PORTUGAL – A PORTUGUESA
MEXIQUE – HIMNO NACIONAL MEXICANO

Les paroles de l’hymne national, qui évoquent les combats des Mexicains et la défense de la patrie en 1829 sous la conduite du général Don Antonio López de Santa Anna contre la tentative de reconquête espagnole, sont du poète Francisco González Bocanegra et furent composées en 1853.
ROYAUME UNI – GOD SAVE THE QUEEN / KING

Cet hymne est d’origine obscure, apparaissant sous forme imprimée en 1744 et connu pour la première fois pour avoir été joué au Theatre Royal, Drury Lane en 1745, avec un arrangement musical de Thomas Arne.
Sur la route de Louviers (paillard)

On ignore l’origine et l’auteur de cette célèbre chanson. Certains ont pu penser qu’elle serait liée aux corvées que devaient les habitants pour construire les routes au XVIIIe siècle. Rien n’est moins sûr. Mais la chansonnette a inspiré plusieurs auteurs, dont Aristide Bruant, qui ont ajouté des couplets à leur façon, tantôt grivois, tantôt plus contestataires sur le plan social.
Avant d’aller dormir (Complies scoute)

Magnifique « chant des complies » écrit pour la veillée. Il est la prière simple du campeur scout avant le couvre-feu.
L’homme de terrain plus proche de Dieu n’a rien à cacher : il se livre à son Créateur avec la confiance et la transparence d’un enfant. Sa prière participe naturellement à la communion des saints en s’étendant très chrétiennement jusqu’aux « méchants eux-mêmes, sans oublier nos morts »
Comment ne pas dormir la conscience claire sous la garde de ce Berger divin qui défend notre camp des rondes du malin esprit :
« Monte la garde, ô roi des guides
Afin que nous puissions demain
Ouvrir les yeux toujours limpides
Devant l’étoile du matin »
Rémi Fontaine
(citation extraite de CFC édité par le Centre Henri et André Charlier, 1988, en introduction au chant)
Source : http://choeur-montjoie.com/avant-daller-dormir
BELGIQUE – LA BRABANÇONNE

Les paroles actuelles datent de 1860. C’est le 4ème couplet qui est chanté en général.
Iruñeko ferietan

Auteur : Joanes Otsalde
Traduction française
1 – Aux foires de Pampelune,
Aux dernières (fêtes de la) Saint-Firmin,
Cent chevaux sont arrivés d’Andalousie, en troupe,
J’avais là un beau marché,
Alors qu’ils se trouvaient sur deux rangs.
2 – Il y en avait un avec un museau blanc
J’ai jeté mon dévolu sur lui
L’andalou me demanda deux pièces d’or
Dès que je lui en ai proposé la moitié
“Prends le, il est à toi”
3 – Me voilà, là-bas, tout attrapé
Regrettant mon offre
Si j’avais eu au moins l’espace de trois brebis pour m’éloigner… !
J’étais entouré d’hommes,
Comme emprisonné
4 – Seigneur, dieu du ciel !
Qu’est ce qui m’as amené ici ?
Un andalou ayant fait 7 ans de prison
me demandait sèchement :
“donnes-moi ce que tu m’as promis”.
5 – “Monsieur, je veux payer,
mais d’abord vérifier”.
“Tu n’as pas de temps pour étudier le cheval,
payes d’abord ton compte,
tu l’étudieras ensuite”.
6 – J’étais, là bas, dans une place pleine,
Au milieu de beaucoup de gens :
J’imaginais dans ce moment difficile
Que dans un autre lieu, j’aurais
poignardé cet homme.
7 – Une fois donné le compte,
Les gens se sont calmés.
Par la muselière, je pris cette jument boiteuse.
Une fois donné ce que je devais,
J’ai quitté les lieux.
8 – Après avoir laissé la belle route,
J’ai emprunté les bordures de forêts
Le cheval avait perdu un fer et un œil
Il changeait souvent de musique,
en toussant et en pétant.
9 – A la frontière de Belategi,
Je passais sans difficulté;
Je suis arrivé comme je pouvais à la rivière Urdazubi.
Le cheval tomba dans un trou d’eau,
Je le sortis avec les cordes.
10 – Tôt dans la matinée,
J’arrivais à la maison
Ma femme est venue à la porte d’entrée avec de la lumière.
Elle se mit à étudier la jument,
Car elle n’était pas trop contente.
11 – “En voilà une jument menue,
et vieille en plus,
C’est dans ça que tu as employé ce dont avait besoin la famille ?
Je vendrais pour deux sous
Le cheval et le mari !”
12 – “Tais-toi, femme;
Que le cheval ne s’en aille pas !
Le corbeau et le vautour surveillent par la porte,
Éteins, s’il te plaît, la lumière,
qu’ils ne viennent pas ici”
13 – “Tais-toi toi aussi,
sans raconter de mensonges,
Parce qu’il n’y a pas de corbeau et de vautour à la porte,
Nous sommes nous aussi
Propriétaires d’une belle étoffe.
14 – Ceux qui l’avaient vu au marché,
Voulaient me l’acheter;
Je commençais à négocier, mais ils ne m’en donnaient pas assez;
Je ne l’avais cédé,
Elle devra donner un petit.
15 – Le petit qui va naître,
Femelle ou mâle,
J’en prendrais soin, portrait craché de sa mère;
S’il devenait grand,
Quel cheval de valeur il ferait !
Eusko gudariak

Paroles : José María Garate Azkarraga
Musique : reprise de la chanson populaire basque Atzo Bilbon nengoen
Traduction : Eusko gudariak
Eusko gudariak – Les soldats basques
1 – Nous sommes les soldats basques
Pour libérer le Pays Basque.
Nous sommes prêts à verser
Notre sang pour lui. (bis)
2 – Un cri résonne.
Au-dessus des montagnes.
En avant tous les soldats
Derrière l’Ikurriña. (bis)
3 – Les fascistes arrivent et
Le Pays Basque se lève.
Allons tous les soldats
Libérer notre patrie
Guk euskaraz

Paroles : Gabriel Aresti.
1 – L’euskara était jadis un puit profond et obscur,
et vous tous à grand peine en tiriez un peu d’eau amère.
Nous parlons en basque, pourquoi pas vous ? (bis)
2 – Maintenant grâce à votre courage et à votre volonté,
l’euskara deviendra une mer immense et bleue et sera notre.
Nous parlons en basque, pourquoi pas vous ? (bis)
Gora ta gora beti

Toujours plus haut
(Refrain) Toujours plus haut,
lèves toi Labourd,
la langue basque nous fait vivre,
et qu’elle vive ! (bis)
1 – La capitale va toujours plus haut
et le Labourd est toujours écrasé.
Ce sale monde est à l’envers,
si on ne s’y conforme pas, quel péché mortel !
2 – Notre façon de vivre n’est pas normale,
houe et pelle pour labourer la terre,
quelques centimes pour notre travail…
Il est vraiment misérable le salaire des basques.
3 – On ne peut vivre ainsi dans le monde,
alors que les prix flambent dans les marchés.
A la maison on ne trouve qu’une maigre soupe
et l’huile de lampes n’est pas un dessert convenable.
4 – Ouvriers et paysans fidèles,
la rente libérale n’est pas à vous.
L’argent sale, comme les vautours,
vous jette son ombre par dessus.
5 – Les patrons n’ont pas de conscience,
ils ont sali l’écorce de notre terre.
Mais le Labourd n’est pas si servile,
il est en lutte, c’est çà l’essentiel.