Chant du feu

Père Doncoeur

Harmonisation Jean Luc d’Assas

folklore américain

Ce chant n’est probablement pas sous licence libre, et appartient à son auteur/éditeur et à ses ayants-droits. Ils doivent être précisés en tête d’article, de même que la licence

Love

Paroles de Jean-Claude Gianadda.

Unser liebe Fraue

"Unser liebe Fraue" est un chant Lansquenet du 16ème.

Les lansquenets étaient des mercenaires d’élite en majorité au service du Saint Empire Romain Germanique.

Ils se formaient en phalanges à la mode de la Gantique, hérissant leurs rangs de longues piques. Très vite ils furent extrêmement convoités par les couronnes européennes.

Les lansquenets étaient populaires grâce à leurs vêtements de couleurs chatoyantes et fantaisistes. Néanmoins ils restaient des mercenaires et n’hésitaient pas à piller et violer; comme par exemple à Rome en 1527

<ins>Traduction</ins>

1 – Notre gente Dame
De la claire source
Donnes-nous, pauvres lansquenets
Un chaud soleil !
Ne nous laisse pas mourir de froid,
Dans la taverne soyons à l’aise,
Nous allons avec des poches pleines d’argent,
elles sont vides quand nous sortons

(Refrain) Le tambour, le tambour
l’homme, l’homme, l’homme
Hi reedeereedaran, reedan,
de bon cœur
lansquenets en avant!

2 – Les tambours battent la parade,
Des bannières soyeuses claquent au vent,
Maintenant, remettons en nous à la chance
et a la divine miséricorde
Pour entrer en campagne,
Les grains mûrissent dans les champs
Le brochet chasse dans le ruisseau
Le vent chaud de Geldern
Jusqu’au Berg op zum

3 – On avale la poussière en marchant
Nos poches sont vides
L’empereur avale toute la Flandre
Que cela lui fasse grand bien.
En conquérant des pays
Il pense à conquérir le monde
J’ai une femme à la maison
Qui pleurera si je meurs

4 – La mort monte un cheval noir de charbon
Et porte une capuche cachant son visage
Quand les lansquenets défilent
Son cheval galope à ses côtés

Les fêtes de Mauléon

La célèbre chanson « Les fêtes de Mauléon » a vu le jour dans les années 1950, lors d’un concours organisé par la Lyre Mauléonnaise. Elle est l’œuvre de Pierre Bordaçarre, poète paysan originaire de Trois-Villes, connu sous le nom d’Etxahun Iruri au Pays Basque. Cet auteur-compositeur, parmi les plus talentueux de son époque, a marqué la culture basque avec cette chanson festive.

Dans les années 1970, le groupe vocal mauléonais « Festara » a intégré ce chant dans son répertoire et l’a popularisé à l’occasion du passage du Tour de France à Mauléon, où il assurait l’animation. Le public s’est rapidement approprié la mélodie entraînante et les paroles, symbole de l’esprit festif du Pays Basque.

La notoriété de la chanson a pris une nouvelle dimension en 1971, lorsque Jacques Chancel, préparant son émission télévisée « Le grand échiquier », entendit la chanson grâce à deux amis. Séduit, il invita le groupe à participer à l’émission en janvier 1972, aux côtés de Georges Brassens.

Depuis, « Les fêtes de Mauléon » résonne dans tous les stades de rugby, en France, en Navarre, et à l’étranger, devenant un incontournable des troisièmes mi-temps animées et des événements festifs.

Kimiad ar soudard yaouank

Kimiad ar soudard yaouank (« L’adieu du jeune soldat ») est une chanson bretonne de Prosper Proux (XIXe siècle), également désignée par son premier vers Ma c’halon a zo frailhet1. Le titre présente des variantes : Kimiadou – d’ar/eur/ur – zoudart/zoudard – iaouank/yaouanc/iaouankiz, ou Kimiad eur c’honscrit pour « conscrit ». Il est réduit à Kimiad pour la version d’Alan Stivell.

Prosper Proux (né en 1812 à Poullaouen, mort en 1873 à Morlaix), publie un premier recueil de chansons en 1838. Le succès est énorme mais une certaine gauloiserie (gaillardise) choque le clergé. Proux est un moment percepteur à Guerlesquin et à Saint-Renan mais il doit démissionner. Il finit par trouver une place de représentant en vins grâce à Jean Pierre Marie Le Scour. Il fréquente les bardes du moment, en particulier Luzel. Sa réputation un peu sulfureuse lui vaut des relations plutôt distantes de la part de La Villemarqué. Prosper Proux fut un compositeur atypique pour l’époque et plusieurs études biographiques ont été réalisées à son sujet.

Il édite la chanson dans un livret de chansons paru en 1838. Il lui a parfois été reproché de s’être contenté de remettre en forme un texte existant2. Entre 1862 et 1876, J. Haslé le publie sous feuilles volantes à Morlaix.