Paroles de

La fête de sainte Anne

Paroles de

La fête de sainte Anne

Écouter sur :

1 – Voici la fête à Sainte Anne
Eh! courage, vivat !
Au bal déjà l’on se pavane.
Ah ! courage, vivat ! Sa, sa !
Eh ! courage, vivat !

2 – T’as pas de danseur, Mad’leine
Eh ! courage, vivat !
En voici deux, là-bas, qui viennent.
Ah ! courage, vivat ! Sa, sa !
Eh ! courage, vivat !

3. C’est le riche qui vient l’deuxième
Eh ! courage, vivat !
Ma mère, c’est le premier que j’aime.
Ah ! courage, vivat ! Sa, sa !
Eh ! courage, vivat !

4 – Ma fille, choisit le riche.
Et laisse le pauvre.

5 – Ma mère, je ne veux pas du riche.
Le pauvre est mon bien aimé.

6 – Le riche montre ses oreilles.
Le pauvre est sur mon giron.

7 – Le riche porte des chaussures de couleur.
Le pauvre n’a pas besoin de tout cela.

8 – Ma fille, suis ton destin.
Prends attention à ce que tu fais.

À propos

Chanson originaire du Nord de la France.

Der arme Hirtensohn

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 213.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le P’tit Quinquin

Quand Alexandre Desrousseaux écrit Le P’tit Quinquin en 1853, il ne compose pas seulement une berceuse ; il capte un moment de vérité du quotidien ouvrier à Lille.

Ce texte, en patois picard, met en scène une mère fatiguée qui tente de calmer son enfant pour ne pas réveiller les autres. Mais au fil des couplets, c’est tout un monde qui se dessine : un monde de privations, d’affection modeste, et d’une dignité qui ne se dit jamais tout haut.

Le chant connaît un succès fulgurant.

Il circule vite dans les cours, les usines et les cafés-concerts.

C’est que tout y parle aux gens du Nord : la langue qu’on n’entend pas dans les livres, la figure maternelle à la fois forte et résignée, et cette forme de tendresse rugueuse, sans apprêt. On l’appelle parfois la « Marseillaise lilloise« , non pas par goût de l’hyperbole, mais parce qu’il a servi de repère identitaire à une population en quête de reconnaissance.

Le P’tit Quinquin n’a pas été composé pour les enfants sages ni pour les salons. Il appartient au peuple, à ceux qui chantent pour s’accrocher, pour bercer, pour se souvenir. Il témoigne de ce que peut la musique quand elle touche juste — avec des mots simples, dans une langue qu’on croit souvent mineure, mais qui dit l’essentiel.

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