Paroles de

Giroflé ! Girofla !

Écouter sur :

1 – Que t’as de belles filles !
Giroflé, girofla !
Que t’as de belles filles !
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

2 – Elles sont belles et gentilles !
Giroflé, girofla !
Elles sont belles et gentilles !
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

3 – J’irai au bois seulette,
Giroflé, girofla !
J’irai au bois seulette :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

4 – Quoi faire au bois seulette,
Giroflé, girofla !
Quoi faire au bois seulette :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

5 – Cueillir la violette,
Giroflé, girofla !
Cueillir la violette :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

6 – Quoi fair’ d’la violette,
Giroflé, girofla !
Quoi fair’ d’la violette :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

7 – Pour mettre à ma coll’rette,
Giroflé, girofla !
Pour mettre à ma coll’rette,
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

8 – — Si le roy t’y rencontre,
Giroflé, girofla !
Si le roy t’y rencontre,
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

9 – J’ lui f’rai trois révérences,
Giroflé, girofla !
J’ lui f’rai trois révérences :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

10 – Si la rein’ t’y rencontre,
Giroflé, girofla !
Si la rein’ t’y rencontre :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

11 – J’ lui f’rai six révérences,
Giroflé, girofla !
J’ lui f’rai six révérences :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

12 – Si le diabl’ t’y rencontre,
Giroflé, girofla !
Si le diabl’ t’y rencontre :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

13 – Je lui ferai les cornes,
Giroflé, girofla !
Je lui ferai les cornes :
L’amour m’y compt’ra ! (bis)

À propos

Chanson de jeu. Il existe une variante anti-militaire du XXème siècle.

Parfois cette chanson se dit en action, quand il se trouve une fillette assez décidée pour chanter le solo ; les autres jeunes filles se tiennent par la main, et s’avancent vers leur compagne isolée à chaque couplet qu’elles chantent, puis reculent quand c’est le tour de la fillette, celle-ci répète le même jeu. Au dernier couplet : Je lui ferai les cornes, la fillette montre les cornes.

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Rekruten-Abschied

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 115.

Collecté à Strassburg en 1913 (mélodie), à Colmar en 1883 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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La légende du feu

Indémodable pour des débuts de veillée, cet éternel chant de joie a lui aussi été écrit par Jacques Sevin sur la musique d’Henri Colas intitulée "Feu de bois, feu de charbon". Ce chant a été publié dans de nombreux carnet de chant de tout les mouvements (tra-son, diapason bleu, hodari…) et dans plusieurs pays comme en France, en Suisse et en Belgique depuis 1945. Une interprétation de ce chant a été faite dans "60 années de chants Scouts de France" par la chorale "A cœur de joie" franco-allemande.

Comment doit-on danser la Légende du Feu ?

La Légende du feu a été écrite pour Chamarande (lieu où se tinrent les camps de formation des Scouts de France de 1922 à 1951), et c’est là qu’elle a été dansée pour la première fois. Les altérations dont elle a été l’objet nous invitent à donner ici la seule façon correcte et élégante de la danser.

Trois remarques d’abord :

Le nombre de danseurs n’est pas indifférent. Pour un feu limité par des bûches de 2 mètres de long environ, il faut 16 danseurs au maximum : quatre face à chaque côté (12 est un peu juste),

Pour éviter l’essoufflement et assurer la régularité de la danse, les danseurs ne doivent pas chanter. Le chant est donné par un autre groupe, qui ne danse pas. Celui-ci veille en chantant à ce que les danseurs puissent suivre le rythme du chant.

Les danseurs forment le cercle autour du feu, en se donnant la main. Durant le couplet, on s’approche ou s’éloigne alternativement du feu; durant le refrain seulement, on danse en rond.

Mouvement du couplet :

« Les scouts ont mis la flamme »

Partant du pied gauche, marche vers le feu. En prononçant « flamme », on met le pied gauche sur le rebord du feu.

« Au bois résineux »

Marchant à reculons, on se retrouve à son point de départ sur la syllabe « neux ».

« Écoutez monter l’âme »

Départ du pied gauche comme au 1er vers; pied gauche sur le rebord du feu à la syllabe « âme ».

« Qui palpite en eux »

Retour à reculons, sur la syllabe « eux ». Cette marche aller et retour doit être rythmée, légère, sur les pointes, accompagnée d’un léger balancement des bras.

Mouvement du refrain :

Le refrain est une ronde; ce n’est pas une farandole échevelée; ronde cadencée et régulière : éviter absolument de courir.

« Monte flamme légère,

Feu de camp, si chaud, si bon »

On tourne, vers sa droite. Les mains unies, en sautant légèrement sur ses pointes (le chant dit : mystérieux et très doux – donc rien de violent). Sur la syllabe « bon » (1er temps de la 2e mesure), on repart vers la gauche tandis qu’on chante :

« Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc. »

Remarquez le mezzo forte du chant. Sur la syllabe « donc », chacun si l’on a dansé régulièrement doit être revenu à sa position de départ.

On commence alors un 3ème mouvement : reprise de marche vers le feu.

Sur la syllabe « Mon » (2e temps de la 9e mesure), on marche vers le feu comme durant le couplet, mais à la dernière syllabe de la répétition :

« Monte encore et monte donc »

On monte des deux pieds sur le cadre. 4 danseurs de chaque côté, en élevant au moment où l’on arrive, les bras vers le ciel, les mains restant unies. On demeure ainsi immobile durant le point d’orgue, sur « donc ».

