Avant d’aller dormir (Complies scoute)

Magnifique « chant des complies » écrit pour la veillée. Il est la prière simple du campeur scout avant le couvre-feu.

L’homme de terrain plus proche de Dieu n’a rien à cacher : il se livre à son Créateur avec la confiance et la transparence d’un enfant. Sa prière participe naturellement à la communion des saints en s’étendant très chrétiennement jusqu’aux « méchants eux-mêmes, sans oublier nos morts »

Comment ne pas dormir la conscience claire sous la garde de ce Berger divin qui défend notre camp des rondes du malin esprit :

« Monte la garde, ô roi des guides
Afin que nous puissions demain
Ouvrir les yeux toujours limpides
Devant l’étoile du matin »

Rémi Fontaine

(citation extraite de CFC édité par le Centre Henri et André Charlier, 1988, en introduction au chant)

Source : http://choeur-montjoie.com/avant-daller-dormir

 

Iruñeko ferietan

Auteur : Joanes Otsalde

Traduction française

1 – Aux foires de Pampelune,
Aux dernières (fêtes de la) Saint-Firmin,
Cent chevaux sont arrivés d’Andalousie, en troupe,
J’avais là un beau marché,
Alors qu’ils se trouvaient sur deux rangs.

2 – Il y en avait un avec un museau blanc
J’ai jeté mon dévolu sur lui
L’andalou me demanda deux pièces d’or
Dès que je lui en ai proposé la moitié
“Prends le, il est à toi”

3 – Me voilà, là-bas, tout attrapé
Regrettant mon offre
Si j’avais eu au moins l’espace de trois brebis pour m’éloigner… !
J’étais entouré d’hommes,
Comme emprisonné

4 – Seigneur, dieu du ciel !
Qu’est ce qui m’as amené ici ?
Un andalou ayant fait 7 ans de prison
me demandait sèchement :
“donnes-moi ce que tu m’as promis”.

5 – “Monsieur, je veux payer,
mais d’abord vérifier”.
“Tu n’as pas de temps pour étudier le cheval,
payes d’abord ton compte,
tu l’étudieras ensuite”.

6 – J’étais, là bas, dans une place pleine,
Au milieu de beaucoup de gens :
J’imaginais dans ce moment difficile
Que dans un autre lieu, j’aurais
poignardé cet homme.

7 – Une fois donné le compte,
Les gens se sont calmés.
Par la muselière, je pris cette jument boiteuse.
Une fois donné ce que je devais,
J’ai quitté les lieux.

8 – Après avoir laissé la belle route,
J’ai emprunté les bordures de forêts
Le cheval avait perdu un fer et un œil
Il changeait souvent de musique,
en toussant et en pétant.

9 – A la frontière de Belategi,
Je passais sans difficulté;
Je suis arrivé comme je pouvais à la rivière Urdazubi.
Le cheval tomba dans un trou d’eau,
Je le sortis avec les cordes.

10 – Tôt dans la matinée,
J’arrivais à la maison
Ma femme est venue à la porte d’entrée avec de la lumière.
Elle se mit à étudier la jument,
Car elle n’était pas trop contente.

11 – “En voilà une jument menue,
et vieille en plus,
C’est dans ça que tu as employé ce dont avait besoin la famille ?
Je vendrais pour deux sous
Le cheval et le mari !”

12 – “Tais-toi, femme;
Que le cheval ne s’en aille pas !
Le corbeau et le vautour surveillent par la porte,
Éteins, s’il te plaît, la lumière,
qu’ils ne viennent pas ici”

13 – “Tais-toi toi aussi,
sans raconter de mensonges,
Parce qu’il n’y a pas de corbeau et de vautour à la porte,
Nous sommes nous aussi
Propriétaires d’une belle étoffe.

14 – Ceux qui l’avaient vu au marché,
Voulaient me l’acheter;
Je commençais à négocier, mais ils ne m’en donnaient pas assez;
Je ne l’avais cédé,
Elle devra donner un petit.

15 – Le petit qui va naître,
Femelle ou mâle,
J’en prendrais soin, portrait craché de sa mère;
S’il devenait grand,
Quel cheval de valeur il ferait !

Eusko gudariak

Paroles : José María Garate Azkarraga

Musique : reprise de la chanson populaire basque Atzo Bilbon nengoen

Traduction : Eusko gudariak

Eusko gudariak – Les soldats basques

1 – Nous sommes les soldats basques
Pour libérer le Pays Basque.
Nous sommes prêts à verser
Notre sang pour lui. (bis)

2 – Un cri résonne.
Au-dessus des montagnes.
En avant tous les soldats
Derrière l’Ikurriña. (bis)

3 – Les fascistes arrivent et
Le Pays Basque se lève.
Allons tous les soldats
Libérer notre patrie

Guk euskaraz

Paroles : Gabriel Aresti.

