suite n’a pas été à la hauteur de toutes les espérances.

Cependant, en matière de chansons, ces deux mois furent très prolifiques.

Voici une chanson écrite en juin 1968, paroles et musiques de Dominique Grange.

Der Marsch ins Feld

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 71.

Collecté à Dauendorf en 1860.

Note de Daniel Muringer : l’original ne précise pas l’insertion du refrain pour les strophes autres que la première. A l’instar de celle-ci, il faut répéter le vers depuis le début.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Un seul amour

« Un seul amour » est un chant de supporters du Racing Club de Strasbourg Alsace, l’un des clubs de football les plus anciens de France, fondé en 1906. Sa formule rythmée — Un seul amour, et pour toujours — en fait un cri d’appartenance collectif entonné dans les travées du stade de la Meinau.

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Bro gozh ma zadoù

Version courte :

Le Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères) est un chant en langue bretonne.

Bien que ne disposant d’aucun statut officiel, il est souvent présenté comme l’hymne de la Bretagne parfois comme l’hymne national de la Bretagne.

Pour apprendre ce chant, vous trouverez un tuto ici : https://pbgmz.wordpress.com/apprendre-le-bro-gozh/

Version longue :

Cette œuvre reprend l’air de l’hymne national du pays de Galles, Hen Wlad Fy Nhadau (Vieille terre de mes pères).

On trouve un équivalent en cornique, la langue celtique apparentée au Breton parlée dans les Cornouailles anglaises, sous le titre Bro Goth agan Tasow (Vieille terre de nos pères), qui reprend aussi l’air de l’hymne gallois.

En breton, les paroles sont celles de l’adaptation qu’en a faite François Jaffrennou en 1898 et qui se sont imposées dans l’usage.

Les origines galloises

Premier enregistrement connu du "Hen Wlad Fy Nhadau" en 1899

Selon la version populaire de ses origines, James James aurait imaginé l’air de la chanson tandis qu’il se promenait au bord du fleuve Rhondda, d’où le fait que le premier nom était Glan Rhondda (Les rives de la Rhondda). Lorsqu’il le chanta à son père Evan James, tisserand et poète de Pontypridd, celui-ci en écrivit les paroles. D’après François Jaffrennou, le processus de transmission a été inverse. Voici ce qu’il explique dans un article en 1935 : le père, « un modeste clergyman, membre du collège des bardes (gallois) sous le nom de Ap Iago » aurait écrit « un dimanche de janvier 1846… un couplet et le refrain d’un hymne patriotique qu’il intitula Hen Wlad Fy Nhadau (Vieux pays de mes pères). Puis il appela son fils James James qui savait jouer de la harpe, et lui demanda de composer un air pour la poésie qu’il venait d’écrire ». La pièce fut jouée publiquement pour la première fois en janvier ou février 1856 à la chapelle de Capel Tabor par une chanteuse appelée Elizabeth John.

En 1895, Williams Jenkyn Jones, missionnaire baptiste gallois envoyé en mission à Quimper en 1882, fait connaitre l’air en Bretagne en l’éditant dans un recueil de cantiques, Telen ar C’Hristen (La Harpe du chrétien). Le cantique 77, le dernier du recueil, s’intitule Doue ha va Bro (« Dieu et mon pays ») et se chante sur l’air de l’hymne gallois Hen Wlad Fy Nhadau.

Contexte de création

La Bretagne connait à la fin du xixe siècle un développement de l’idée panceltique, et les échanges avec d’autres pays celtiques comme l’Irlande, l’Écosse, ou le Pays de Galles gagnent en importance. Ce dernier devient pour certains régionalistes bretons de l’époque un exemple à suivre. À la même époque, et contrairement à ces pays, la Bretagne ne dispose pas d’un hymne, et l’idée d’en adopter un commence à être lancée dans le milieu régionaliste, qui commence à se structurer avec notamment la naissance de l’Union régionaliste bretonne en 1889.

François Jaffrennou, alors étudiant au lycée de Saint-Brieuc, entreprend sous la supervision de son professeur de breton François Vallée d’adapter les paroles de l’hymne gallois en breton. Il s’inspire de ses paroles, tout en utilisant sa maîtrise du gallois pour remonter au texte original sans en faire une traduction littérale, créant la version que l’on connaît aujourd’hui3. Son texte est publié une première fois en 1898 dans l’hebdomadaire, La Résistance de Morlaix, et est imprimé sur feuille volantes avec le sous-titre Henvelidigez (Adaptation). Il paraît dans le recueil de poèmes de Jaffrennou, An Delen Dir, en 1900 (« la harpe d’acier »).

