Amis autrefois quand j’étais au pays,
Tout seul à cheval je galopais dans la nuit,
Pour porter les lettres au village voisin,
Et je revenais bien fatigué le matin.
Dans mes longues courses je m’arrêtais souvent,
Pour voir une fille que j’aimais follement,
Ses cheveux étaient si blonds et si soyeux,
Et ses yeux avaient la profondeur d’un lac bleu.
Par un soir d’hiver galopant à cheval,
Il me vint au coeur un pressentiment fatal,
Au bord de la route je la vis soudain
Etendue sans vie sur le bord du chemin.
Je n’ai pas la force de raconter la fin,
Les pauvres amis pardonnez-moi mon chagrin,
Mais pour oublier les tristesses de la vie,
Buvons et chantons afin qu’jamais je l’oublie.











