Paroles de

Le Bon Roi Dagobert

Écouter sur :

1 – Le bon roi Dagobert
A mis sa culotte à l’envers
Le bon Saint-Éloi
Lui dit : ô mon roi !
Votre Majesté
Est mal culottée
C’est vrai, lui dit le roi
Je vais la remettre à l’endroit

2 – Le bon roi Dagobert
Avait un grand sabre de fer
Le bon Saint-Éloi
Lui dit : ô mon roi !
Votre Majesté
Pourrait se blesser
C’est vrai, lui dit le roi
Qu’on me donne un sabre de bois

3 – Le bon roi Dagobert
Chassait dans les plaine d’Anvers
Le bon Saint-Éloi
Lui dit : ô mon roi !
Votre Majesté
Est bien essoufflée
C’est vrai, lui dit le roi
Un lapin courait après moi

4 – Le bon roi Dagobert
Se battait à tort, à travers
Le bon Saint-Éloi
Lui dit : ô mon roi !
Votre Majesté
Se fera tuer
C’est vrai, lui dit le roi
Mets-toi bien vite devant moi

À propos

Le Bon Roi Dagobert est une chanson parodique française datant de la seconde moitié du xviiie siècle. Elle évoque deux personnages historiques : le roi mérovingien Dagobert Ier (vers 600–639) et son principal conseiller, saint Éloi (vers 588–660), évêque de Noyon.

<ins>Histoire</ins>

Cette chanson serait inspirée d’un air de chasse beaucoup plus ancien, La Fanfare du grand cerf. Les couplets ont été écrits au fil du temps, certaines paroles datant de la période révolutionnaire et étant probablement destinées à tourner la royauté en ridicule (le personnage moqué serait en réalité Louis XVI — que l’on trouvait nonchalant et indécis). Cependant, après le départ de Napoléon à l’île d’Elbe, les royalistes reprirent la quinzième strophe. La chanson fut donc interdite pendant les Cent-Jours. Les paroles furent appliquées plus tard à Louis XVIII à la Restauration et encore à Napoléon III. Aujourd’hui elle est considérée comme étant une chanson enfantine.

<ins>Le personnage de Dagobert</ins>

Dans la culture populaire française, Dagobert est surtout connu au travers de la chanson du Bon Roi Dagobert. Celle-ci semble datée de la Révolution française. Selon la légende, Dagobert était tellement distrait qu’il avait l’habitude de mettre ses culottes (ses braies, pantalons) à l’envers. Myope, Dagobert avait l’habitude, selon Wulfram de Strasbourg (viiie siècle), de se prendre les pieds dans les tapis et de chuter, sous les regards médusés des témoins. Bon vivant et populaire, il riait bien souvent de sa propre personne. Le respect dû au roi a fait passer sa légendaire distraction pour une simple légende.

Cette chanson, écrite sur un air de danse dit Fanfare du Cerf, n’a pas pour but de transcrire une vérité historique mais plutôt de se moquer du roi Louis XVI, connu entre autres pour sa personnalité distraite, et de la reine Marie-Antoinette, à travers ce roi ancien et mal connu.

Source : www.wikipedia.com

 

 

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Das Wirthaus am Rhein

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 173.

Collecté à Schwindratzheim en 1886.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Die schöne Müllerin

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 117.

Collecté à Dürrenbach en 1911.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Quelle est cette odeur agréable ?

Quelle est cette odeur agréable ? est un chant de Noël traditionnel écrit au XVIIe siècle. La chanson française traite de la Nativité chrétienne, et les paroles sont normalement accompagnées par la musique écrite par John Gay en 1728 pour l’Opéra du gueux.

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Les adieux suisses

« Les Adieux suisses » est une chanson qui raconte le départ d’un soldat suisse à la guerre et son amour pour sa petite amie restée en Suisse.

Il y a eu une tradition de service militaire suisse dans des armées étrangères, tradition qui perdure aujourd’hui au Vatican.

En 1515, suite à la bataille de Marignan, François Ier a signé un traité de paix perpétuelle avec les Suisses qui s’engageaient à fournir des soldats au service du Roi de France. Ce traité a été respecté jusqu’à la chute de la monarchie française en 1792. Selon les chansonniers militaires, « Les Adieux suisses » ont été chantés par les Gardes suisses lors de leur massacre aux Tuileries en 1792. La coopération de la Suisse avec la France s’est terminée en 1792.

Sous l’Empire, quatre régiments d’infanterie suisses ont été utilisés à la fois en Espagne et en Russie, et sous la Restauration, deux des huit régiments d’infanterie de la Garde Royale de 1815 à 1830 étaient composés de Suisses. En 1830, les régiments suisses ont cessé de figurer dans l’ordre de bataille de l’Armée française. Cependant, les volontaires de ces unités ont été admis dans la Légion étrangère créée en 1831 par Louis-Philippe pour le service en Algérie. « Les Adieux suisses » (également connu sous le nom de « L’Adieu suisse ») fait partie du répertoire de l’Armée française en souvenir de ces unités d’élite.

En 1983, sous le commandement du colonel Quesnot, elle est devenue la chanson de tradition du 17e Régiment du génie parachutiste alors que l’unité sortait d’une longue période d’engagements opérationnels au Liban où elle a perdu deux officiers, deux sous-officiers et onze sapeurs parachutistes. Cette chanson résume les valeurs et les sentiments auxquels les sapeurs parachutistes sont très attachés : « l’amitié, la solidarité entre compagnons de combat, la nostalgie, l’amour de sa compagne et de son pays », selon le Colonel Quesnot. « Les Adieux suisses » ont été interprétés pour la première fois officiellement par le 17e Régiment en 1983 dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, lors de l’hommage national rendu à six de leurs camarades enterrés sous les décombres d’un immeuble de Beyrouth.

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