Paroles de

L’habitant de Saint-Jean / Sainte-Barbe

Écouter sur :

L’habitant de Saint-Jean (Ou Sainte Barbe) s’en va à Montréal
La femme de l’habitant de Saint-Jean s’en va à Montréal
Le fils d’la femme de l’habitant de Saint-Jean s’en va à Montréal
Le chien du fils….
La queue du chien du fils…
Le bout d’la queue du chien du fils….
etc.

À propos

"L’habitant de Saint-Jean" est une chanson à accumulation du répertoire traditionnel franco-canadien, construite autour de la figure de l’habitant — le cultivateur québécois — partant pour Montréal. Sa structure cumulative, où chaque couplet allonge la chaîne des personnages et des objets, en fait une randonnée typique de la tradition orale du Québec, conçue pour la participation collective.

Histoire

"L’habitant de Saint-Jean" appartient au vaste répertoire des chansons à accumulation, genre solidement enraciné dans la tradition orale franco-canadienne. Sa mécanique est implacable : chaque couplet reprend et allonge la liste des protagonistes — l’habitant, sa femme, son fils, son chien, la queue du chien — avant d’en ajouter un nouveau, créant un effet comique par l’accumulation croissante des énumérations.

Le terme « habitant » est au cœur de l’identité rurale québécoise : il désigne le cultivateur établi sur une concession seigneuriale depuis les débuts de la Nouvelle-France. Cette figure incarne le paysan-colon qui constitue le tissu social des campagnes laurentiennes. Saint-Jean et Montréal forment le cadre géographique du récit, deux repères familiers pour les chanteurs de la vallée du Saint-Laurent.

Les chansons en randonnée, dites aussi « chansons à tiroir » ou « chansons cumulatives », forment un genre à part entière dans la classification de la chanson populaire francophone. Conrad Laforte, dans son Catalogue de la chanson folklorique française (PUL, 1977-1987), les répertorie comme l’une des grandes familles du fonds franco-canadien. Leur principe favorise la mémorisation collective et l’implication de tous les participants, adultes comme enfants.

Le titre alternatif « Sainte-Barbe » renvoie à une variante toponymique de la chanson, pratique courante dans la tradition orale : les chanteurs adaptaient les noms de lieux à leur propre environnement immédiat. Sainte-Barbe est une localité québécoise de la région de la Montérégie, ce qui explique la coexistence naturelle des deux versions autour d’un même air.

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Marche Lorraine

Auteurs : Jules Jouy et Octave Pradel- Louis Ganne
Date : 1892

Chant écrit en 1892 pour la venue à Nancy du Président Sadi Carnot.

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Complainte sur la machine infernale

Chant composé après l’attentat de la rue Saint-Nicaise (24 décembre 1800) qui visait Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul.

Cet attentat est aussi nommé "conspiration de la machine infernale". Contrairement à ce que disent les paroles, le procédé utilisé n’est pas d’invention nouvelle : une "machine infernale" a été fabriquée aux Pays-Bas au XVIème siècle contre les Espagnols.

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