Paroles de

Chevaliers de la table ronde (version courte)

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Chevaliers de la table ronde (version courte)

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1 – Chevaliers de la table ronde,
Goûtons voir si le vin est bon ;
Goûtons voir, oui, oui, oui,
Goûtons voir, non, non, non,
Goûtons voir si le vin est bon.

2 – S’il est bon, s’il est agréable,
J’en boirai jusqu’à mon plaisir ;
J’en boirai, oui, oui, oui,
J’en boirai, non, non, non,
J’en boirai, jusqu’à mon plaisir.

3 – J’en boirai cinq à six bouteilles,
Une femme sur mes genoux ;
Une femme, oui, oui, oui,
Une femme, non, non, non,
Une femme sur mes genoux.

4 – Si je meurs, je veux qu’on m’enterre
Dans une cave où y a du bon vin ;
Dans une cave, oui, oui, oui…

5 – Les deux pieds contre la muraille
Et la tête sous le robinet ;
Et la tête, oui, oui, oui…

6 – Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quatr’ coins du drap ;
Porteront, oui, oui, oui…

7 – Sur ma tombe, je veux qu’on inscrive
« Ici gît le roi des buveurs » ;
Ici gît, oui, oui, oui…

À propos

« Chevaliers de la table ronde » est l’une des plus célèbres chansons à boire du répertoire traditionnel français, d’auteur anonyme. Elle détourne avec humour la légende arthurienne pour en faire un hymne festif à la gloire du vin. Son refrain dialogué (« oui, oui, oui / non, non, non ») en fait une chanson de choix pour les repas collectifs, les fêtes d’étudiants et les veillées scoutes.

Histoire

« Chevaliers de la table ronde » appartient au répertoire des chansons à boire françaises, transmises oralement de génération en génération. D’auteur inconnu, elle détourne la légende arthurienne pour en faire un hymne festif à la gloire du vin : les preux chevaliers d’Excalibur se révèlent ici de joyeux buveurs impénitents.

L’humour du texte repose sur un décalage délibéré entre la noblesse du référent — la Table Ronde du roi Arthur — et la trivialité des plaisirs chantés. Les chevaliers souhaitent être enterrés dans une cave, les pieds contre la muraille et la tête sous le robinet. Ce procédé burlesque, qui joue sur l’écart entre l’idéal chevaleresque et l’ivresse assumée, est l’un des ressorts les plus anciens de la chanson populaire française.

La structure dialoguée du chant — chaque vers répété, suivi des réponses alternées « oui, oui, oui » et « non, non, non » — est typique des rondes et chansons de table qui favorisent la participation collective. Elle transforme chaque tablée en moment de cohésion spontanée, où meneur et convives se répondent.

Diffusée dans d’innombrables chansonniers du XIXe et du XXe siècle, la chanson a trouvé un écho particulier dans les milieux étudiants, les mouvements scouts et les cercles militaires. Sa forme orale explique l’existence de nombreuses variantes ; la version courte en sept couplets est aujourd’hui la plus répandue et la plus chantée.

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