Bella Ciao

À propos du chant “Bella Ciao”
Le chant Bella Ciao est l’un des chants populaires les plus connus au monde, devenu un symbole universel de résistance et de liberté.
Ses origines remontent au début du XXe siècle, dans les rizières du nord de l’Italie. À cette époque, les mondine, ouvrières agricoles italiennes, chantaient pour exprimer leur fatigue et leur révolte face aux conditions de travail épuisantes.
Cependant, c’est pendant la Seconde Guerre mondiale que Bella Ciao prend tout son sens et devient l’hymne des partisans italiens, ces résistants qui luttaient contre le fascisme et l’occupation nazie.
Ses paroles racontent la lutte, le courage et le sacrifice pour la liberté, et sont devenues un cri d’union face à l’oppression.
De l’Italie à la France, en passant par l’Espagne et l’Amérique latine, ce chant a transcendé les frontières pour devenir une référence mondiale de la résistance.
Aujourd’hui encore, Bella Ciao est entonné lors de manifestations, commémorations et événements culturels, et son message demeure universel : vivre libre ou mourir pour la liberté.
Histoire et signification de Bella Ciao
Des rizières italiennes à la Résistance
À l’origine, Bella Ciao était un chant de travail des mondine, ces femmes courageuses qui travaillaient dans les rizières de la plaine du Pô.
Elles y exprimaient la dureté de leurs conditions et leur désir d’émancipation.
Pendant la Résistance italienne (1943-1945), les paroles ont été transformées pour devenir un chant de lutte contre le fascisme.
Le refrain “O bella ciao, bella ciao” est devenu un cri de ralliement des partisans, symbole de la liberté conquise au prix du sang.
Un hymne mondial de résistance
Après la guerre, Bella Ciao a été traduit dans des dizaines de langues et repris dans de nombreux mouvements sociaux et politiques à travers le monde.
Son message de solidarité, de courage et de justice continue d’inspirer les générations d’aujourd’hui.
De la Résistance à la culture populaire
L’intégration de Bella Ciao dans la série espagnole La Casa de Papel a ravivé son succès mondial.
Le chant est ainsi passé du statut d’hymne révolutionnaire à celui de symbole culturel universel, porteur d’un message de liberté et d’insoumission.
Sur la route de Dijon

Sur la route de Dijon est une marche militaire du XVIIe siècle ou XVIIIe siècle, devenue très populaire en France au XIXe siècle. Elle est reprise par les militaires pendant les guerres coloniales.
Elle a été interprétée en 1958 par les Quatre Barbus et Lucienne Vernay. En 1984, Dorothée la reprend dans le volume 4 de son album Le jardin des chansons.
Georges Brassens, dans La route aux 4 chansons, fait référence à Sur la route de Dijon, ainsi qu’à Sur le pont d’Avignon, Dans les prisons de Nantes, et Auprès de ma blonde, trois autres chansons traditionnelles françaises.
Le vieux chalet

Le Vieux Chalet est une chanson suisse écrite par l’abbé Joseph Bovet.
Selon l’historien local Gaston Castella, la dernière strophe de la chanson dans laquelle un certain « Jean » reconstruit le chalet « plus beau qu’avant » ferait référence au Conseiller fédéral Jean-Marie Musy, également gruyèrien et contemporain de l’auteur. Cette thèse est toutefois démentie par Patrice Borcard, historien et auteur d’une biographie de l’abbé Bovet.
Patrice Borcard note par ailleurs la valeur symbolique des paroles du chant durant la Seconde Guerre mondiale qui voit le chant adopté, en France, à la fois par la Résistance et par la Collaboration
Auteur : Joseph Bovet
Écrit en : 1911
La Blanche Hermine

La Blanche Hermine, composée par Gilles Servat en 1970, est un hymne en l’honneur de l’identité bretonne. Elle appelle à la lutte armée contre les Français, considérés comme des oppresseurs. Le signe du ralliement est l’hermine, emblème héraldique de la Bretagne et dont les caractéristiques (blancheur, symbole en forme de croix) et l’histoire (blason du duché de Bretagne, indépendant) font un symbole de pureté et d’intégrité culturelle, mais aussi d’indépendance.
Le texte de la chanson fait allusion à divers moments de l’histoire de la Bretagne : les citadelles de Clisson et de Fougères ont été utilisées lors des guerres féodales opposant Bretons et Français autour du XVème siècle, tandis que les paysans qui se lancent dans une guerre d’embuscades semblent plutôt se référer à la Chouannerie pendant la Révolution. On y retrouve encore d’autres détails de la culture bretonne comme la mouette et les marins, l’ajonc ou les bocages.
Cette chanson est un hymne à la sauvegarde du patrimoine breton, et est à présent très profondément ancré en Bretagne dont il est s’est imposé comme hymne non officiel, mais sa célébrité la fait sortir du simple cadre régional et indépendantiste. L’intention revendicatrice de l’auteur est souvent édulcorée voire oubliée, comme le montre la substitution très courante de « la guerre aux Francs » par « la guerre au front« . Son rythme entraînant l’a par ailleurs fait rentrer dans le répertoire des chants de marche militaires, au point que la Blanche Hermine est couramment considérée autant comme un chant militaire que comme un chant breton.
Pour nos morts (Les épis mûrs)

