L’Olympique Lyonnais, fondé en 1950, a construit au fil des décennies l’une des cultures de supporters les plus actives du football français. Longtemps pensionnaire du Stade de Gerland, le club a connu son âge d’or sportif avec sept titres consécutifs en Ligue 1 entre 2002 et 2008, période durant laquelle la ferveur des tribunes s’est considérablement amplifiée.
Les groupes ultras lyonnais, dont les Bad Gones fondés en 1987, ont joué un rôle central dans la création et la transmission de chants comme « Fidélité pour l’OL ». À l’image de la tradition ultra française héritée des tribunes italiennes dans les années 1980, ces groupes organisés composent, diffusent et perpétuent des chants dont l’auteur individuel s’efface au profit de la voix collective.
Le thème de la fidélité est récurrent dans le répertoire des chants de supporters : il affirme un lien durable entre le club et ses partisans, par-delà les résultats sportifs. Ce type de chant court et répétitif remplit une fonction d’appartenance et d’identification forte au territoire lyonnais.
Depuis l’inauguration du Groupama Stadium à Décines-Charpieu en 2016 — enceinte de quelque 59 000 places conçue pour amplifier l’acoustique des tribunes —, ces chants collectifs ont connu un nouveau souffle, portés par une scénographie ultra toujours plus élaborée.