Marche Lorraine

Auteurs : Jules Jouy et Octave Pradel- Louis Ganne
Date : 1892

Chant écrit en 1892 pour la venue à Nancy du Président Sadi Carnot.

Jaglied

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 145.

Collecté à dans le Musikbuch Bach, Ingweiler 1832, la même mélodie a été collectée à Hochfelden en 1850.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Vae Victoribus

Auteurs : Paul Déroulède – G.Geispitz
Date : 1875

Vae victis est une expression latine signifiant « malheur aux vaincus » prononcée par le chef gaulois Brennus, qui avait vaincu Rome. Après avoir négocié le poids de la rançon en or que les gaulois exigeaient pour se retirer, les opérations de pesage commencèrent quand un sénateur romain fit remarquer que les poids utilisés dans la balance n’étaient pas bons. Brennus, furieux, ajouta alors son épée sur la balance du côté des poids en criant sa fameuse phrase. Paul Déroulède dans son ouvrage "Les chansons du soldat" reprend ici cette célèbre phrase latine en la tournant contre les prussiens : Malheur aux vainqueurs !

Dieu est esprit

Auteur Fr. David Perrin o.p. (paroles). Musique : Fr. Clément Binachon o.p

Refrain d’après Jn 4, 24.

 

Schneiderspott

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 255.

Collecté à Oberhofen en 1850.

Note DM : Lefftz donne cette partition avec une armure en mi bémol, ce qui est très probablement une erreur.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Was soll ich in der Fremde tun

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 271.

Collecté à Sundhausen en 1876.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Катюша (Katioucha)

Katioucha est une chanson d’amour et patriotique traditionnelle soviétique, composée par Matveï Blanter, avec des paroles de Mikhaïl Issakovski.

Elle a été interprétée pour la première fois en 1938. Très populaire tant dans l’armée russe que dans la population civile, elle est aussi très connue dans de nombreux pays où elle a été reprise.

Elle a donné son nom au lance-roquettes multiple appelé aussi "orgues de Staline".

Voici ce qu’en dit Cavanna dans son livre "Les Russkoffs" (page 248) : "Katioucha. L’air qui règne sur toute cette guerre. Rien qu’une petite chanson bien cucul, bien convenable, sentimentalo-patriotique, sans doute fabriquée sur commande pour les exigences du temps par un poète officiel pour le moins académicien d’une académie d’entre leurs académies de l’U.R.S.S. Ce que Lili Marleen est aux Chleuhs, Katioucha l’est aux Russkoffs. Mais Lili Marleen est poignant, désespéré, cafardeux d’un cafard envoûtant et morbide. (…) Katioucha, la Madelon des Russkoffs, c’est juste le contraire. Çà traîne pas la patte. C’est pimpant, optimiste, concon, bonnes joues, sans problème. Et charmant. Et russe. Surtout russe. Formidablement russe. Il faut avoir entendu cinquante voix sauvagement belles se soûler jusqu’aux larmes, jusqu’à la pâmoison, en faisant des variations sur Katioucha… Les Russes chantent comme on fait l’amour. Comme on devrait faire l’amour : plus loin que l’orgasme, jusqu’à l’extase."

Traduction :

Les pommiers et les poiriers étaient en fleur,
De la brume planait sur la rivière.
Sur la berge marchait Katioucha,
Sur la berge haute et escarpée.

Elle marchait, en chantant une chanson
Qui parlait de l’aigle gris des steppes,
De celui qu’elle aimait,
De celui dont elle gardait les lettres.

Ô toi, chanson, petite chanson d’une jeune fille,
Envole-toi vers le soleil brillant
Et au soldat sur la frontière lointaine
Apporte le salut de Katioucha.

Qu’il se souvienne d’une jeune fille simple
Qu’il entende son chant,
Et garde la terre de la Patrie
Comme Katioucha lui garde son amour.

Les pommiers et les poiriers étaient en fleur,
De la brume planait sur la rivière.
Sur la berge marchait Katioucha,
Sur la berge haute et escarpée.

Translitération : Rastsvietali yabloni i groushi, Paplili toumani nad riekoï. Vikhodila na bierieg Katiousha, Na visokiy bierieg na kroutoï. Vikhodila, piesniou zavodila Pro stepnogo, sizogo orla, Pro togo, katorogo lioubila, Pro togo, tch’i pis’ma bieriegla. Oï ti, piesnya, piesienka dievitchya, Ti leti za yasnim solntsiem vslied. I boïtsou na dal’niem pogranitch’e Ot Katiushi pieriedaï priviet. Poust’ on vspomnit dievoushkou prostouiou, Poust’ ouslishit, kak ona paiot, Poust’ on ziemliou bieriejiot rodnouiou, A lioubov’ Katiousha sbieriejiot. Rastsvietali yabloni i groushi, Paplili toumani nad riekoï. Vikhodila na bierieg Katiousha, Na visokiy bierieg na kroutoï.