Adoption et diffusion

Livret intitulé « Chants nationaux bretons » et contenant le Bro Gozh.

L’hymne est une première fois chanté lors d’un congrès de l’Union régionaliste bretonne à Guingamp en 1900, mais ce n’est que plus tard que ce mouvement lance un concours pour sélectionner un hymne. Jaffrenou en propose deux, le Sao Breiz izel et le Bro Gozh6. C’est ce dernier qui est choisi par le jury de l’Union régionaliste bretonne et proclamé « chant national », au nom de la fraternité qui rapproche Bretons et Gallois au congrès de Lesneven le 5 septembre 1903.

Une controverse concernant la paternité du morceau éclate quelques années plus tard entre Jaffrenou et Jones. Ce dernier considère que Jaffrenou l’a plagié, et il proteste en 1904 dans une lettre adressée à la librairie Le Dault. Il explique que le texte de Jaffrennou a « une forme un peu modifiée » de sa composition, mais la librairie tranche en faveur de Jaffrennou. Ce dernier sans nier l’origine galloise déclarera plus tard « Je n’ai pas inventé l’air du Bro goz ma zadou. Je l’ai transplanté et popularisé en Bretagne ».

Le morceau commence à être médiatisé lors des années suivantes, et connait plusieurs adaptations. Le 24 avril 1905 a lieu la première exécution publique parisienne à l’occasion de la première de la pièce de théâtre en breton, Marvaill ann Ene Naounek de Tanguy Malmanche9. Une partition pour piano d’Owen Alaw est le fait du père de Camille Le Mercier d’Erm, imprimeur à Niort10. En 1906, Maurice Duhamel écrit une nouvelle harmonisation pour piano et il est enregistré par Pathé frères, de Paris, sur disques phonographiques en 191011. D’autres accompagnements ont été écrits, entre autres, par Georges Arnoux et l’abbé Jean-Louis Mayet, organiste de la cathédrale de Quimper.

Popularisation

L’hymne commence à sortir du cercle des milieux régionalistes dès 1900. Il est ainsi adopté à cette époque par les étudiants bretons de Rennes, qui en font leur chant de ralliementN. 3, et son utilisation est toujours attestée dans les années 1930. Il est à la même époque connu dans les cercles bretons de Paris.

Lors de sa visite à Morlaix le 30 mai 1920, le maréchal Foch, qui avait une résidence près de cette ville, avait prononcé après avoir entendu le Bro Gozh de Taldir : « Votre chant est aussi beau que la langue qui l’exprime et que le cœur qui l’inspire. Gardez bien l’un et l’autre. »[réf. nécessaire]

Il est joué sur les quais de la gare de Guingamp en 1923 pour accueillir le président du Conseil, Raymond Poincaré, venu célébrer à Tréguier le centenaire de la naissance d’Ernest Renan. François Jaffrennou relève qu’en 1930, le président de la République, Gaston Doumergue, a pu aussi écouter son exécution sur le Cours d’Ajot à Brest par une chorale carhaisienne. Le 3 août 1940, il est diffusé par Radio Londres, dans une émission consacrée à la Bretagne15.

Ce chant est entonné par des otages du camp de Chateaubriant avec L’Internationale en breton, le 15 décembre 1941, lorsque le Dr Jacq, militant communiste et médecin au Huelgoat, est fusillé par des soldats allemands15. Le Dr Jacq a dispensé, durant sa captivité, des cours de breton pour les autres otages du camp et mis en place une chorale bretonne.

Il existe plusieurs traductions en français4. La première traduction fut publiée en 1936 par Henry Lemoine, éditeur à Paris, dans le livret Ugent Kanaouen ("20 chants"). D’après Griffiths, cette version aurait été faite par Taldir lui-même. La seconde version est publiée chez le même éditeur en 1933 sous le titre Vieille Terre de Mes Pères. Aucune de ces traductions n’a acquis la popularité de la version en breton. Une version en gallo a été publié par l’hebdomadaire Ya ! le 16 mars 2012. Elle est signée Fabien Lécuyer.

