Auprès de ma blonde

Cette chanson populaire, souvent chantonnée avec des enfants, est à l’origine une marche militaire. Apparue en 1704 sous le titre « Le Prisonnier de Hollande », elle serait l’œuvre d’André Joubert du Collet, lieutenant de la Marine royale sous Louis XIV.

« Auprès de ma blonde » raconte l’histoire d’une jeune femme qui se lamente de l’absence de son mari, prisonnier. C’est une histoire autobiographique : durant la guerre de Hollande (1672-1678), Joubert du Collet est capturé par les Hollandais et retenu prisonnier pendant deux ans. Il est libéré grâce à une rançon payée par Louis XIV. En remerciement, le lieutenant de Marine offre cette chanson, composée en captivité en souvenir de son épouse. « Ma blonde » signifiait petite amie ou compagne.

Cette marche militaire devient rapidement très populaire et est adoptée comme chant de marche par le régiment de Champagne. Elle est aussi jouée par les harmonies militaires et chantée par les soldats tout au long du XVIIIe siècle. Les grognards de Napoléon l’adoptent comme un de leurs airs favoris, tout comme les Poilus qui la fredonnent dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale. À la fin du XIXe siècle, elle entre dans le répertoire populaire et devient une comptine enfantine.

Mais la carrière de cette marche militaire ne s’arrête pas là. En 1966, elle traverse l’Atlantique et est interprétée par Elvis Presley dans le film « Double Trouble » sous le titre « I Love Only One Girl ».

En pointe toujours (Bataillon de choc)

En pointe toujours (ou La marche du bataillon de choc) a été écrite en 1943 à Barrettali en Corse, juste après la libération de l’île, sur une musique composée par madame Altieri. Elle illustre bien le nouvel état d’esprit des combattants français.

Oh la fille

Du vin, une fille et le départ au combat… Ce sont les Allemands de la Légion étrangères qui, durant la Guerre d’Indochine, donnèrent naissance à ce chant en français. En Allemagne, c’est un poème de Hermann Löns, publié dans le recueil Der Kleine Rosengarten (Le petit jardin de rose) et mis en musique par Herms Niel (pour sa version la plus connue) qui avait donné le chant Heute wollen wir ein Liedlein singen, connu également sous le nom Engelland lied, Gegen Engeland ou Wir Fahren gegen Engelland et encore Matrosen Lied (Chant des marins). Ce dernier titre est celui du poème de Hermann Löns, qui fournit au chant ses deux premiers couplets.

A noter qu’il y a un double sens dans le titre en allemand : « Engelland » signifiant « pays des anges » et très proches de « England » (« Angleterre »)

Le chant en allemand a été intégré à l’adaptation animée du manga Hellsing (Hellsing ultimate-OAV).

Le chant La fille (ou Oh la fille !) connait de nombreuses variantes. Parfois les 2e et 3e couplets s’inversent, certains disparaissent, etc. Les unités non parachutistes remplacent para par soldat, etc.

c. 1 l. 2 « Les paras [ou : "les soldats"] sont là verse un tonneau » ; c. 2 l. 2 « Mais c’est beau… » ou « Qu’il est beau de lutter »; c. 3 l. 2 « Nos aînés ont forgé… »

Variations du couplet 1 : « …/ Les soldats sont là, perce un tonneau,/ …/ Et demain nous montons à l’assaut. »

Variante du 2e couplet : « Nous n’aimons ni les fous, ni les tristes/ Et c’est beau de lutter à vingt ans/ Quand l’avion roule sur la piste,/ Nous chantons calmes et triomphants. » ou encore « Qu’il est bon, qu’il est doux, mais qu’il est triste/ Qu’il est bon de lutter à vingt ans/ Car [quand] l’avion qui roule sur la piste/ Nous emmène joyeux et triomphants. »

Variante du 4e couplet : « Et nous autres, jaloux de leur gloire/ Et quand dans le ciel nous sauterons/ Vers tous ceux que couche une victoire/ Les paras, nos frères, souriront, oh ! » ;

Variante du 4e couplet pour non-paras : « Pour nous autres, jaloux de leur gloire,/ Quand du ciel sur vous sauteront/ Vers tout ce que coûte une victoire,/ Les paras, nos frères, souriront. »

Verdion originale en allemand : Engeland-Lied

1 – Heute wollen wir ein Liedlein singen,
Trinken wollen wir den kuehlen Wein
Und die Glaeser sollen dazu klingen,
Denn es muß, es muß geschieden sein.

