Paroles de

Xuxuri baten gainean

Paroles de

Xuxuri baten gainean

Écouter sur :

(Refrain) Xuxuri baten gainean
Xoriak kantatzen du
Kantatzen du biziari…

1 – Xoriek ez dakite mundu huntan
Zer gertatzen den :
Hamar jendetarik sei
Nola gosearekein dauden
Bainan guk badakigu
Ta hori aski zauku.

2 – Xoriek ez dakite, gizon onak
Preso badirela
Eta Euskadin ere
Euskaldunak hortan garela
Bainan guk badakigu
Ta hori aski zauku…

À propos

« Xuxuri baten gainean » (« Sur un murmure ») est un chant en langue basque (euskara) à portée politique : sur l’image d’un oiseau chantant insouciant, il dénonce la faim qui touche six personnes sur dix et des hommes de bien — des Basques parmi eux — emprisonnés. Un chant de conscience et de résistance ancré dans la tradition vocale du Pays basque.

Histoire

Les paroles de « Xuxuri baten gainean » dressent, en euskara, un contraste saisissant entre l’oiseau qui chante librement et la réalité humaine : la faim qui ravage six personnes sur dix, et des hommes de bien jetés en prison. Le refrain, scandé comme un engagement, répond à cette ignorance heureuse par une affirmation de conscience collective : « Bainan guk badakigu / Ta hori aski zauku » — « Mais nous, nous le savons, et cela nous suffit. »

Le deuxième couplet ancre le chant dans une réalité géographique et politique précise : il nomme le Pays basque (Euskadi) et affirme que les Basques (Euskaldunak) comptent eux aussi parmi ceux dont les hommes sont derrière les barreaux. Cette dénonciation explicite évoque les décennies de répression vécues au Pays basque espagnol, notamment sous la dictature franquiste (1939-1975), période au cours de laquelle la langue basque fut interdite dans l’espace public et de nombreux militants culturels et politiques furent emprisonnés.

Ce type de chant engagé s’inscrit dans la tradition du mouvement kanta berria (« nouvelle chanson » en euskara), né dans les années 1960 en réponse à la répression culturelle franquiste. Comme la Nova Cançó catalane ou les chants de résistance bretons, il fit de la langue minoritaire elle-même un acte de résistance, transmettant une conscience sociale et nationale que la censure tentait d’étouffer.

L’image de l’oiseau — figure récurrente dans la poésie lyrique basque et la bertsolaritza (art de l’improvisation chantée) — porte ici un sens particulier : la nature continue son chant indifférente aux drames humains, mais le chant de l’homme doit être porteur de mémoire et de vigilance. En opposant l’innocence ailée à la conscience douloureuse du peuple, le texte appelle à une solidarité active face à l’injustice.

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Prochainement disponible

Der verwundete Krieger

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 53.

Collecté à Erkartsweiler en 1900.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Die Kindsmörderin

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 202.

Collecté à Hunspach en 1907 (mélodie), Ranspach en 1868 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le Corbeau et le Renard

Jean de La Fontaine publie son premier recueil en 1668. La fable "Le Corbeau et le Renard", l’une des plus connues du poète, en est extraite.

La morale est la suivante : "Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute".

Sous Louis XIV, la flatterie est un art. La Fontaine dénonce non pas le flatteur mais celui qui accepte ces flatteries, en cela il critique la vanité humaine.

Le poète prouve également la force de la parole et de l’écriture. Le renard, ayant obtenu ce qu’il voulait par son éloquence, n’a pas l’utilité d’avoir recours à la violence physique.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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