Paroles de

L’Olonnois

Paroles de

L’Olonnois

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1 – Je m’appelais l’Olonois
Et je fus boucanier
Sur un corsaire du roi
Je me suis enrôlé,
Mais un jour de combat, capturé et jeté
Sur une île inconnue ils m’ont abandonné.

(Refrain) Tuez-moi chiens galeux !
Le temps pour moi n’est rien !
Je ne pourrai mourir que de flèches d’indiens !
Tuez-moi chiens galeux !
Le temps pour moi n’est rien !
Je ne pourrai mourir que de flèches d’indiens !

2 – J’ai survécu dix ans, exilé du vieux monde,
Ne vivant que de pêche, de fruits et de gibier,
Je redevins sauvage telle une bête immonde,
Les tribus cannibales m’ont traqué, pourchassé.

3 – Un jour près du rivage, je vis une goélette,
Je partis à la nage pour demander asile,
Moitié mort, mi-noyé, j’ai pu sauver ma tête,
Les pirates m’accueillirent et je leur dois la vie.

4 – Depuis ce jour de grâce, je partageais leur sort,
Tuant, pillant, brûlant, et avec tant de haine,
L’équipage me suivait à la vie à la mort,
J’ai sabré tant de têtes qu’ils me firent capitaine.

5 – Libre et devenu Roi, j’avais choisi ma Reine,
La mer d’où je venais, cette mer était mienne,
Je régnais sur les gueux, repeuplant l’archipel,
De l’île de Tortuga jusqu’aux terres lointaines.

6 – Peuples des Caraïbes, des Nouvelles Amériques,
Vous êtes fils d’esclaves, n’oubliez jamais ça !
Descendants des pirates, des gueux de l’Atlantique,
Et j’étais votre Roi, on m’app’lait l’Olonois.

À propos

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer..., son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

La fille de la Recouvrance

Une chanson extrêmement touchante écrite et composée par Daniel Estève.

Des histoires d’écumeurs des mers plein le havresac, des filles comme celle de Recouvrance, il y en a dans tous les ports.

Le groupe des Marins d’Iroise est né en 1992, très exactement, lors d’une première fête brestoise des « Vieux Gréements », devenue fameuse et incontournable au fil des différentes éditions. Pour continuer le voyage, ces gars de Brest, anciens de l’arsenal pour beaucoup, au pied marin pour tous, font revivre une tradition qui n’a rien de passéiste. Ils chantent pour que les gens sachent qu’un bateau, ça vient ou revient d’ailleurs, que ça repartira bientôt à l’autre bout du monde, vers des rivages plus sucrés, des soleils plus purs ou des eaux si froides que la neige s’y pose.

Parfois, des bateaux n’ont pas la régularité ni la puissance de la mer. Ils ne reviennent jamais. C’est de cette incertitude que naît la force des chants de marins, et rares sont les lieux où tragédie et dérision se mêlent avec autant de vigueur, et d’espièglerie.

D’après un article de Frank Darcel.

 

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Muess i jetz

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 165-166

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le Chant des dockers

Le Chant des dockers fut écrit contre la guerre coloniale d’Indochine, durant laquelle les dockers français se mirent en grève pour exiger la paix au Vietnam, notamment au printemps 1950. Le chant fut écrit en 1951 par le résistant communiste Maurice Morelly (1895-1991).

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