Paroles de

Plus près de Toi, mon dieu

Écouter sur :

(Refrain) Plus près de Toi, mon Dieu,
J’aimerais reposer : c’est Toi qui m’as créé,
Et Tu m’as fait pour Toi ; mon cœur est sans repos
Tant qu’il ne demeure en Toi !
Tant qu’il ne demeure en Toi !

1 – Qui donc pourra combler les désirs de mon cœur
Répondre à ma demande d’un amour parfait ?
Qui, sinon Toi, Seigneur, Dieu de toute bonté,
Toi l’amour absolu de toute éternité ?

2 – Mon âme a soif de Toi, Dieu d’amour et de paix
Donne-moi de cette eau qui pourra m’abreuver.
Donne-moi ton esprit, qu’il vienne en moi Seigneur !
Moi je t’offre mon cœur pour qu’il soit ta demeure.

3 – Seigneur, sur cette terre, montre-moi ton amour ;
Sans Toi à mes côtés, je ne fais que tomber ;
Viens affermir en moi l’esprit de charité,
Que je sache donner, aimer et pardonner.

4 – Quand prendra fin ma vie, daigne me recevoir,
En ton cœur, ô Jésus, dans la maison du Père.
Donne-moi de te voir et de te contempler,
De vivre en ton amour durant l’éternité.

À propos

Paroles et musique : Jean-François Léost - Chants de l’Emmanuel

Boutique en ligne

Suivez-nous

Affichez votre histoire, vos terroirs ! T-shirts marins, sweats scouts, mugs bretons et tote-bags aux refrains mythiques : emportez l’esprit des chants français partout avec vous.

Pourquoi ces tristes mines

Paroles de Père Sévin

Sur l’air de Lison s’en va joyeuse, de l’abbé Bovet 1928, avec l’autorisation de M. l’abbé Bovet, de Lausanne.

L’abbé Joseph Bovet (1879-1951), est un compositeur et chef de chœur suisse. Ordonné prêtre en 1905, il est maître de chapelle et enseigne le chant choral à Fribourg.

Ses quelques 2 000 œuvres sont pour moitié profanes. La plus connue des scouts est Le Vieux chalet (voir aussi : Aimons la vie et Méli-mélo).

Lire la suite »

Jeanne de Vannes

Paroles et Musique de Dominique Gicquel.

Chanson retraçant l’aventure de Roger Plisson, terrien d’origine, parti faire le tour du monde sans escale en solitaire. Il construisit son bateau qu’il baptisa le "Jeanne de Vannes", du nom de son épouse. Son périple s’acheva sur une plage d’Australie.

Lire la suite »

Le chant des marais

Origine et Contexte Historique du "Chant des Marais" :

Le "Chant des Marais" émerge en juillet 1933, au camp de Börgermoor, un des premiers camps de concentration créés pour emprisonner les opposants au régime nazi. Les paroles ont été rédigées par Johann Esser, un mineur de la Ruhr engagé politiquement, et Wolfgang Langhoff, un homme de théâtre, tandis que la musique a été composée par Rudi Goguel, un employé de commerce originaire de Strasbourg. Tous trois étaient membres du KPD, le parti communiste allemand.

Cette composition est née de la révolte face à la coercition des SS, qui obligeaient les détenus à chanter des hymnes patriotiques nazis pendant leur travail. En réponse, le "Chant des Marais" est devenu un hymne de résistance, dénonçant les conditions de vie des prisonniers tout en transmettant un message d’espoir à leurs camarades. La tonalité mineure des couplets contraste avec le passage en majeur du refrain, exprimant ainsi la souffrance et l’espoir.

L’écriture s’est réalisée dans la clandestinité. Rudi Goguel a composé la musique dans le silence de la nuit, au Revier. La première interprétation a eu lieu dans les lavabos de la baraque 8 devant un millier de prisonniers, suscitant une interdiction immédiate par les SS, risquant ainsi de tomber dans l’oubli.

Diffusion et Héritage du "Chant des Marais" :

Libéré en 1934, Wolfgang Langhoff émigre clandestinement en Suisse, rédigeant un témoignage sur sa détention qui sera largement diffusé en Europe, contribuant à la sensibilisation et à la dénonciation du nazisme. La chanson est intégrée dans des œuvres artistiques telles que la pièce de Bertolt Brecht "Grand Peur et Misère du Troisième Reich".

Le chant s’étend rapidement à l’international, réadapté par Hans Eisler pour le ténor Ernst Busch à Londres. En Espagne, il devient un symbole de résistance pour les combattants antifascistes allemands et est diffusé par Radio Madrid. En France, il est chanté par la Chorale Populaire de Paris dès 1936.

Après la guerre, le "Chant des Marais" devient l’hymne commémoratif des déportés. Ses paroles et sa mélodie subissent des modifications, évoluant de chant militant à un hommage à la mémoire des souffrances endurées.

Texte original (traduit de l’allemand par Max Wintersperger)

Où que nous regardions
Il n’y a que marécage et prairie tout autour
Aucun ramage pour nous réjouir
Des chênes sont debout chauves et tordus

(Refrain)
Nous sommes les soldats des marais
Qui portons nos bêches

Ici, dans cette lande aride
Le camp est installé
Ici, nous sommes, sans joie aucune,
Rangés derrière des barbelés

Le matin les convois défilent
Vers les marais, au travail,
Creusent sous le soleil brûlant
Mais l’esprit tourné vers la patrie

Vers le bercail, vers le bercail
Vers les mères, les femmes et les enfants
Certains d’entre nous soupirent
Car nous sommes prisonniers ici

Les sentinelles vont et viennent
Aucun, aucun de nous ne peut s’échapper
La seule fuite possible, c’est la mort
Quatre clôtures entourent la forteresse

Cependant nous ne nous plaindrons pas
L’hiver ne peut pas durer pour l’éternité
Et un jour nous nous dirons :
Patrie, tu es encore à nous

Et alors les soldats des marais
Ne porteront plus leurs bêches

Lire la suite »

Nos derniers articles