Puis, tandis qu’on chante

« Feu de camp si chaud si bon, »

On redescend en ramenant les bras à leur position normale et l’on revient à reculons à la place où l’on doit se trouver, sur la syllabe « bon ».

Sous peine de rendre la chanson inintelligible, les couplets doivent être chantés dans l’ordre. Pour abréger on peut sauter les couplets 7 à 12.

Les couplets #15 et #16 doivent être chantés et dansés de plus en plus lentement.

À la fin du dernier refrain, le cercle étant alors à sa plus grande dimension, les danseurs, en conservant encore les mains unies, saluent en s’inclinant vers le feu.

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Salve Regina

L’antienne Salve Regina est une prière catholique, en latin, dédiée à la Vierge Marie. Elle est chantée et appartient au répertoire du chant grégorien. Son incipit littéraire (qui sert de titre) signifie Salut, ô Reine en français.

<ins>HISTOIRE</ins>

Guillaume Durand, l’un des auteurs liturgiques les plus importants du Moyen Âge, l’a cependant attribuée à Pierre de Monsoro, évêque de Compostelle, en Espagne. D’autres l’ont aussi attribuée à Adhémar, l’évêque du Puy-en-Velay qui fut le premier à demander la permission d’aller en Croisade. Parfois, le compositeur est attribué à Herman de Reichenau.

Mais il n’existe aucun manuscrit avant le xiie siècle. Les frères dominicains ont commencé à l’utiliser pendant l’office des Complies en 1221 ; les cisterciens, quant à eux, l’utilisent depuis 1251. Les chartreux la chantent chaque jour lors des Vêpres depuis le xiie siècle. Il est cependant probable que la première version des chartreux est plus ancienne : « Salve Regina misericordiæ … Vitæ dulcedo (douceur de vie) ».

De nos jours, le manuscrit le plus ancien de cette antienne reste le dit antiphonaire cistercien de Moromond copié vers 1175 et destiné au diocèse de Milan (Bibliothèque nationale de France, nouvelles acquisitions latines no 1412), dans lequel elle était réservée à l’hymne Benedictus ou Magnificat lors de grandes fêtes mariales. Mais il est possible que la datation puisse remonter à 1135, une procession mariale d’après Pierre le Vénérable3.

Basilique Notre-Dame d’Avioth

Saint Bernard serait l’auteur des trois dernières invocations : O Clemens, O Pia, O Dulcis Virgo Maria. En effet, d’après les récits de ses miracles, il se trouvait dans la cathédrale de Spire (Speyer), en Allemagne, en présence de tout le clergé, quand il se mit trois fois à genoux, disant à chaque agenouillement l’une des trois invocations. L’Église aurait ensuite décidé d’incorporer ces prières à la fin du Salve.

Selon une autre tradition, il se trouvait dans la basilique Notre-Dame d’Avioth (actuellement dans le département de la Meuse) quand il chanta le Salve Regina pour la première fois. D’autres sources attribuent au saint la composition de toute l’antienne.

Le réformateur du xvie siècle Martin Luther trouvait que cette prière exagérait le rôle de Marie dans l’histoire du salut de l’âme. De fait, dans l’Église catholique, le langage de la dévotion n’est pas le même que celui des dogmes et cela put l’irriter. Au xviie siècle, les jansénistes ont voulu changer certaines paroles de la prière.

On raconte que Christophe Colomb l’a chantée avec les Indiens d’Amérique. Le pape Léon XIII a prescrit sa récitation, notamment à la fin des messes basses (fin du xixe siècle). De nombreux compositeurs l’ont mise en musique, sans forcément tenir compte du motif musical original. Citons, au xviie siècle Marc-Antoine Charpentier H 24, H 23, H 27, H 18, au xviiie siècle, les noms d’Antonio Vivaldi et de Giovanni Battista Pergolesi (en français Jean-Baptiste Pergolèse). Le Salve Regina de Francis Poulenc, écrit dans un temps de souffrances (1941) est resté célèbre.

Le jour de son exécution, le 27 mai 1610, François Ravaillac, assassin de Henri IV demanda au greffier « si le peuple p[ouvait] chanter le Salve Regina. » Et ce dernier y consentit.

Un usage liturgique traditionnel veut qu’on incline la tête en prononçant les noms de Jésus et Marie, par respect pour leurs personnes.

<ins>Mise en musique</ins>

Marc-Antoine Charpentier a composé durant les années 1670 un Salve Regina à trois chœurs H 24, deux Salve Regina pour 3 voix et basse continue H 23 H 23 a et H 18, un Salve Regina des Jésuites pour 1 voix et basse continue H 27, un Salve Regina pour 3 voix et basse continue H 18.

Alessandro Scarlatti a composé cinq différents Salve Regina entre 1703 et 1716.

Giovanni Battista Pergolesi a composé un Salve Regina en 1736.

Sébastien de Brossard a composé un Salve Regina.

Francis Poulenc a composé un Salve Regina en 1941.

Arvo Pärt a composé un Salve Regina en 2001.

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Morts pour leur pays

Auteurs : Ph. Théolier – Musique de Ch. Malo
Date : Vers 1880

Une ode aux héros anonymes morts pour la patrie pendant la guerre de 1870.

La chanson se termine par le souvenir des combats sanglants de Buzenval pendant le siège de Paris. Il s’agit ici d’un parc situé entre Rueil-Malmaison et Saint-Cloud

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