Paroles de

Chants des Goums marocains

Paroles de

Chants des Goums marocains

Écouter sur :

1 – Zidou l’goudem, Zidou l’goudem
Écoutez le chant des Tabors.
Marchez toujours, marchez quand même
Jusqu’à la fin, jusqu’à la mort
Tout en hurlant « Zidou l’goudem ! »
C’est la dure loi du Tabor.

(Refrain) Regardez les goums qui passent
L’œil brûlant comme des loups.
Quoi qu’on dise, ou quoi qu’on fasse
Il faut bien compter sur nous.
Hannibal et sa légende
Ne sont plus qu’un bruit très lointain.
Nous avons promené nos bandes
De l’Atlas par-delà le Rhin
Dans les rangs des GTM.
A l’appel du grand Auroch,
Retentit « Zidou l’goudem ! »
Pour la France ! Pour le Maroc !

2 – Vêtus de nos robes de laine,
Nous avons laissé nos troupeaux,
Notre montagne ou notre plaine
Pour ne connaître qu’un drapeau,
C’est le fanion d’un capitaine.
Notre destin est le plus beau.

3 – Rappelle-toi la Tunisie
Au temps de nos premiers assauts,
Rappelle-toi la frénésie
Qui s’empara de notre peau
Lorsqu’au Zaghanan – adieu la vie.
Nous nous battîmes au couteau.

4 – Sur le sol de la voie Appienne,
Nous avons traîné nos pieds nus.
Puis ce fut la course vers Sienne
L’ennemi fuyait éperdu.
Des baisers des belles romaines
Petit goumiers, te souviens-tu ?

5 – Le beau 15 Août, ce fut la France
Qui nous reçut, les bras tendus,
Nous apportant la récompense
Du bonheur enfin revenu.
Marseille et toute la Provence
Ont chanté quand ils nous ont vu.

6 – Coureurs de bled, coureurs d’espace,
Bien serrés dans nos djellabas,
Il fallut poursuivre la chasse
Pendant l’hiver ô sombres mois
Mais nous entrâmes en Alsace
Teintant de rouge le verglas.

7 – Après le Rhin, la Forêt Noire,
Nous vit surgir tels des démons.
On se ruait vers la victoire.
Par un soir d’avril, nous plantions,
Ah ! Le beau soir d’or de gloire,
Dans le Danube nos fanions.

8 – On chantera, la chose est sûre,
Pendant 100 ans et beaucoup plus,
Les exploits et les aventures
De ceux qui se sont tant battus.
Goumier à la robe de bure,
Tu peux rentrer dans ta tribu.

À propos

Ce chant est celui du 31e RG

Bei Sedan auf der Höhe

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 290.

Collecté à Ringendorf en 1898.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Au 31 du mois d’Août

La chanson ‘Au 31 du mois d’août‘ est un hymne marin français du XIXe siècle, inspiré de l’épisode où le corsaire Robert Surcouf et son équipage, à bord de La Confiance, capturèrent le Kent, un trois-mâts indiaman britannique de 1200 tonneaux. Le tableau de la bataille entre le Kent et La Confiance, peint par Ambroise Louis Garneray, témoigne de cet événement historique.

Bien que la chanson tire son inspiration de cette prise, elle présente des différences dans les dates, les lieux et les dimensions des navires par rapport à l’histoire réelle. Les paroles, imprégnées d’un esprit maritime et d’un patriotisme affirmé, célèbrent la victoire française sur les Britanniques. L’événement historique réel se déroula le 7 octobre 1800 près de l’embouchure du Gange, alors que le Kent croisa la corvette corsaire La Confiance. Malgré la disparité de taille entre les navires, Surcouf réussit à aborder le Kent et à le capturer. Les pertes britanniques s’élevèrent à 14 morts et 44 blessés, tandis que les Français ne déplorèrent que cinq morts et une dizaine de blessés.

Quant à la chanson, ses origines exactes demeurent incertaines, avec de nombreuses variantes régionales. En 1941, elle était attribuée à la Bretagne. Elle est considérée comme un authentique chant de la Royale, la marine royale française, et demeure intégrée au répertoire des chansons militaires françaises au XXIe siècle.

La structure du chant repose sur une mélodie de marche militaire préexistante, utilisée comme chant de gaillard d’avant, destiné à accompagner les moments de détente des marins. Elle comprend six couplets de cinq vers, dont les deux premiers sont répétés. Certaines interprétations traditionnelles ne comportent pas de refrain, le refrain (« Buvons un coup… ») étant chanté en tant que dernier couplet.

Le refrain de la chanson s’accompagne d’une gestuelle spécifique, où chaque chanteur entrelace ses bras avec ceux de ses voisins pour former une chaîne humaine. Ce mouvement de balancement de gauche à droite reproduit le tangage d’un navire. Ce geste est initié à la fin du deuxième couplet avec la phrase « pour aller crocher à son bord ». Selon Adeline Poussin, cette gestuelle est généralement dirigée par un sous-officier âgé parmi les militaires, entraînant la participation de soldats jusqu’aux gradés les plus élevés. »

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В лесу родилась ёлочка

Une des chansons les plus populaires des Noëls et nouvel an russes.

Traduction : Le petit sapin est né dans la forêt

Le petit sapin est né dans la forêt,
Dans la forêt il a grandi.
En hiver et en été
Il était svelte et vert.

Le tourbillon de neige lui chantait une chansonnette
«Dors, le sapin, do-do!»
Le gel l’enveloppait de neige :
«Fais attention, ne te gèle pas!»

Le lièvre peureux gris
Sous le sapin galopait.
Par moment le loup, le loup fâché,
Passait en courant en trottant.

Ts-s-s! La neige dans la forêt dense
Sous le traîneau craque.
Le cheval aux pattes poilues
Se dépêche, court.

Le cheval tire le traîneau,
Sur le traîneau il y a un vieillard.
Il a coupé notre sapin
Juste au-dessus de la racine.

Et le voici, élégant,
Tu es venu à notre fête
Et tu as apporté beaucoup, beaucoup de joie
Aux enfants.

Il y a deux variantes pour le premier vers de la dernière strophe :

Теперь ты здесь, нарядная, (Maintenant tu es ici, élégant,)
Теперь она, нарядная, (Maintenant lui, élégant,).

Il y a également une variante pour le deuxième vers de l’avant-dernière strophe : А в дровнях старичок (Et dans les bois le vieil homme).

À noter qu’en russe "ёлочка" est féminin, c’est pourquoi le pronom personnel "она" est employé.

Translitération : V lessou rodilasʹ iolotchka, V lessou ona rosla. Zimoy i letom stroynaya, Zelionaya bila. Metelʹ ey pela pesenkou: «Spi, iolotchka, bay-bay!» Moroz snejkom oukoutival: «Smotri, ne zamerzay!» Trusichka zayka serenʹkiy Pod iolotchkoy skakal. Poroiou volk, serditiy volk, Risctsoiou probegal. Tchu! Sneg po lesu tchastomou Pod polozom skripit. Lochadka mokhnonogaya Toropitsya, bejit. Veziot lochadka drovenʹki, Na drovnyakh moujitchok. Sroubil on nachu iolotchkou Pod samiy korechok. I vot ona, naryadnaya, Na prazdnik k nam prichla I mnogo, mnogo radosti Detichkam prinesla.

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Der Jockele

Cette chanson à récapitulation fait penser à "Ah tu sortiras Biquette !" et à d’autres comptines du genre en français.

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 207-208. Ordre du texte donné par J.B. Weckerlin revu et corrigé Daniel Muringer.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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