Paroles de

VATICAN – INNO E MARCIA PONTIFICALE

Écouter sur :

O Roma felix – O Roma nobilis.
Sedes es Petri, qui Romae effudit sanguinem,
Petri, cui claves datae sunt regni caelorum.

Pontifex, Tu successor es Petri;
Pontifex, Tu magister es tuos confirmas fratres;
Pontifex, Tu qui Servus servorum Dei,
hominumque piscator, pastor es gregis,
ligans caelum et terram.

Pontifex, Tu Christi es vicarius super terram,
rupes inter fluctus, Tu es pharus in tenebris;
Tu pacis es vindex, Tu es unitatis custos,
vigil libertatis defensor; in Te potestas.

Tu Pontifex, firma es petra, et super petram hanc aedificata est Ecclesia Dei.

O felix Roma – O Roma nobilis.

À propos

Inno e Marcia Pontificale (Hymne et Marche Pontificale) est l’hymne national et pontifical (on trouve aussi hymne papal) du Vatican1.

Il s’agit du seul hymne national du monde à être chanté dans une langue ancienne, le latin (langue officielle de l’Église catholique romaine).

Composée par Charles Gounod (1818-1893) pour le jubilé sacerdotal du pape Pie IX, la Marche pontificale fut exécutée pour la première fois le 11 avril 1869, sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, par 7 fanfares militaires, en présence du souverain pontife.

À l’occasion de l’année sainte 1950, le pape Pie XII décida que cette marche deviendrait l’hymne officiel de l’État de la Cité du Vatican (le Saint-Siège), en remplacement de la Gran Marcia Trionfale. Sa première exécution comme hymne pontifical eut lieu le 24 décembre 1949.

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PARAGUAY – PARAGUAYOS, REPÚBLICA O MUERTE

Paraguayos, República o muerte est l’hymne national du Paraguay. Il est créé en 1846 sur des paroles de l’Uruguayen Francisco Acuña de Figueroa, qui a écrit aussi les paroles de l’hymne de son pays. La musique est parfois attribuée au compositeur d’origine hongroise Francisco José Debali, mais l’adaptation qui en a été faite en 1934 est due au musicien paraguayen Remberto Giménez.

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Der Handwerker als Brautwerber

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 252.

Collecté à Truchtersheim et Dossenheim en 1910.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Je cherche fortune (paillard)

Je cherche fortune, tel que nous le chantons, est manifestement un assemblage de trois chansons différentes: les couplets d’une part, l’interlude d’autre part et pour terminer le refrain; en effet seuls quatre vers (Je cherche fortune…) sont empruntés à la chanson Le Chat Noir d’Aristide Bruant (1884); dans celle-ci ils sont répétés deux fois.

A l’époque, le "Caveau du Chat Noir", premier cabaret de Pigalle, situé au pied de la butte Montmartre dans le 18ème arrondissement de Paris, était une sorte d’académie : on y récitait du Jean Richepin, de l’Haraucourt, du Rollinat etc., Des aristos, de grands bourgeois y croisaient des "horizontales", Hugo, Aristide Bruant, Boris Vian, Gréco, Patachou, Michel Simon, Gainsbourg… de grands noms vinrent y boire de l’absinthe, réciter des poésies ou chanter leurs compositions. Le théâtre d’ombres y a été créé, qui devait assurer sa fortune ; on y jouait des pièces. C’était le berceau et la rampe de lancement de presque tous ces artistes de grande renommée.

L’air chanté actuellement n’a, à l’exception du refrain, rien à voir avec celui du Chat Noir. Pour celui-ci, Bruant a emprunté la mélodie à l’hymne Occitan Aquelas Montanhas, mieux connu sous le titre Se canta. De 3 temps il l’a adapté en 4 temps.

En voici deux interprétations.

La première, en occitan normalisé.

La seconde est interprétée par Andre Dassary originaire de Biarritz en pays basque qui la chante en occitan de Biarritz.

Ci-après le texte, dans sa version normalisée, celle de Biarritz, ainsi que sa traduction en français.

Occitan normalisé

Repic :

Se canta, que cante !

Canta pas per ieu,

Canta per ma mia

Qu’es al luènh de ieu.

1. Dejós ma fenèstra

I a un aucelon

Tota la nuèch canta

Canta sa cançon.

2. Aquelas montanhas

Que tan nautas son

M’enpàchan de veire

Mas amors ont son

3. Baissatz-vos montanhas !

Planas levatz-vos !

Per que pòsqu veire

Mas amors ont son.

4. Aquelas montanhas

Tan s’abaissaràn

E mas amoretas

Se raprocharàn.

Occitan de Biarritz

Repic :

Se canto, que canto

Canto pas per yo

Canto per ma mio

Qu´es al lent de you

1. Devath ma finèstro

Ya un auselon

Touto la noeit canto

Canto sa canson

2. Aqueros montagnos

Qué tan aoutos sount,

M´empatchon de bésé

Mas amous oun sount.

3. Baïssas bous mountagnos

Planos aoussas bous!

Perque posqui bésé

Mas amous oun sount.

