Oh revenez-y toutes

Origine : Charles Guillon, Chants populaires de l’Ain.
Unser liebe Fraue

"Unser liebe Fraue" est un chant Lansquenet du 16ème.
Les lansquenets étaient des mercenaires d’élite en majorité au service du Saint Empire Romain Germanique.
Ils se formaient en phalanges à la mode de la Gantique, hérissant leurs rangs de longues piques. Très vite ils furent extrêmement convoités par les couronnes européennes.
Les lansquenets étaient populaires grâce à leurs vêtements de couleurs chatoyantes et fantaisistes. Néanmoins ils restaient des mercenaires et n’hésitaient pas à piller et violer; comme par exemple à Rome en 1527
<ins>Traduction</ins>
1 – Notre gente Dame
De la claire source
Donnes-nous, pauvres lansquenets
Un chaud soleil !
Ne nous laisse pas mourir de froid,
Dans la taverne soyons à l’aise,
Nous allons avec des poches pleines d’argent,
elles sont vides quand nous sortons
(Refrain) Le tambour, le tambour
l’homme, l’homme, l’homme
Hi reedeereedaran, reedan,
de bon cœur
lansquenets en avant!
2 – Les tambours battent la parade,
Des bannières soyeuses claquent au vent,
Maintenant, remettons en nous à la chance
et a la divine miséricorde
Pour entrer en campagne,
Les grains mûrissent dans les champs
Le brochet chasse dans le ruisseau
Le vent chaud de Geldern
Jusqu’au Berg op zum
3 – On avale la poussière en marchant
Nos poches sont vides
L’empereur avale toute la Flandre
Que cela lui fasse grand bien.
En conquérant des pays
Il pense à conquérir le monde
J’ai une femme à la maison
Qui pleurera si je meurs
4 – La mort monte un cheval noir de charbon
Et porte une capuche cachant son visage
Quand les lansquenets défilent
Son cheval galope à ses côtés
Il était une dame Tartine

Texte établi par Jean-Baptiste Weckerlin, Garnier, 1870 (p. 22-23).
Les fêtes de Mauléon

La célèbre chanson « Les fêtes de Mauléon » a vu le jour dans les années 1950, lors d’un concours organisé par la Lyre Mauléonnaise. Elle est l’œuvre de Pierre Bordaçarre, poète paysan originaire de Trois-Villes, connu sous le nom d’Etxahun Iruri au Pays Basque. Cet auteur-compositeur, parmi les plus talentueux de son époque, a marqué la culture basque avec cette chanson festive.
Dans les années 1970, le groupe vocal mauléonais « Festara » a intégré ce chant dans son répertoire et l’a popularisé à l’occasion du passage du Tour de France à Mauléon, où il assurait l’animation. Le public s’est rapidement approprié la mélodie entraînante et les paroles, symbole de l’esprit festif du Pays Basque.
La notoriété de la chanson a pris une nouvelle dimension en 1971, lorsque Jacques Chancel, préparant son émission télévisée « Le grand échiquier », entendit la chanson grâce à deux amis. Séduit, il invita le groupe à participer à l’émission en janvier 1972, aux côtés de Georges Brassens.
Depuis, « Les fêtes de Mauléon » résonne dans tous les stades de rugby, en France, en Navarre, et à l’étranger, devenant un incontournable des troisièmes mi-temps animées et des événements festifs.
Kimiad ar soudard yaouank

Kimiad ar soudard yaouank (« L’adieu du jeune soldat ») est une chanson bretonne de Prosper Proux (XIXe siècle), également désignée par son premier vers Ma c’halon a zo frailhet1. Le titre présente des variantes : Kimiadou – d’ar/eur/ur – zoudart/zoudard – iaouank/yaouanc/iaouankiz, ou Kimiad eur c’honscrit pour « conscrit ». Il est réduit à Kimiad pour la version d’Alan Stivell.
Prosper Proux (né en 1812 à Poullaouen, mort en 1873 à Morlaix), publie un premier recueil de chansons en 1838. Le succès est énorme mais une certaine gauloiserie (gaillardise) choque le clergé. Proux est un moment percepteur à Guerlesquin et à Saint-Renan mais il doit démissionner. Il finit par trouver une place de représentant en vins grâce à Jean Pierre Marie Le Scour. Il fréquente les bardes du moment, en particulier Luzel. Sa réputation un peu sulfureuse lui vaut des relations plutôt distantes de la part de La Villemarqué. Prosper Proux fut un compositeur atypique pour l’époque et plusieurs études biographiques ont été réalisées à son sujet.
Il édite la chanson dans un livret de chansons paru en 1838. Il lui a parfois été reproché de s’être contenté de remettre en forme un texte existant2. Entre 1862 et 1876, J. Haslé le publie sous feuilles volantes à Morlaix.
Au camp

Ce chant scout illustre de manière poétique et humoristique l’esprit d’aventure et de camaraderie propre au scoutisme.
Il encourage les jeunes à embrasser la vie en plein air, à apprécier la beauté de la nature et à surmonter les petits inconvénients avec légèreté.
Les paroles soulignent l’idée que le scoutisme offre une expérience riche et épanouissante, tout en mettant en avant l’importance du dépassement de soi et de l’ouverture d’esprit.
L’humour présent dans les couplets ajoute une touche ludique, renforçant l’idée que les défis rencontrés au camp font partie intégrante de l’aventure et contribuent à forger des souvenirs mémorables.
En résumé, ce chant capture l’esprit positif et joyeux de l’aventure scoute.
An hini a garan

An hini a garan (littéralement « celui / celle que j’aime » en français, The one I love en anglais) est une gwerz (chanson bretonne) écrite par l’Abbé Jean-Baptiste Oliero (1856-1930) sur une mélodie vannetaise. Elle est harmonisée par René Abjean. Il en existe de nombreuses versions avec quelques différences.
Vagabondages

texte et musique de Marcel Corneloup (1929-2010)
Mon petit lapin a bien du chagrin

1 – Mon petit lapin a bien du chagrin,Il ne saute plus dans son p’tit jardin. (bis) (Refrain) Saute, saute, saute, mon petit lapin.Danse, danse, danse, dans ton p’tit jardin.Saute, saute, saute, mon petit lapin.Et dépêche-toi d’embrasser quelqu’un. 2 – Mon petit lapin a bien du chagrin,Il ne mange plus au fond du jardin. (bis) […]
Le chant du départ

Paroles de Marie-Joseph Chénier, musique de Étienne Nicolas Méhul.
Ce chant est exécuté pour la première fois le 14 juillet 1794. Il est distribué à 18 000 exemplaires aux 14 armées de la République. Appelé le « frère de La Marseillaise » par les soldats de l’an II, le Chant du Départ (que Napoléon préférait à La Marseillaise) est devenu l’hymne national du Premier Empire. C’était avant tout une chanson de la Révolution.