1 – L’euskara était jadis un puit profond et obscur,
et vous tous à grand peine en tiriez un peu d’eau amère.
Nous parlons en basque, pourquoi pas vous ? (bis)

2 – Maintenant grâce à votre courage et à votre volonté,
l’euskara deviendra une mer immense et bleue et sera notre.
Nous parlons en basque, pourquoi pas vous ? (bis)

Gora ta gora beti

Toujours plus haut

(Refrain) Toujours plus haut,
lèves toi Labourd,
la langue basque nous fait vivre,
et qu’elle vive ! (bis)

1 – La capitale va toujours plus haut
et le Labourd est toujours écrasé.
Ce sale monde est à l’envers,
si on ne s’y conforme pas, quel péché mortel !

2 – Notre façon de vivre n’est pas normale,
houe et pelle pour labourer la terre,
quelques centimes pour notre travail…
Il est vraiment misérable le salaire des basques.

3 – On ne peut vivre ainsi dans le monde,
alors que les prix flambent dans les marchés.
A la maison on ne trouve qu’une maigre soupe
et l’huile de lampes n’est pas un dessert convenable.

4 – Ouvriers et paysans fidèles,
la rente libérale n’est pas à vous.
L’argent sale, comme les vautours,
vous jette son ombre par dessus.

5 – Les patrons n’ont pas de conscience,
ils ont sali l’écorce de notre terre.
Mais le Labourd n’est pas si servile,
il est en lutte, c’est çà l’essentiel.

Goizean goiz jeikirik

1 – Goizean goiz jeikirik, argia gaberik,Urera joan ninduzun pegarra harturik. 2 – Jaun xapeldun gazte bat jin zautan ondotikHeia nahi nuenez urera lagunik. 3 – Nik ez nuela nahi aurera lagunik,Aita beha zagola salako leihotik. 4 – Aita beha zagola, ezetz errangatik,Pegarra joan zerautan besotik harturik. 5 – Urera ginenian, biak buruz buru,Galdigin zautan […]

Bake mina

Paroles : Peio Ospital

Traduction : http://kanta64.free.fr/chants_basques.php

Bake mina – Le mal de paix

1 – L’humanité est en mal d’amour,
la nature en mal de soin.
L’immigré a le mal de Pays,
ce Pays est en mal de Paix.

2 – Paysans ou ouvriers,
croyants ou en recherche,
par nos routes et nos rues,
soyons des acteurs de Paix.

3 – La division génère le découragement,
tandis que l’union est porteuse d’espérance.
La haine engendre la souffrance,
tandis que le pardon est libérateur.

4 – La voix du dialogue, du rapprochement,
de l’amour, de la libération,
de la justice et de la paix ?
sont toutes de voix de bonheur.

HAITI – LA DESSALINIENNE

La Dessalinienne est l’hymne national d’Haïti, adopté comme tel en 1904.

L’avocat, journaliste et lodyanseur Justin Lhérisson (1873-1907) en a écrit les paroles1 à l’occasion du centenaire de l’indépendance haïtienne, et Nicolas Geffrard a composé la musique.

L’hymne a reçu son nom en l’honneur de Jean-Jacques Dessalines (1758-1806), premier empereur d’Haïti (1804-1806) et un des « pères » de son indépendance.

En français :

1 – Pour le Pays, pour les Ancêtres,
Marchons unis, marchons unis.
Dans nos rangs point de traîtres!
Du sol soyons seuls maîtres.
Marchons unis, marchons unis
Pour le Pays, pour les Ancêtres,
Marchons, marchons, marchons unis,
Pour le Pays, pour les Ancêtres…

2 – Pour les Aïeux, pour la Patrie
Bêchons joyeux, bêchons joyeux
Quand le champ fructifie
L’âme se fortifie
Bêchons joyeux, bêchons joyeux
Pour les Aïeux, pour la Patrie
Bêchons, bêchons, bêchons joyeux
Pour les Aïeux, pour la Patrie.

3 – Pour le Pays et pour nos Pères
Formons des Fils, formons des Fils
Libres, forts et prospères
Toujours nous serons frères
Formons des Fils, formons des Fils
Pour le Pays et pour nos Pères
Formons, formons, formons des Fils
Pour le Pays et pour nos Pères.

4 – Pour les Aïeux, pour la Patrie
O Dieu des Preux, O Dieu des Preux!
Sous ta garde infinie
Prends nos droits, notre vie
O Dieu des Preux, O Dieu des Preux!
Pour les Aïeux, pour la Patrie
O Dieu, O Dieu, O Dieu des Preux
Pour les Aïeux, pour la Patrie.

5 – Pour le Drapeau, pour la Patrie
Mourir est beau, mourir est beau!
Notre passé nous crie:
Ayez l’âme aguerrie!
Mourir est beau, mourir est beau
Pour le Drapeau, pour la Patrie
Mourir, mourir, mourir est beau
Pour le Drapeau, pour la Patrie.