So Elli

Auteur : L’arcusgi

TRADUCTION

1 – Enfants de ce soleil qui frappe les consciences
Et qui écrivent l’Histoire contre les intimidations
Frères de ce vent qui porte les espoirs
Du peuple Corse, eux sont l’essence

2 – Ils ont fait le choix de vivre pour demain
Oiseaux de nuit qui ne craignent pas de vivre cacher
À l’orée du maquis quand se dresse une main
Emmenant leur volonté au-delà des montagnes

3 – Ce sont eux
Et si toi et moi lui tendons la main
Nous sommes cent mille d’un peuple sain
Quand fleurit le maquis au début du printemps
À construire l’avenir et à semer le grain

4 – Ce sont eux et nous les maquisards et les braconniers
Feux jamais éteints de divulguer le message
En lettre de feu au mois de mai
Quand l’orée turquoise commença le voyage

5 – Ce sont eux
Sans jamais se fatiguer et jamais se reposer
Combattants d’honneur de la Sainte Liberté
Plusieurs ont disparu à la fleur de l’âge
Source et eau pure du fleuve unité

 

Sintineddi

Auteur : Canto U Populu Corsu

Traduction :

Sentinelles, sentinelles…

Tel un regard jeté sur la mer latine
Ou une main tendue aux empires du levant
Un songe maudit d’un éternel sculpteur
Ou un appel antique que plus personne n’entend …que plus personne n’entend.

Telles les voix qui furent avant l’heure,
Et les visages de pierre qui dirent encore,
Cette étrange ressemblance qui ne se voulut maure
Et l’idée qu’alors tout ici commença.

Sentinelles

Telle la main qui vint dès la première heure des temps,
Et vous dressa si haut de cet art suprême,
Le monde n’était pas encore que vous étiez déjà,
Les gardiens pétrifiés du souvenir humain.

Telle la première étreinte que vous donna le silence
Et les mystérieux savoirs, et ses chants immergés,
Du début de l’Histoire vous gardez les secrets,
D’une citadelle qui a perdu la mémoire. Sentinelles

Catena

Version corse du chant catalan "L’estaca"

Traduction

1 – Regarde ton frère:
Il est enserré par une chaine
Comme la tienne
Et les nôtres qui nous mènent.

(Refrain) Si nous tirons tous ensemble
Peut-être un jour, elle cassera
Et fera un bruit énorme, un bruit énorme,
Qui résonnera jusqu’à la mer là-bas.
Si nous tirons tous ensemble
Peut-être un jour, elle cassera
Et fera un bruit énorme, un bruit énorme,
Comme un chant de liberté.

2 – Parle à ton frère,
Il faut préparer l’avenir.
Seule une idée commune
Fait la force qui nous unit.

3 – En terre Corse,
Les gens doivent s’unir
Pour une relation commune
Qui sera notre nouvelle semence.

4 – Si nous voulons vraiment,
Qu’il n’y ait plus d’obstacles
Ni pour les uns ni pour les autres,
Et chanter sous les porches.

Canta incu me

Chant écrit par Petru Guelfucci en 1991, sur l’album Corsica.

Traduction:

1 – Que ce mot enchanté soit toujours d’allégresse
qui guérira l’amertume pour embellir ta vie

(Refrain) Chante avec moi ou applaudis
ne regarde pas autour de toi
personne ne te surveille
chante, chante, chante avec moi

2 – La joie est le meilleur médicament
Un peu de soleil au cœur vaut mieux que tempête et vent

3 – Tu auras autour de toi des gens austères
Dis leur que de bouder il n’est plus temps
Mais de chanter ou d’applaudir juste un instant j’entends leur procurer un peu de joie chante, chante, chante avec moi

4 – J’ai composé cette chanson pour effacer l’angoisse
Que tous les soucis s’envolent en une fois

La boulangère a des écus

La boulangère a des écus est une chanson de l’épicier-chansonnier Pierre Gallet. Chanson populaire du XVIIIe siècle, composée de nombreuses métaphores.

Cette chanson a donné lieu à plusieurs adaptations théâtrales homonymes. Une comédie-vaudeville en deux actes, par Emmanuel Théaulon, Gabriel et Charles Desnoyer, a été représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre des Variétés, le 3 novembre 1838, avec Gallet mis en scène dans son propre rôle. Un drame en cinq actes et six tableaux de Jules de Prémaray fut donné au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 24 novembre 1855, suivi d’un opéra-bouffe de Jacques Offenbach, Henri Meilhac, Ludovic Halévy représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre des Variétés, le 19 octobre 1875.

La butte rouge

Sublime chanson composée après la Grande Guerre (1922) par Gaston Montéhus, en référence à la butte Bapaume. A été chantée notamment par Montand, Marc Ogeret, Renaud, Zebda…

La butte de Bapaume, en Champagne (et non la Butte Montmartre comme peut le laisser croire le premier couplet) est devenue, grâce à cette chanson, un lieu de commémoration, le Douaumont des pacifistes

Versu te

Auteur : L’albinu

TRADUCTION

1 – Je viens vers toi
Montagne immaculée
Je viens vers toi
Je la porte en moi
L’envie de vivre avec toi
Je viens vers toi
Pour découvrir cette source
De vie et d’amour
Je vais donner aux gens
Le désir de vivre avec toi

(Refrain) Comme l’oiseau blessé
Qui ne peut plus voler
Comme un peuple unis
Qui ne peut plus vivre
Qui ne peut plus vivre sans toi

2 – La colombe blanche
De rouge est tachée
Le peuple est fatigué
De sa souffrance
Mais il vient vers toi
Il vient vers toi
Contre l’aliénation
Il vient vers toi
Pour la Nation Corse
Qui sera libérée avec toi

3 – Ô ma chère montagne
Pour le nom que tu portes
Tant et tant de peuples
Pleurent leurs morts
Mais nous venons vers toi
C’est ce nom qui retentit
C’est ce nom que l’on porte
Ton nom n’est pas faux
Tu t’appelles Liberté

Berceuse

1941. Interprété notamment par Lucienne Boyer.

Passez pompons : farandole et pont

Cette chanson n’a pas de sens, sauf si l’on sait qu’elle est à l’origine une chanson occitane qui dit "passez par le pont, les charretons". Le passage au français s’est effectué en adoptant les mots les plus proches phonétiquement des originaux, "pel pont" (par le pont) est devenu "pompons" et "carrilhons" (charretons) est devenu "carillons".

Source Mamalisa.

La Conduite

Les paroles ne sont sans rappeler un chant déjà bien connu répertoire français, la Piémontaise.

Chanté par Malicorne : Malicorne est un groupe de rock progressif français. Le groupe, d’abord catégorisé musique folk puis de folk rock, est formé à la fin de l’été 1973 par le couple Gabriel Yacoub (guitare acoustique et électrique, épinette des Vosges, chant) et Marie Yacoub (dulcimer, bouzouki, vielle à roue, chant) ainsi que Laurent Vercambre (violon, alto, bouzouki, psaltérion à archet, harmonium, mandoline, chant) et Hughes de Courson (guitare électrique, basse, cromorne, percussions, chant). Ils seront rejoints en septembre 1976 par Olivier Zdrzalik-Kowalski (basse, claviers, chant). Le groupe, avec ce morceau, se caractérise par ses voix moyenâgeuses si caractéristiques, ses harmonies baroques et leur attachement viscérale à l’art du conte et du patrimoine paysan français.