Paroles de

La marche des tirailleurs / Chant des Turcos

Écouter sur :

1 – Six canons balayaient la plaine
Crachant la mort sur nos lignards
« Mes enfants », dit le Capitaine
« Faites moi taire ces braillards »
Cette réplique étant très nette
Les turcos froncent les sourcils
Et puis au bout de leurs fusils
Ils ajustent leurs baïonnettes

(Refrain) Les turcos, les turcos sont de bons enfants
Les turcos, les turcos sont de bons enfants
Mais il ne faut pas qu’on les gêne
Sans cela la chose est certaine
Les turcos deviennent méchants
Ça n’empêche pas le sentiments
Les turcos, les turcos sont de bons enfants

2 – Les turcos sont au moins cinquante
Et ces héros sont beaux à voir
En mourant leur bouche plaisante
Les turcos sont des français noirs
Ils sautent dans l’herbe sanglante
Allah! Ils grimpent à l’assaut
Et quand ils arrivent en haut
Les turcos ne sont plus que trente

3 – Alors sans tambours ni trompettes
On voit bondir nos tirailleurs
En un moment la place est nette
Il ne reste plus d’artilleurs
Et quand ils cessent de se battre
Les six canons se trouvent pris
Mais eux tous sanglants et meurtris
Les turcos ne sont plus que quatre

À propos

La Marche des Tirailleurs ou Chant des Turcos relate les combats de Frœschwiller le 6 août 1870.

Les Tirailleurs du 2e Régiment de Tirailleurs Algériens chargèrent les canons prussiens et furent anéantis à 90%.

Les paroles de cette marche sont attribuées à Paul Déroulède (1846-1914) et sa musique fut harmonisée par François Menichetti du 13e Régiment de Tirailleurs Algériens en 1929.

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As-tu connu le père Winslow

"As-tu connu le père Winslow" est un chant traditionnel de guindeau.

Curieuse consonance anglaise dans cette chanson pourtant bien française! Mais si le père Winselow (avec un "e") est bien un anglais, il est capitaine du navire baleinier "Le Nantais" à partir de 1817.

En 1815, la restauration et la paix avec l’Angleterre autorise la reprise du commerce avec les îles lointaines.

Les armateurs nantais, pour la plupart négriers au siècle précédant, reprennent du service. L’un d’entre eux, Thomas Dobrée dont le père s’était enrichi dans la traite, avait beaucoup voyagé en Angleterre où l’on pratiquait avec succès la pêche à la baleine.

Estimant que le commerce de l’huile avait un grand avenir, il décide d’armer un navire. Mais il n’y a plus de marins baleiniers en France depuis bien longtemps, et il fait venir un équipage anglais commandé par un certain Joseph Winseloo. En 1817, le trois-mâts "Le Nantais" appareille et revient triomphalement quatorze mois plus tard avec le produit de 27 baleines! Fort de ce succès, Dobrée fait construire d’autres bateaux, et les équipages, formés par le fameux père Winslow, deviennent français.

La chanson du père Winslow (quelques fois francisée en "Lancelot"), ainsi que sa variante "Hardi les gars, vire au guindeau", perpétue le souvenir de ce capitaine qui ne devait pas manquer de caractère. A tel point que le dernier navire baleinier français, désarmé en 1867, portait justement le nom de "Winsloo".

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Chant de la compagnie portée

Auteur/Compositeur : La musique est celle de la Marche du Colonel Bogey écrite en 1914 par le Lieutenant RICKETTS, chef de musique des Royal Marines.

Autre : On retrouve l’air de la Marche du Colonel Boggey dans le film le pont de la Rivière Kwai.

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Der Marsch der Pariser

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 276.

Collecté à Ingweiler en 1832 (mélodie), d’après une musique de Philipp Bach.
Texte collecté à Hunspach en 1853.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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