Paroles de

Boutons nos habits les plus biaux

Paroles de

Boutons nos habits les plus biaux

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1 – Boutons noute habits les plus biaux
Que j’ons quand il est fête ;
Pour adorer l’enfant nouviau
Ça serait malhounête,
Si j’allions en saligauds
Visiter nouter maîte (bis)

2 – Jarnigué ! L’air est ben cuisant
Pour s’avancer si brave.
Pour moi, je demeure au dedans
Où descends à la cave.
Quand on veut m’emm’ner de c’temps
On me fiche une entrave. (bis)

3 – Tu fais le délicat et blond,
Du temps tu crains l’injure,
La nuit, déjà couché le long
De c’te vieille masure,
Saoul comme noute couchon,
Craignais-tu la froidure ? (bis)

4 – Aga Nannette, t’as raison,
Tu parles comme un prête,
Monsieur l’curé dans son sermon
N’en dit point tant peut-ête :
Tu lis ferais sa leçon,
Tu serais bien son maîte ! (bis)

5 – Y veut surtout, quoiqu’il en soit,
Que l’on fasse l’offrande.
Puisque cela si fort lui plaît,
Faisons ça qu’il commande.
Pour moi, j’offre sans regret,
Ce que j’ai de ferlande. (bis)

6 – Madame Louise prend chemin
Avec nout’ assemblée,
Apportant saucisse et boudin
Et vin blanc de l’année…
Et puis j’irons sans chagrin
Honorer l’accouchée (bis)

7 – Quand je serons arrivé là
Je ferons ma prière
Chacun de nous haranguera
Et l’enfant et sa mère
Pour nous en cet état là
Je sons prêt à tout faire (bis)

À propos

Noël de Sologne.

Enyorença (Nostalgie)

Enyorença (Nostalgie) est un chant populaire de tradition catalane qui exprime la douleur de l’exil et le sentiment d’enyorança — terme catalan désignant une nostalgie profonde de la patrie, proche du portugais saudade. Ce texte anonyme appartient au répertoire des chants d’émigrants catalans, tradition vivace aux XIXe et XXe siècles parmi les communautés catalanes éloignées de leur terre.

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Die Tabakspfeife

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1,  page 191

Collecté à Geudertheim en 1844.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Réveillez-vous Picards

Réveillez-vous Picards est actuellement l’hymne régional picard.

Il serait issu de l’air chanté par les bandes de Picardie (à l’origine entre autres du régiment de Picardie) avant 1479 et leur rattachement à la couronne de France.

Le texte semble évoquer la période qui suivit la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire en 1477.

Marie de Bourgogne, sa fille, en hérita et épousa Maximilien d’Autriche. Le roi de France Louis XI s’empara de la Bourgogne proprement dite et de la Picardie, qui avaient fait partie du royaume de France, mais ne put s’emparer durablement du comté de Bourgogne (Franche-Comté) et d’autres possessions bourguignonnes qui relevaient du Saint-Empire romain germanique.

On peut comprendre que les soldats bourguignons et picards, qui avaient servi Charles le Téméraire pendant des années contre ceux du roi de France, aient alors supplié leur nouveau maître autrichien de les mener au combat pour reprendre le duché.

En 1503, Réveillez-vous Picards est le tout premier chant de soldat publié avec sa partition imprimée, mais sans fournir les paroles dans l’exemplaire disponible à la BnF. Il disparaît ensuite du répertoire militaire pour réapparaître dans la publication érudite de Gaston Paris avec quatre couplets.

Il est cité par Vingtrinier en 1902 sans figurer dans la collecte de Chomel (manuscrit à la bibliothèque du musée de l’Armée) ni dans l’ouvrage de Sarrepont (Chants et chansons militaires de France, major Sarrepont, lib. Illustrée, s.d.).

Le chant n’est donc probablement plus au répertoire avant la guerre de 14 ni après. Il ne réapparait qu’en 1942 dans Chansons de l’armée française.

Son premier enregistrement militaire ne remonte pas plus haut que 1988. C’est donc dans les années 1980 que le chant réintègre le répertoire militaire. Époque où apparaissent aussi les quatre derniers couplets inconnus antérieurement. Il est donc probable qu’ils soient une construction récente.

Ce chant n’est pas le seul à poser des problèmes de datation dans le répertoire militaire (cf. Eugénie ou les Dragons de Noailles). Il témoigne de la difficulté à tracer l’état d’un répertoire de tradition orale à une période donnée et à suivre l’emploi d’un titre dans l’évolution d’un répertoire.

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Sur le pont d’Avignon

Sur le pont d’Avignon est une ancienne et célèbre chanson enfantine française.

Il s’agit d’une ronde mimée évoquant toutes sortes de personnages en train de danser autour du Pont Saint-Bénézet, à Avignon.

La chanson remonterait au XVe siècle.

On ne connaît ni l’auteur, ni l’origine de la chanson, mais elle devient populaire en 1853 lorsque le compositeur Adolphe Adam la reprend dans son opéra comique, Le Sourd ou l’Auberge pleine.

Les danses se faisaient à l’origine sur des berges, c’est pourquoi certains anciens parlent encore de la chanson en disant « sous le pont d’Avignon » et non pas « sur le pont ».

Ce n’est pas une chanson « finie », ce qui peut expliquer le grand nombre de variantes qui existent. Ainsi, tous les métiers de l’époque peuvent être repris.

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A mio cunfina

Auteur : Carl’antò Guastalli

Traduction :

Si tu veux me suivre et marcher à mes côtés
Je veux t’emmener entre Petra Ghjusta et Pratu
Tu y rencontreras les traces que les anciens y ont laissé.

Ils l’ont appelée Orezza, richesse de la nature
Poumon de notre Corse, ce jardin de verdure
Où son châtaignier feuillu donnait fruit et ombre

Désormais ils surveillent de là haut du soir au matin le fier
San Petrone et la pointe de Caldane
Et au milieu s’y trouve Callerucciu et ses trois fontaines.

Reprends ton chemin en direction de la mer
Tu croiseras l’histoire au col d’Arcarotta
du canton de l’Alisgiani tout proche.

Rapidement prends de la hauteur comme un oiseau
Pour souffler un peu, arrête-toi au Zuccarellu
Où à une époque ancienne, il y avait un château.

Un peu plus loin, la pointe de l’Olimelli
Qui domine l’enclos et ses deux paillers
Où les bergers montaient y séjourner l’été.

La pointe de Cunconi où tu passeras
I Busselli et puis U Stollu, de là, tu verras
Le village de Fiuminale qui est désormais désert.

San Bartuli qui t’attends au fond de cette descente
Où coule l’eau de sa fontaine fraîche et pure
Souvent tu pourras y converser avec un berger.

Tu as découvert les confins de ce canton d’Orezza
Qui fait battre le cœur plus fort et naître tant de passions
Tâchons de ne pas laisser disparaître cet endroit de traditions.

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