Paroles de

Le Grand Valet

Paroles de

Le Grand Valet

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1 – A Nantes, petit village, le roi envoie-t-un valet (bis)
Il n’aura rien d’autre à faire, en fermant la barrière
Les moutons du roi garder, grand valet de son palais.

2 – Il n’aura rien d’autre à faire, les moutons du roi garder (bis)
Avant que le valet vienne, en fermant la barrière
Les moutons allaient manger, dans les champs et prés salés.

3 – Avant que le valet vienne, les moutons allaient manger (bis)
Le valet en grand ombrage, en fermant la barrière
Vit qu’il y avait du danger pour les moutons dans ces prés.

4 – Le valet en grand ombrage vit qu’il y avait du danger (bis)
La pâture où il les mène, en fermant la barrière,
La Loire passe à côté, grand valet de son palais.

5 – La pâture où il les mène, la Loire passe à côté (bis)
Il n’y passe pas grand-chose, en fermant la barrière
Quatre chalands par année, grand valet de son palais.

6 – Il n’y passe pas grand-chose, quatre chalands par année (bis)
Dans ces prés l’herbe elle est jaune, en fermant la barrière
Au printemps comme en été, grand valet de son palais.

7 – Dans ces prés l’herbe elle est jaune, au printemps comme en été. (bis)
Les moutons n’y chantent guère, en fermant la barrière,
Qu’en regrettant les verts prés, grand valet de son palais.

8 – Les moutons n’y chantent guère, qu’en regrettant les verts prés. (bis)
Dedans les prés de nos pères, en fermant la barrière,
Nous avions boire et manger, grand valet de son palais.

9 – Dedans les prés de nos pères, nous avions boire et manger. (bis)
Valet, ouvre l’échalier, en fermant la barrière,
Nous voulons y retourner, dans les champs et prés salés.

10 – Valet, ouvre l’échalier, nous voulons y retourner. (bis)
Le valet se met en rire, en fermant la barrière,
J’entends les moutons pleurer, grand valet de son palais.

11 – Le valet se met en rire, j’entends les moutons pleurer. (bis)
J’ai servi le roi, mon maître, en fermant la barrière,
Toujours je le servirai, grand valet de son palais.

12 – J’ai servi le roi, mon maître et toujours le servirai. (bis)
Et même dans la grand-ville, en fermant la barrière,
Le roi m’y fera mander à Paris dans son palais.

13 – Et même dans la grand-ville, le roi m’y fera mander (bis)
A Nantes, petit village, en fermant la barrière,
Viendra-t-un nouveau valet, grand valet de son palais.

14 – A Nantes, petit village, viendra-t-un nouveau valet (bis)
Il n’aura rien d’autre à faire, en fermant la barrière,
Les moutons du roi garder, grand valet de son palais.

À propos

Composée sur un rythme de ronde de l’Oust, cette chanson fait allusion au détachement arbitraire en 1972 du Pays Nantais de la Bretagne ainsi qu’aux dangers que représente pour la Basse-Loire à vocation maritime, le fait de tourner son économie vers un fleuve condamné par son ensablement.

Vae Victoribus

Auteurs : Paul Déroulède – G.Geispitz
Date : 1875

Vae victis est une expression latine signifiant « malheur aux vaincus » prononcée par le chef gaulois Brennus, qui avait vaincu Rome. Après avoir négocié le poids de la rançon en or que les gaulois exigeaient pour se retirer, les opérations de pesage commencèrent quand un sénateur romain fit remarquer que les poids utilisés dans la balance n’étaient pas bons. Brennus, furieux, ajouta alors son épée sur la balance du côté des poids en criant sa fameuse phrase. Paul Déroulède dans son ouvrage "Les chansons du soldat" reprend ici cette célèbre phrase latine en la tournant contre les prussiens : Malheur aux vainqueurs !

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Bei Strassburg am Rhein 1870

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 288

Collecté à Eckirch en 1875.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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La Blanche Hermine

La Blanche Hermine, composée par Gilles Servat en 1970, est un hymne en l’honneur de l’identité bretonne. Elle appelle à la lutte armée contre les Français, considérés comme des oppresseurs. Le signe du ralliement est l’hermine, emblème héraldique de la Bretagne et dont les caractéristiques (blancheur, symbole en forme de croix) et l’histoire (blason du duché de Bretagne, indépendant) font un symbole de pureté et d’intégrité culturelle, mais aussi d’indépendance.

Le texte de la chanson fait allusion à divers moments de l’histoire de la Bretagne : les citadelles de Clisson et de Fougères ont été utilisées lors des guerres féodales opposant Bretons et Français autour du XVème siècle, tandis que les paysans qui se lancent dans une guerre d’embuscades semblent plutôt se référer à la Chouannerie pendant la Révolution. On y retrouve encore d’autres détails de la culture bretonne comme la mouette et les marins, l’ajonc ou les bocages.

Cette chanson est un hymne à la sauvegarde du patrimoine breton, et est à présent très profondément ancré en Bretagne dont il est s’est imposé comme hymne non officiel, mais sa célébrité la fait sortir du simple cadre régional et indépendantiste. L’intention revendicatrice de l’auteur est souvent édulcorée voire oubliée, comme le montre la substitution très courante de « la guerre aux Francs » par « la guerre au front« . Son rythme entraînant l’a par ailleurs fait rentrer dans le répertoire des chants de marche militaires, au point que la Blanche Hermine est couramment considérée autant comme un chant militaire que comme un chant breton.

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