1 – Çà, bergers, assemblons-nous,
Allons voir le Messie ;
Cherchons cet enfant si doux,
Dans les bras de Marie :
Je l’entends, il nous appelle tous :
Ô sort digne d’envie!
2 – Laissons là tout le troupeau ;
Qu’il erre à l’aventure :
Que sans nous sur ce coteau,
Il cherche sa pâture ;
Allons voir dans un petit berceau,
L’auteur de la nature
3 – Que l’hiver par ses frimas,
Ait endurci la plaine ;
S’il croit arrêter nos pas,
Cette espérance est vaine ;
Quand on cherche un Dieu rempli d’appas,
On ne craint point de peine.
4 – Sous la forme d’un mortel,
C’est un Dieu qui se cache ;
Du sein du Père éternel
Son tendre amour l’arrache ;
En victime il se livre à l’autel,
C’est un agneau sans tache.
5 – Faisons retentir les airs
Du son de nos musettes,
Accordons, dans nos concerts,
Timballes et trompettes ;
Célébrons le Roi de l’univers,
Il est dans nos retraites.
6 – Sa naissance sur ces1 bords
Ramène l’allégresse :
Répondons par nos transports,
À l’ardeur qui le presse ;
Secondons de nouveaux efforts,
L’excès de sa tendresse.
7 – Nous voici près du séjour
Qu’il a pris pour asile ;
C’est ici que son amour
Nous fait un sort tranquille ;
Ce village vaut, en ce grand jour,
La plus superbe ville.
8 – Qu’il est beau ! Qu’il est charmant !
De quel éclat il brille !
Joseph passe vainement
Pour le chef de famille ;
Le vrai Père est dans le firmament,
La Mère est une fille.
9 – Dieu naissant, exauce-nous,
Dissipe nos alarmes ;
Nous tombons à tes genoux,
Nous les baignons des larmes.
Hâte-toi de nous donner à tous
La paix et tous ses charmes.