Au centre de Lesneven, ville où il a été lancé solennellement, une place a reçu le nom de « Bro goz ». En 2014, la chaîne France 3 Bretagne lance sur Internet le « défi Bro Gozh », un jeu-concours faisant appel aux internautes pour réinterpréter l’hymne et partager les vidéos au plus grand nombre. Le défi est remporté par la chanteuse Kaelig, accompagnée dans sa vidéo par Dour/Le Pottier Quartet, qui gagne un tour du monde de trois semaines pour promouvoir l’hymne.

Utilisations

L’équipe de Bretagne de football avant le match contre le Cameroun en 1998.

Politiques

L’hymne a été repris à plusieurs reprises par des personnalités politiques bretonnes, ou lors d’événements officiels. En ouverture du procès de l’Amoco Cadiz en 1982 à Chicago par 150 élus bretons, ou par la préfète de région Bernadette Malgorn lors de son départ de la région en 200618.

Ce chant est à plusieurs reprises chanté au sein du Conseil régional de Bretagne, notamment le 24 juin 2011 lors de la visite du Premier ministre du pays de Galles Carwyn Jones19,20, ou lors de l’élection du nouveau président du conseil régionnal Loïg Chesnais-Girard le 22 juin 2017.

Le 22 juillet 2011, dans le cadre du festival de Cornouaille, le Bro Gozh est mis en valeur à l’occasion de la cérémonie du Collier de l’Hermine avec la participation des chœurs de Plomelin et Concarneau.

Le chant national est entonné lors des rassemblements du collectif des Bonnets rouges, à Quimper, à Carhaix fin 2013 ainsi que lors des manifestations à Nantes pour la réunification de la Bretagne (19 avril et 28 juin 2014).

Le 11 janvier 2018, au Couvent des Jacobins à Rennes, les hymnes nationaux gallois et bretons sont interprétés devant Carwyn Jones, Premier ministre gallois, et Loig Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, par l’Orchestre Symphonique de Bretagne et 160 choristes dont 50 du BBC National Choir of Wales.

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Tous ensemble on chantera

  • Club : Paris Saint-Germain (PSG)
  • Origine : Tribune Auteuil, Collectif Ultras Paris
  • Date de création : 2016
  • Type : Chant de supporters du PSG

À propos du chant “Tous ensemble on chantera”

Le chant PSG « Tous ensemble on chantera » est devenu en quelques années un véritable hymne populaire du Parc des Princes.

Né en 2016 dans la tribune Auteuil, il a été popularisé par le Collectif Ultras Paris (CUP) et symbolise aujourd’hui la ferveur et l’unité des supporters parisiens.

Simple, puissant et fédérateur, ce chant repose sur une mélodie minimaliste et des paroles percutantes, facilement reprises par des milliers de supporters à l’unisson.

Devenu incontournable, il accompagne le PSG dans toutes les compétitions, de la Ligue 1 à la Ligue des Champions.

Un chant court, rythmé et fédérateur, taillé pour les tribunes.

Écouter le chant “Tous ensemble on chantera” 

Retrouvez ce chant emblématique sur vos plateformes préférées :

Histoire et origine du chant PSG “Tous ensemble on chantera”

C’est en 2016, dans la tribune Auteuil, que le chant “Tous ensemble on chantera” a fait sa première apparition.

Rapidement adopté par les supporters du PSG, il est devenu un pilier de la culture ultra parisienne.

Une émotion collective

Lors de la finale de la Ligue des Champions 2025 à Munich, des milliers de supporters parisiens ont repris ce chant à l’unisson dans l’Allianz Arena.

Une vidéo virale montre plus de 30 000 fans entonnant “Paris SG, tous ensemble on chantera” dans une ambiance exceptionnelle.

Une reconnaissance culturelle

Ce chant a même été repris par Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, lors d’une balade à vélo en juin 2024.

Le PSG a ensuite fait enregistrer une version symphonique officielle pour célébrer le titre de champion de France 2024, élevant ce chant au rang d’hymne officieux du club.

Tous ensemble on chantera : un symbole des tribunes parisiennes

Né au cœur de la Tribune Auteuil, ce chant est rapidement devenu un incontournable du Parc des Princes. Repris avec ferveur par le Collectif Ultras Paris, il résonne à chaque match du PSG, rassemblant des milliers de voix dans une même énergie. Véritable symbole d’unité, de passion et de fierté parisienne, son refrain simple et puissant incarne parfaitement l’esprit des supporters rouge et bleu.

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