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Son ar chistr : la chanson du cidre

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Son ar chistr : la chanson du cidre

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Ev sistr ‘ta Laou, rak sistr zo mat, loñla
Ev sistr ‘ta Laou, rak sistr zo mat
Ev sistr ‘ta Laou, rak sistr zo mat
Ur blank, ur blank ar chopinad loñla
Ur blank, ur blank ar chopinad

Ar sistr zo graet ‘vit bout evet, loñla
Hag ar merc’hed ‘vit bout karet

Karomp pep hini e hini, loñla
‘Vo kuit da zen kaout jalousi

N’oan ket c’hoazh tri mizeureujet, loñla
‘Ben ‘vezen bemdez chikanet

Taolioù botoù, fasadigoù, loñla
Ha toull an nor ‘wechadigoù

Met n’eo ket se ‘ra poan-spered din, loñla
Ar pezh ‘oa bet lavaret din

Lâret ‘oa din’oan butuner, loñla
Ha lonker sistr ha merc’hetaer

Ev sistr ‘ta Laou, rak sistr zo mat, loñla
Ur blank, ur blank ar chopinad

Traduction :

Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon lonla
Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon
Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon
Un sou, un sou la chopine lonla
Un sou, un sou la chopine

Le cidre est fait pour être bu
Et les filles pour être aimées

Aimons chacun notre chacune
Et il n’y aura plus de jalousie

Je n’étais pas marié depuis trois mois
Que je me faisais chicaner chaque jour

Des coups de pieds, des gifles
Et flanqué à la porte quelquefois

Mais ce n’est pas ce qui me chagrine le plus
C’est ce qu’on disait de moi

On disait de moi que j’étais fumeur
Buveur de cidre et coureur de jupons

Bois donc du cidre, Laou, car le cidre est bon
Un sou, un sou la chopine

À propos

Son ar chistr, « la chanson du cidre », est un chant traditionnel breton composé en 1929 à Pont-l’Abbé par les frères Jean Bernard et Jean-Marie Prima, alors adolescents. Devenu un classique des fest-noz, il célèbre en breton la convivialité, la danse et le cidre, et a essaimé dans le monde entier après les reprises d’Alan Stivell et de Tri Yann.

Histoire

Le chant naît en 1929 dans le pays bigouden, au moment des battages : les frères Jean Bernard et Jean-Marie Prima, fils de cultivateurs de Guiscriff, l’auraient improvisé pour rythmer le travail. Les paroles bretonnes interpellent un certain « Laou » (Guillaume) en l’invitant à boire — la chopine pour un sou — et glissent vers un récit de jeune marié maltraité.

Longtemps confidentiel, Son ar chistr entre dans le répertoire savant grâce à Polig Monjarret, collecteur breton, puis à la harpiste-chanteuse Alan Stivell qui en livre une version planétaire en 1970 sur l’album Reflets. Tri Yann le reprend à son tour, et la chanson devient l’un des standards des fest-noz au même titre que Tri Martolod.

Sa mélodie, d’une rare efficacité, a connu une seconde vie internationale : adoptée par le groupe néerlandais Bots dès 1976 sous le titre Zeven dagen lang, elle a inspiré la version metal-folk Beer Beer Beer du groupe finlandais Korpiklaani, et même une lecture techno par le DJ Scooter. Rares sont les chants régionaux français à avoir traversé autant de frontières.

Aujourd’hui, Son ar chistr reste indissociable de la culture bretonne vivante. On l’entend dans les bistrots de Quimper comme dans les festivals d’Interceltique de Lorient, où il sert souvent de morceau d’ouverture à la danse.

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