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Feuille n° 1160 Paroles, partition, histoire et enregistrements

Les cornemuses

« Les Cornemuses » est un canon vocal à trois voix du répertoire traditionnel français, régulièrement transmis dans les écoles et les mouvements de jeunesse. Il met en scène le souvenir persistant…

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3 couplets
Chants de France · Feuille n° 1160

Les cornemuses

Canon :

1

Depuis l’été dernier j’entends les cornemuses,
Je les entends chanter toute la journée.

2

Je les entends, je les entends, Je les entends toute la journée

3

Ouin, ouin, ouin, ouin, ouin, ouin, ouin, ouin

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D’où vient ce chant

« Les Cornemuses » est un canon vocal à trois voix du répertoire traditionnel français, régulièrement transmis dans les écoles et les mouvements de jeunesse. Il met en scène le souvenir persistant du son des cornemuses à travers une structure répétitive et humoristique, dont la troisième voix imite directement le bourdon de l’instrument par onomatopée.

Histoire

« Les Cornemuses » appartient à la famille des canons pédagogiques simples, forme polyphonique par excellence de l’enseignement choral français. Dans un canon, chaque voix reprend le même thème à intervalles décalés, créant un effet d’écho naturel sans nécessiter de parties harmoniques distinctes — ce qui en fait un exercice idéal pour les chorales scolaires et les groupes de jeunesse.

Le texte du chant est construit sur une répétition volontairement obsédante : le narrateur entend les cornemuses « toute la journée » depuis l’été précédent, comme une ritournelle dont il ne peut se défaire. La troisième voix, réduite à la suite de « ouin, ouin, ouin », transcrit par onomatopée le timbre nasillard et continu du bourdon de l’instrument, transformant les chanteurs eux-mêmes en cornemuses.

La cornemuse, souvent associée dans l’imaginaire collectif aux traditions celtiques et écossaises, est en réalité bien présente dans plusieurs régions de France : le biniou en Bretagne, la cabrette en Auvergne et la cornemuse du Centre (Berry, Bourbonnais, Nivernais) témoignent d’une tradition d’aérophones à anche vivace sur le territoire. Ce canon popularise avec légèreté un instrument ancré dans le patrimoine rural français.

Absent des grands recueils de chansons populaires du XIXe siècle (Du Mersan, Weckerlin), ce canon courte durée s’est vraisemblablement diffusé par voie orale et scolaire au cours du XXe siècle, intégrant progressivement les carnets de chants scouts et les manuels d’éducation musicale sans qu’un auteur unique n’en ait revendiqué la paternité.

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