(Refrain) Gib mir deine Hand, deine weisse Hand,
Leb wohl, mein Schatz, lebe wohl, mein Schatz, leb wohl.
Lebe wohl, denn wir fahren, denn wir fahren,
Denn wir fahren gegen Engeland, Engeland!

2 – Unsre Flagge und die wehet auf dem Maste,
Sie verkündet unsres Reiches Macht,
Denn wir wollen es nicht länger leiden,
Daß der Englischmann darüber lacht.

3 –  Kommt die Kunde, daß ich bin gefallen,
Daß ich schlafe in der Meeresflut,
Weine nicht um mich, mein Schatz, und denke:
Für das Vaterland da floß sein Blut.

Source : http://club-acacia.over-blog.com

The Green Berets

Chant issu du film de John Waes Special Forces, sous un jour positif.

Adaptation française cf fiche : Les bérêts verts

Saints de France

Un cantique qui évoque les racines chrétiennes de la France à travers les Saints de son histoire

Veni, Sancte Spiritus

Veni Sancte Spiritus, appelée parfois la séquence dorée, est une séquence (de type grégorien) de la liturgie catholique chantée lors de la fête de la Pentecôte. Elle est généralement attribuée au pape Innocent III ou à l’archevêque de Cantorbéry Étienne Langton.

Veni Sancte Spiritus est l’une des quatre hymnes médiévales du missel romain à l’issue du concile de Trente (1545-63). Avant ce concile, les séquences (ou proses) étaient très nombreuses. Les fêtes religieuses avaient toutes leurs propres séquences. L’hymne est toujours chantée aujourd’hui.

Ce texte a aussi été mis en musique par des compositeurs tels que Guillaume Dufay, Josquin des Prés, Adrien Willaert, Giovanni Pierluigi da Palestrina, Roland de Lassus et Tomás Luis de Victoria.

De par la ressemblance de leurs noms, elle est parfois confondue avec l’hymne Veni Creator Spiritus.

<ins>version francaise:</ins>

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Rappelle-toi, Jeanne

Les paroles de ce chant militaire et chrétien ont été écrites par Sainte Thérèse de Lisieux pour l’entrée de Jeanne d’Arc dans Orléans le 29 avril 1429, sur la musique de la Marche des soldats de Robert Bruce qui aurait été créée à la Bataille de Bannockburn (1314), et qui est une orchestration de l’hymne écossais « Scots Wha Hae« .

Cette chanson est encore jouée de nos jours par les fanfares militaires françaises, notamment lors de la revue des troupes.

La marche de la 2ème DB

La marche de la 2eme DB a été composée par Maurice Le Roux en 1944 et interprétée pour la première fois au château de Saint-Germain-en-Laye le 11 mars 1945 en présence du général Leclerc.

Une plaque apposée dans les jardins du château rappelle cet événement.

Vierge des chemins de France

Paul Doncœur, né à Nantes (France) le 6 septembre 1880 et mort à Troussures, dans l’Oise, (France) le 21 avril 1961, est un prêtre jésuite et écrivain français.

Aumônier militaire décoré de la Première Guerre mondiale il est connu pour ses ouvrages historiques consacrés à Jeanne d’Arc ainsi que pour avoir été l’un des pionniers du scoutisme et organisateur de sa branche aînée : la « Route ».

En 1944, Il sera mis à l’écart du scoutisme pour ses prises de position en 1940 en faveur du régime de Vichy. Il fonde à Troussures un centre pour le ressourcement spirituel des couples et de la jeunesse.

Paul Doncoeur organise un pèlerinage au Puy-en-Velay avec les Scouts de France pour le 15 août 1942. La motivation de ce pèlerinage inclut la défense des valeurs comme la restauration d’un catholicisme intégral et mystique. Le pèlerinage est présenté comme une pénitence faite pour laver et expier les péchés de la France suite à la défaite de 1940.

Campant autour du Puy-en-Velay, les pèlerins prirent la route parfois nus-pieds quelques jours avant le 15 août pour converger à Notre-Dame le jour de la célébration de l’Assomption. C’est lors de ce pèlerinage que le père Doncœur et Jacques Chailley écrivirent le Kyrie des gueux et Vierge des Chemins de France. La grande chorale est dirigée par César Geoffray.

Chant du 9ème RCP

9e régiment de chasseurs parachutistes : Unité parachutiste de l’armée de terre française en 1956, il participera à la guerre d’Algérie et, après 1962, aux opérations extérieures au sein de la de la FMSB au Liban, et au sein de la FINUL ainsi qu’au Liban.

Le régiment est dissous le 26 juin 1999 dans le cadre de la restructuration et réintégration au 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP), sa garnison est Pamiers en Ariège.