Paroles de

La fin du jour

Paroles de

La fin du jour

Écouter sur :

A  – Encore un beau jour qui fuit sans retour, dormez bien jusqu’au matin

B – Encore une beau jour qui fuit sans retour, dormez bien jusqu’au matin

C – Dormez, dormez, dormez bien jusqu’au matin

À propos

« La fin du jour » est un canon à trois voix du répertoire vocal francophone, chanté traditionnellement à la tombée de la nuit dans les veillées scoutes, les chorales et les colonies de vacances. Sa formule vespérale — invitant chaque voix à souhaiter le repos jusqu’au matin — en fait un chant de clôture idéal pour tout rassemblement collectif.

Histoire

« La fin du jour » appartient à la famille des canons vespéraux du patrimoine vocal francophone. Sa structure à trois voix décalées (A, B, C) permet de tisser une harmonie riche sans nécessiter de formation musicale poussée, ce qui explique son ancrage durable dans les rassemblements scouts, les colonies de vacances et les chorales scolaires. Ces ensembles ont fait du canon de fin de journée un rituel vocal : marquer collectivement le passage entre l’activité du jour et le repos de la nuit.

Le texte — « Encore un beau jour qui fuit sans retour, dormez bien jusqu’au matin » — s’inscrit dans une tradition poétique vespérale héritée à la fois des complies monastiques et des berceuses populaires. La répétition en canon crée un effet d’écho progressif qui renforce le recueillement propre aux veillées : chaque voix porte le même message de congé nocturne, décalé dans le temps, jusqu’à ce que toutes se rejoignent sur « dormez bien ».

Comme la plupart des canons de ce répertoire collectif, « La fin du jour » se transmet principalement par voie orale et manuscrite : copié dans des carnets de chant, passé de chef de troupe en chef de troupe ou de choriste en choriste, il appartient à ce fonds commun du patrimoine vocal où la paternité individuelle s’efface au profit de l’usage collectif. L’absence de nom d’auteur attesté est caractéristique de ce mode de diffusion informel, qui a permis à ces petits canons vespéraux de traverser les générations sans jamais appartenir à personne en particulier.

Oi gu hemen

Chant basque.

Traduction :

Nous ici,

Perdus en chemin (ter)

Souffrant de la mort

L’ombre allongée des hommes

En pleurs, le vent dans la nuit

Les arbres déracinés

C’est la mort

Nous ici…

Les pauvres nus dans la rue

À l’intérieur sans espérance

La plainte, la tristesse de la forêt

Au crépuscule

Nous ici…

La peine de l’impuissance dans l’inconnu,

Pourquoi dans l’eau ténébreuse

Le bois travaillé à grands coups

Les chemins dégagés

Nous ici…

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Rue des trois matelots

paroles et musique: Jean Francois Esmelin

De tout temps, Nantes a été le théâtre d’incroyables histoires.

Nantes qualifiée d’anti-chambre des mauvais garçons avant la Seconde Guerre mondiale a longtemps eu une réputation sulfureuse

Du côté du fameux quai de la Fosse, quai de tous les fantasmes et de toutes les aventures, quai des départs et des arrivées des marins.

A cette époque Nantes comptait quelque dix-huit maisons de tolérance.

Dans un quartier circonscrit à trois venelles mystérieuses donnant sur le quai de la Fosse :

La rue des Marins, la rue des Trois-Matelots et la rue d’Ancin.

Les maisons closes avaient pour nom «À l’Aéroplane», «Le Cyrano», «La Demi-Lune», «La Girondine», «le Vert Galant», «l’Abbaye» ou encore «La Patte de Chat».

Toutes ces enseignes lumineuses ont fini par s’éteindre une par une après la loi dite loi Marthe Richard en avril 1946.

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