Paroles de

Le domino rose

Paroles de

Le domino rose

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1 – Sam’di dernier,
J’étais au bal
J’étais passionné par la danse
Aussitôt j’invite à danser
Une jeune fille dont ch’ fis connaissance
Elle avait un beau domino
Doublé garni de satin rose
C’était la déesse du prado
Ah mes amis la belle rose

2 – Et tout en dansant
je lui dit belle enfant,
turlu turlu tutu,
turlu turlu tutu
Vous avez le visage charmant,
turlu, turlu, turlu tutu

3 – Bref nous passions à la polka
Elle s’appuya sur mon épaule
avec impatience déjà
J’entendis ses premières paroles
Pour satisfaire à ses désirs
je lui dit oh ma douce belle
veux tu venir te rafraichir
pour écouter j’prêtais l’oreille

4 – Elle me répondit de sa plus douce voix,
turlu turlu tutu,
turlu turlu tutu
avec plaisir tous les jours je bois,
turlu, turlu, turlu tutu

5 – Enfin j’devins son amoureux
je lui dit ma petite mignonne
nous allons diner tous les deux
elle accepta la p’tite friponne
Alors tous deux dans un salon
après avoir bu le champagne
relève ton blanc capuchon
dis je à ma divine compagne

6 – Elle ne me répondit pas car elle dormait,
turlu turlu tutu,
turlu turlu tutu
le champagne avait fait son effet,
turlu, turlu, turlu tutu

7 – Pour ne point troubler son sommeil
je voulu voir son blanc visage
pour ne point hâter son réveil
je voulus voir son blanc corsage
je soulevai son capuchon
je fis quatre pas en arrière
j’en failli perdre la raison
j’étais aux pieds de ma belle mère

8 – ah si vous m’aviez vu courir les escaliers,
turlu turlu tutu,
turlu turlu tutu
j’ crois bien même ch’ui parti sans payer,
turlu, turlu, turlu tutu

À propos

Chantée lors des repas de famille, si quelqu’un en sait plus merci de contribuer !

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La Marseillaise de la Commune

Auteurs : Jules FAURE
Date : Septembre 1871 (Marseille)

La Commune a été proclamée le 26 mars 1871. La Marseillaise a été reprise durant tout le XIXème siècle comme chant de lutte pour la liberté. Voir à ce sujet les Marseillaises de la révolution de 1848.

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Lou festin dai rangou

Chaque année, le 5ème dimanche de Carème, avait lieu à Saint-Pierre-d’Arène, un bal que l’on disait "des boiteux" puisque ce quartier, étant tout proche du centre ville, même eux pouvaient s’y rendre à pied.

Cette chanson du début du XXème, fut écrite par Louis Genari, porteur de la cigale d’argent du Félibrige grâce au titre de "mestre en Gai Sabé" (maître en gai-savoir).

<ins>Traduction – </ins>Le festin des boiteux

1 – À Nice il y a un petit festin
Et les gens n’y manquent pas
Parce que, comme il est ici voisin,
Y vont même les boiteux,
En boitant,
Dalin, dalan,
Et chacun peut les voir,
Soit au bord de mer ou sur le grand chemin,
En boitant,
Dalin, dalan.
Ils s’en vont jusqu’à Saint-Pierre
Et sitôt au festin
Aussitôt ils sont en train.

2 – Quel grand plaisir, rien qu’en entrant,
De voir les demoiselles
Et, comme ce n’est qu’une fois par an,
Se trient les plus belles,
En boitant,
Dalin, dalan,
On parle, on courtise.
Pour se faire bien vouloir, d’amour il faut bien parler,
En boitant,
Dalin, dalan.
La langue sans engelure
A vite fait oublier
La jambe qui ne va pas.

3 – Du reste, si vous le remarquez,
Où est la différence ?
Ils peuvent danser, puisqu’à son (leur) pas
Elles font déjà la révérence !
En boitant,
Dalin, dalan,
Grelottante et sauteuse,
Et aussi polka, mazurka accouplent les galants,
En boitant,
Dalin, dalan,
Serrés à la danseuse.
Quand c’est la valse qu’ils font,
Ils partent tous en tournant !

4 – Pour plaire et rafraîchir, du coup,
Les gentilles ballerines,
Ils vont chercher tout ce qui se peut
Aux vendeuses voisines.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils portent de la limonade,
Des échaudés, du nougat, de la fougasse et des raisins doux.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils offrent la courge,
Rafraîchissement délicieux
Avec l’eau du puits.

5 – Puis, quand tombe le soir,
Pour reprendre de l’élan,
Sous la tonnelle de Laurent
Ils s’assoient, gais convives.
En boitant,
Dalin, dalan,
(C’est l’hôte qui clopine)
On leur porte « pain mouillé », lapin sauté, omelette,
En boitant,
Dalin, dalan,
Jusque la tourte de blette.
Avec une bouteille de Bellet,
Tout glisse [tout] seul !

6 – Et quand enfin il faut se quitter,
Au refrain [de l’air] du « Festin des aulnes »,
Ils pendent, pour pouvoir se guider,
Au bâton la lanterne.
En boitant,
Dalin, dalan,
Sans que jamais ils ne se poussent,
Tous s’en retournent contents, des échaudés sur la poitrine,
En boitant,
Dalin, dalan,
Seuls ou bien… mais chut !…
Que quand il est minuit
Il n’y a pas de boiteux au lit

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Amerika Lied

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, page 79

Collecté à Fellering en 1937.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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