Auteur : Les paroles originales de ce chant sont de Charles Péguy (extraites d’un poème en quatrains, Eve)
Compositeur : La mélodie est de Jehan ALAIN (1911-1940)
Souvenirs qui passent

Musique Hans Hertel
Paroles François Lebouteux
Écrit en 1914 (musique)
Ce chant reprend l’air d’un Volklied allemand composé en 1914, intitulé « Die blauen Dragoner » (les dragons bleus), chant de la mouvance des Wandervogel. Il en existe aussi une version militaire, au titre identique, dont le premier couplet est presque identique à celui de la version scoute, mais dont le reste en diffère totalement.
On entend plusieurs variantes de ce chant, notamment « mon copain » qui peut être « mon ami » ou « mon CP ». Au 4° couplet, « aux copains prisonniers » est souvent « aux chrétiens prisonniers ».
© Les Presses d’Ile de France
Si vous êtes titulaire des droits sur ce chant et désirez qu’il soit retiré, veuillez nous contacter.
Source : https://fr.scoutwiki.org/Souvenirs_qui_passent
Les Anarchistes

Les Anarchistes est une chanson emblématique de Léo Ferré publiée en 1969 sur l’album studio L’Été 68. Elle figure aussi sur le super 45 tours éponyme enregistré au théâtre de Bobino en janvier 1969 et dans la captation quasi-intégrale de ce même récital réalisée en février 1969, publiée sur un double LP la même année.
Cette chanson est interprétée pour la première fois par Léo Ferré sur la scène de la Mutualité le 10 mai 1968, le soir de la première nuit des barricades au Quartier latin de Paris. Il la chante devant un public composé essentiellement d’anarchistes, puisqu’il s’agit du gala annuel de la Fédération anarchiste, pour qui Ferré vient chanter gratuitement chaque année depuis 1948 (une captation amateur de ce concert a été publiée en 2018 dans l’anthologie Léo Ferré : Mai 68).
Il enregistre la chanson en studio, sur un arrangement de Jean-Michel Defaye, en décembre 1968.
Cet hymne fraternel à ses compagnons de cœur sera très vite retiré par Léo Ferré de son tour de chant. Il le chantera néanmoins à nouveau et ponctuellement dans les années 1980.
Lors de sa dernière apparition sur scène, à la Fête de l’Humanité 1992 où l’a invité Bernard Lavilliers, Léo Ferré chante devant plusieurs milliers de personnes – dont de nombreux communistes et sympathisants communistes – « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » de Louis Aragon et « Les Anarchistes », comme une revendication de sa différence et un adieu, puisque c’est la dernière chanson qu’il aura chantée en public avant de décéder un an plus tard.
PARAGUAY – PARAGUAYOS, REPÚBLICA O MUERTE

Paraguayos, República o muerte est l’hymne national du Paraguay. Il est créé en 1846 sur des paroles de l’Uruguayen Francisco Acuña de Figueroa, qui a écrit aussi les paroles de l’hymne de son pays. La musique est parfois attribuée au compositeur d’origine hongroise Francisco José Debali, mais l’adaptation qui en a été faite en 1934 est due au musicien paraguayen Remberto Giménez.
RWANDA – RWANDA NZIZA

Rwanda Nziza est l’hymne national du Rwanda depuis le 1er janvier 2002. Il a remplacé Rwanda rwacu, alors en usage depuis 1962.
Version kinyarwanda :
Rwanda nziza gihugu cyacu
Wuje imisozi – ibiyaga n’ibirunga
Ngobyi iduhetse gahorane ishya
Reka tukurate tukuvuge ibigwi
Wowe utubumbiye hamwe twese
Abanyarwanda uko watubyaye
Berwa, sugira, singizwa iteka.
Horana Imana, murage mwiza
Ibyo tugukesha ntibishyikirwa-
Umuco dusangiye uraturanga
Ururimi rwacu rukaduhuza
Ubwenge, umutima,amaboko yacu
Nibigukungahaze bikwiye
Nuko utere imbere ubutitsa.
Abakurambere b’intwari
Bitanze batizigama…
Baraguhanga uvamo ubukombe
Utsinda ubukoroni na mpatisbihugu
Byayogoje Afurika yose
None uraganje mu bwigenge
Tubukomeyeho uko turi twese.
Komeza imihigo Rwanda dukunda
Duhagurukiye kukwitangira…
Ngo amahoro asabe mu bagutuye
Wishyire wizane muri byose
Urangwe n’ishyaka – Utere imbere
Uhamye umubano n’amahanga yose
Maze ijabo ryawe riguhe ijambo
NICARAGUA – SALVE A TI

Salve a ti est l’hymne national du Nicaragua. Il a été approuvé le 20 octobre 1939. L’auteur des paroles est Salomón Ibarra Mayorga, la musique a été adaptée par Luis Abraham Delgadillo à partir d’un psaume liturgique.
En 1918, le gouvernement nicaraguayen lance un concours ouvert à tous afin de modifier les paroles de l’hymne nationale. Un jury est composé pour l’occasion afin de choisir le texte parmi toutes les participations reçues. C’est le texte de Salomón Ibarra Mayorga, sous le pseudonyme de Rómulo, qui remporte le concours.
La musique de l’hymne provient d’un psaume du xviiie siècle, attribué au frère franciscain Castinove. Initialement en Sol Majeur, un décret de 1919 le passe en Mi Bémol Majeur pour une meilleure structure1.