Paroles de

Pastre, pastresso

Écouter sur :

1 – Pastre, pastresso,
Courrès, venès tous, pecaire !
Pastre, pastresso,
Courrès, venès tous :
Vosto mestresso
A besoun de vous, pecaire !
Vosto mestresso
A besoun de vous.

2 – A la bourgado,
Près de Betelèn, pecaire !
A la bourgado,
Près de Betelèn,
S’es acouchado
Sus un pau de fen, pecaire !
S’es acouchado
Sus un pau de fen.

3 – Dins un estable,
Tout arrouïna, pecaire !
Dins un estable
Tout arrouïna,
L’enfant eimable
De matin es na, pecaire !
L’enfant eimable
De matin es na.

4 – Aquéu bèl ange,
Au gros de l’iver, pecaire !
Aquéu bèl ange,
Au gros de l’iver,
Fauto de lange
Es tout descubert, pecaire !
Fauto de lange
Es tout descubert.

5 – La Vierge Maire
Countèmplo soun fru, pecaire !
La Vierge Maire
Countèmplo soun fru,
Saup pas que faire,
Quand lou vèi tout nud, pecaire !
Saup pas que faire,
Quand lou vèi tout nud.

6 – Lou pichot plouro,
Vous farié pieta, pecaire !
Lou pichot plouro,
Vous farié pieta,
Li a mai d’uno ouro
Que noun a teta, pecaire !
Li a mai d’uno ouro
Que noun a teta.

7 – Nostei pastresso
Boulegou lei man, pecaire !
Nostei pastresso
Boulegou lei man,
E fan caresso
A-n-aquel enfant, pecaire !
E fan caresso
A-n-aquel enfant.

8 – Cercon de paio
A l’entour dóu lio, pecaire !
Cercon de paio
A l’entour dóu lio,
E de buscaio
Pèr faire de fio, pecaire !
E de buscaio
Pèr faire de fio.

9 – Uno lou mudo,
L’autro lou soustèn, pecaire !
Uno lou mudo,
L’autro lou soustèn,
Un pau d’ajudo
Fai toujour gran bèn, pecaire !
Un pau d’ajudo
Fai toujour gran bèn.

À propos

Cantique de noël traditionnellement chanté en Provence racontant l’annonciation de la naissance de Jésus aux bergers.

Traduction:

1 - Bergers, bergères, courez, venez tous, votre maîtresse a besoin de vous.

2 - À la bourgade près de Bethléem, elle a accouché sur un peu de foin.

3 - Dans une étable tout en ruine, l’enfant aimable ce matin est né.

4 - Ce bel ange, au cœur de l’hiver, faute de langes est tout découvert.

5 - La Vierge Mère contemple son fruit, elle ne sait que faire quand elle le voit tout nu.

6 - Le petit pleure, il vous ferait pitié, il y a plus d’une heure qu’il n’a pas tété.

7 - Nos bergères bougent leurs mains et font des caresses à cet enfant.

8 - Elles cherchent de la paille autour du lieu et du petit bois pour faire du feu.

9 - Une le change, l’autre le maintient, un peu d’aide fait toujours grand bien.

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La Mamma di Rosina

« La Mamma di Rosina » est une chanson traditionnelle italienne qui s’inscrit dans le répertoire populaire du pays.

D’origine rurale, elle reflète les récits de la vie quotidienne et les interactions sociales des communautés villageoises italiennes.

L’histoire racontée dans « La Mamma di Rosina » se déroule dans un cadre typiquement paysan, où les moulins étaient des lieux essentiels pour la transformation du blé en farine.

À l’époque, chaque village ou région possédait son meunier, une figure respectée mais parfois perçue comme rusée ou entreprenante.

Dans cette chanson, une jeune fille nommée Rosina se rend au moulin avec sa farine. Là, elle rencontre le meunier, qui profite de la situation pour lui adresser des avances un peu trop insistantes.

L’histoire, racontée avec une pointe d’humour et d’ironie, met en scène les craintes et les avertissements que les mères donnaient à leurs filles concernant certains hommes considérés comme trop charmeurs.

Comme beaucoup de chansons populaires italiennes, « La Mamma di Rosina » a été transmise oralement de génération en génération avant d’être fixée par des artistes et groupes folkloriques au XXᵉ siècle.

Son origine exacte demeure floue, et aucun auteur précis n’est clairement identifié.

Le chant a été popularisé dans les années 1950 grâce à son interprétation dans les fêtes et bals populaires, contribuant ainsi à sa diffusion dans toute l’Italie.

Des groupes de musique traditionnelle, comme I Girasoli, ont contribué à maintenir cette chanson vivante en la réinterprétant dans des versions modernes.

« La Mamma di Rosina » a perduré dans le temps grâce à son ton léger et à sa capacité à illustrer des aspects de la vie paysanne d’autrefois.

Elle représente à la fois une facette du folklore musical italien et une forme de transmission des valeurs et des précautions sociales des époques passées.

Aujourd’hui encore, ce chant fait partie du répertoire des groupes de musique traditionnelle et continue d’être joué lors des fêtes folkloriques, rappelant avec nostalgie et humour la culture populaire italienne d’antan.

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Kareltje

Charly p’tit Charly
Charly p’tit Charly p’tit tchip! tchip! tchip!
Qui n’avait ni chemise ni culott’.
Allant pleurant sans habits :
Quel pauvre garçon que voici !
"Fillette aux chaussures blanches,
Veux-tu habiller Charly?"
Enfiler ses bras dedans
C’est ce qui plaît à l’enfant.

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Lied der Bergleute

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 167.

Collecté à Markirch et Erkartsweiler en 1880.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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La Jeune Veuve

Dans la fable "La Jeune Veuve", une femme jure fidélité à son défunt mari mais ne tiendra pas promesse. Jean de La Fontaine ne condamne pas la veuve car c’est un comportement bien naturel.

La morale renvoie à la pensée épicurienne qui prône l’instant présent. Il est important de profiter de la vie car celle-ci n’est pas éternelle et, avec le temps, les blessures finissent par guérir. La veuve qui, au départ, était triste retrouve à la fin le bonheur.

Le plaisir est ici contrôlé, c’est l’hédonisme, condamné par la morale chrétienne. La Fontaine est alors en contestation avec la religion.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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