Les Anarchistes

Les Anarchistes est une chanson emblématique de Léo Ferré publiée en 1969 sur l’album studio L’Été 68. Elle figure aussi sur le super 45 tours éponyme enregistré au théâtre de Bobino en janvier 1969 et dans la captation quasi-intégrale de ce même récital réalisée en février 1969, publiée sur un double LP la même année.
Cette chanson est interprétée pour la première fois par Léo Ferré sur la scène de la Mutualité le 10 mai 1968, le soir de la première nuit des barricades au Quartier latin de Paris. Il la chante devant un public composé essentiellement d’anarchistes, puisqu’il s’agit du gala annuel de la Fédération anarchiste, pour qui Ferré vient chanter gratuitement chaque année depuis 1948 (une captation amateur de ce concert a été publiée en 2018 dans l’anthologie Léo Ferré : Mai 68).
Il enregistre la chanson en studio, sur un arrangement de Jean-Michel Defaye, en décembre 1968.
Cet hymne fraternel à ses compagnons de cœur sera très vite retiré par Léo Ferré de son tour de chant. Il le chantera néanmoins à nouveau et ponctuellement dans les années 1980.
Lors de sa dernière apparition sur scène, à la Fête de l’Humanité 1992 où l’a invité Bernard Lavilliers, Léo Ferré chante devant plusieurs milliers de personnes – dont de nombreux communistes et sympathisants communistes – « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » de Louis Aragon et « Les Anarchistes », comme une revendication de sa différence et un adieu, puisque c’est la dernière chanson qu’il aura chantée en public avant de décéder un an plus tard.
PARAGUAY – PARAGUAYOS, REPÚBLICA O MUERTE

Paraguayos, República o muerte est l’hymne national du Paraguay. Il est créé en 1846 sur des paroles de l’Uruguayen Francisco Acuña de Figueroa, qui a écrit aussi les paroles de l’hymne de son pays. La musique est parfois attribuée au compositeur d’origine hongroise Francisco José Debali, mais l’adaptation qui en a été faite en 1934 est due au musicien paraguayen Remberto Giménez.
RWANDA – RWANDA NZIZA

Rwanda Nziza est l’hymne national du Rwanda depuis le 1er janvier 2002. Il a remplacé Rwanda rwacu, alors en usage depuis 1962.
Version kinyarwanda :
Rwanda nziza gihugu cyacu
Wuje imisozi – ibiyaga n’ibirunga
Ngobyi iduhetse gahorane ishya
Reka tukurate tukuvuge ibigwi
Wowe utubumbiye hamwe twese
Abanyarwanda uko watubyaye
Berwa, sugira, singizwa iteka.
Horana Imana, murage mwiza
Ibyo tugukesha ntibishyikirwa-
Umuco dusangiye uraturanga
Ururimi rwacu rukaduhuza
Ubwenge, umutima,amaboko yacu
Nibigukungahaze bikwiye
Nuko utere imbere ubutitsa.
Abakurambere b’intwari
Bitanze batizigama…
Baraguhanga uvamo ubukombe
Utsinda ubukoroni na mpatisbihugu
Byayogoje Afurika yose
None uraganje mu bwigenge
Tubukomeyeho uko turi twese.
Komeza imihigo Rwanda dukunda
Duhagurukiye kukwitangira…
Ngo amahoro asabe mu bagutuye
Wishyire wizane muri byose
Urangwe n’ishyaka – Utere imbere
Uhamye umubano n’amahanga yose
Maze ijabo ryawe riguhe ijambo
NICARAGUA – SALVE A TI

Salve a ti est l’hymne national du Nicaragua. Il a été approuvé le 20 octobre 1939. L’auteur des paroles est Salomón Ibarra Mayorga, la musique a été adaptée par Luis Abraham Delgadillo à partir d’un psaume liturgique.
En 1918, le gouvernement nicaraguayen lance un concours ouvert à tous afin de modifier les paroles de l’hymne nationale. Un jury est composé pour l’occasion afin de choisir le texte parmi toutes les participations reçues. C’est le texte de Salomón Ibarra Mayorga, sous le pseudonyme de Rómulo, qui remporte le concours.
La musique de l’hymne provient d’un psaume du xviiie siècle, attribué au frère franciscain Castinove. Initialement en Sol Majeur, un décret de 1919 le passe en Mi Bémol Majeur pour une meilleure structure1.
SÉNÉGAL – LE LION ROUGE

Le Lion rouge, également désigné par Pincez tous vos koras, frappez les balafons, est l’hymne national du Sénégal.
Écrit par Léopold Sédar Senghor, la musique fut composée par l’ethnomusicologue français Herbert Pepper (1912-2001), également compositeur de La Renaissance, l’hymne national centrafricain. Le lion rouge est parfois joué avec des instruments tels que la kora et le balafon.
Ala kinkiri ala kunkuru

Traduction :
1 – J’ai dit, je dis et je dirais
Je ne me tairai pas :
Les jeunes filles de cette place
ne deviendront pas religieuses.
Ala kinkiri, ala kunkuru,
Ala kinkiri kunkuru kanta, (bis)
2 – Elles sont comme nous comme ça !
J’ai dit, je dis et je dirais
Je ne me tairai pas :
Les jeunes hommes de cette place
ne deviendront pas moines.
Ala kinkiri, ala kunkuru,
Ala kinkiri kunkuru kanta, (bis)
3 – Ils sont comme nous comme ça !
J’ai dit, je dis et je dirais
Je ne me tairai pas :
Tous les jeunes de cette place
se marieront un jour.
Ala kinkiri, ala kunkuru,
Ala kinkiri kunkuru kanta, (bis)
Ils sont comme nous comme ça !
COTE D’IVOIRE – L’ABIDJANAISE

L’Abidjanaise est l’hymne national de la République de Côte d’Ivoire. Adopté par la loi no 60-207 du 27 juillet 1960, son caractère d’hymne national est affirmé par l’article 29 de la constitution de la Deuxième République ivoirienne. La musique a été composée par l’abbé Pierre-Michel Pango. Les paroles sont de l’abbé Pierre-Marie Coty, paroles auxquelles le ministre Mathieu Ékra rajouta quelques modifications.
Riant au mistral (le troubadour)

A – Riant au Mistral de Provence,Bien loin dans le temps, B – Portant son luth et sa romance,Un troubadour allait chantant.
Un gai luron des Flandres

Un gai luron des Flandres est un canon belge
paroles; Jacques Douai
TURQUIE – İSTIKLÂL MARŞI

L’İstiklâl Marşı (Hymne de l’Indépendance) est l’hymne national de la République de Turquie. Elle fut rédigée par Mehmet Âkif Ersoy et adoptée officiellement le 12 mars 1921.
Pendant la guerre d’indépendance turque, la Grande Assemblée nationale de Turquie organisa un concours pour désigner un hymne patriotique dans le but de relever le moral de la population. 724 poèmes furent présentés pour le concours. L’œuvre du compositeur Ali Rıfat Çağatay fut utilisée pour l’hymne jusqu’en 1930. À cette date la composition de Osman Zeki Üngör fut adoptée. Seules les deux premières strophes sont chantées.