4. Aqueros montanhos

Tan s’abaicharàn

E mas amuretos

Que raprucharàn

Français

Refrain :

S’il chante, que chante-t’il ?

Il ne chante pas pour moi

Il chante pour ma mie

Qui est loin de moi.

1. Sous ma fenêtre

Il y a un oiselet

Toute la nuit il chante,

Chante sa chanson.

2. Ces montagnes

Qui sont si hautes,

M’empêchent de voir

Où sont mes amours.

3. Baissez-vous, montagnes,

Plaines, dressez-vous,

Pour que je puisse voir

Où sont mes amours.

4. Ces montagnes

S’abaisseront bientôt,

Et mes amours

Se rapprocheront.

Ce chant est attribué à Gaston Phébus (1331-1391); il n’y a pas d’usage réglementé en tant qu’hymne. On le chante souvent à l’occasion de matchs de rugby et il a été utilisé quasi officiellement lors des Jeux Olympiques de 2006 à Turin pour montrer un attachement à l’Occitanie.

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Le cornemuseux de Marmignolles

Dépôt légal à la BNF en 1873 par M.Rochon. Une hypothèse plausible serait donc que ce brave M. Rochon se soit livré à l’adaptation du texte originel, en supprimant la mention de la sage-femme de Besançon, pas assez bourbonnaise, et y adjoignant le premier couplet. Il n’est pas impossible d’ailleurs que ce père Larue ait vraiment existé, patronyme réel ou sobriquet, allez savoir, d’autant qu’un Jean Larue, ménétrier, œuvre à Reigny (Cher), à une trentaine de kilomètres de Désertines, vers la mi-XIXe.

Source : https://amta.fr/wp-content/uploads/2021/03/PDM092.pdf

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J’avais un camarade

Der gute Kamerad (Le Bon Compagnon) est une complainte traditionnelle des forces armées allemandes, composée en 1809 à Tübingen, ville universitaire de Wurtemberg, par Ludwig Uhland.

Friedrich Silcher mit en musique ce poème en 1825, probablement aussi à Tübingen.

En tant que chant militaire, il est plus connu sous le titre Ich hatt’ einen Kameraden (J’avais un camarade), qui reprend le premier vers de la première strophe.

Texte et traduction française

Ich hatt’ einen Kameraden,
Einen bessern findst du nit.
Die Trommel schlug zum Streite,
Er ging an meiner Seite
In gleichem Schritt und Tritt.

Eine Kugel kam geflogen,
Gilt sie mir oder gilt sie dir?
Sie hat ihn weggerissen,
Er liegt vor meinen Füßen,
Als wär’s ein Stück von mir.

Will mir die Hand noch reichen,
Derweil ich eben lad.
Kann dir die Hand nicht geben,
Bleib du im ew’gen Leben
Mein guter Kamerad !

«J’avais un camarade
Un meilleur vous ne trouverez pas
Le tambour nous a appelé pour se battre
Il marchait toujours à mes côtés
Du même pas

Une balle a volé vers nous
Est elle pour moi ou pour toi?
Elle l’a arraché à la vie
Il se trouve maintenant à mes pieds
Comme une partie de moi

Il veut encore me tendre sa main
Tandis que je recharge
Je n’ai pu lui donner ma main
Reste dans la vie éternelle
Mon bon camarade ! »

<ins>Usages</ins>

Étant un chant très populaire dans la Wehrmacht, puis dans la Bundeswehr, il fut chanté notamment à l’enterrement de Erwin Rommel mais aussi dans l’église paroissiale de Saint-Privat-la-Montagne lors de la célébration du centenaire de la bataille du 18 août 1870.

Ce chant a également été chanté par les représentants d’associations d’anciens combattants parachutistes aux obsèques du général Bigeard, ce qui fut à l’origine d’une polémique entre le général Dary, gouverneur militaire de Paris et le général Cann, président de l’une de ces associations.

La version française "J’avais un camarade" a été chanté lors de la cérémonie d’hommage à Dominique Venner, essayiste français classé à l’Extrême-droite, le 31 mai 2013, dix jours après son suicide dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Elle peut être écoutée sur "Youtube" à l’adresse : "https://www.youtube.com/watch?v=A2MekAxCOyE " (à 01:10:25)

Il existe une autre version française, "La Cavalcade", composée par le lieutenant parachutiste Jean de Brem, auteur de "Testament d’un Européen" et dernier militant OAS à avoir été abattu par la police, en avril 1963 à Paris.

Ce chant a longtemps été un lien de fraternisation entre les mouvements néofascistes européens, chanté de façon rituelle chaque année à Madrid (et cela jusqu’à la destitution de l’état franquiste par le roi Juan Carlos) lors de la commémoration de l’exécution du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera.

Le chant est également chanté dans la Légion étrangère en français et en allemand, car après la Seconde Guerre mondiale, bon nombre de soldat de la Wehrmacht et de la ss se sont enrôlés dans la Légion étrangère et c’est ainsi que certains régiments étaient composés en majorité d’Allemands.

La version kabyle est chantée par le célèbre chanteur engagé Ferhat MEHENNI, dit Ferhat Imaziɣen Imula.

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