La fête de saint Nicolas, célébrée le 6 décembre, est l’une des traditions les plus vivaces du nord-est de la France. Héritée du culte de Nicolas de Myre, évêque du IVe siècle réputé pour sa générosité envers les enfants, elle est profondément ancrée en Lorraine — où la basilique de Saint-Nicolas-de-Port constitue un lieu de dévotion depuis le Moyen Âge — mais aussi en Alsace et dans le Nord.
La chanson illustre fidèlement les gestes rituels de la tradition : les enfants déposent leurs souliers devant la cheminée, rédigent une lettre de vœux et laissent un bol de blé pour l’âne du saint. Ce dernier détail, présent dans de nombreux témoignages folkloriques du XIXe siècle, évoque la figure d’un voyageur céleste qui parcourt les foyers dans la nuit du 5 au 6 décembre.
Appartenant à la tradition orale, ce chant fait partie du vaste corpus de comptines et chants populaires qui accompagnent la Saint-Nicolas dans les familles et les écoles du nord-est de la France. Son air simple et ses strophes courtes, adressées directement au saint, en font un chant aisément mémorisable, transmis de génération en génération sans auteur identifié.
La chanson demeure vivante dans les fêtes scolaires et associatives du 6 décembre, particulièrement en Lorraine, en Alsace et dans le Nord. Elle perpétue une tradition d’attente et de générosité qui précède en France l’avènement du Père Noël.