Je suis Mère d’une famille
La plus belle qu’on puisse voir;
Si l’on n’y trouve pas de filles,
Par contre les garçons fourmillent;
Ce sont les Enfants du Devoir.
IIs ont la jeunesse qui grise
Mais cherchent science et raison
Près de ceux à qui la barbe grise
Confère sagesse et maîtrise
Et tous aiment bien leur Maison.
Refrain
Sous le signe de l’Espérance,
De la Concorde et de l’Union.
bis Je suis la Mère des Compagnons,
Des Compagnons du Tour de France.
La Maison du Compagnonnage
Est I’asile de l’ouvrier
Qui veut, dès son apprentissage,
Acquérir par de longs voyages
Plus de savoir en son métier.
Il quitte la maison si chère
Où la maman sut le choyer;
Mais chez nous, il trouve des frères,
Les soins vigilants de la Mère,
La chaleur d’un nouveau foyer.
Refrain
Sous le signe de l’Espérance,
De la Concorde et de l’Union.
bis Je suis la Mère des Compagnons,
Des Compagnons du Tour de France.
Puis un jour, étant jugé digne
Par les Anciens de prendre rang,
On lui remet faveur, insigne,
Symbole de la droite ligne,
Canne et couleur de l’Aspirant.
Bagage en poche, il prend la route:
Travaille et chante, c’est son tour
Si son cœur connaît la déroute,
La Mère chassera le doute
La Mère veillera sur le Tour.
Refrain
Sous le signe de l’Espérance,
De la Concorde et de l’Union.
bis Je suis la Mère des Compagnons,
Des Compagnons du Tour de France.
Ayant terminé le périple,
Ce beau Tour qui tous nous grise,
Pour ses attirances multiples,
Il devient enfin le disciple
De Maître Jacques ou Soubise.
Mais quoi que devienne sa vie,
II gardera le souvenir
De la Maison trois fois bénie
Que jamais Compagnon n’oublie
Où toujours, il veut revenir.
Refrain
Sous le signe de l’Espérance,
De la Concorde et de l’Union.
bis Je suis la Mère des Compagnons,
Des Compagnons du Tour de France.
Un Compagnon Tailleur de pierre
Pour toutes les Mères du Tour
Ecrivit comme une prière
Ces vers et, sans plus de manières
Composa cet air sans atours.
Il nous dit, pensant à sa mère :
Vous dont l’âme est toute bonté
Acceptez cette humble chimère
Cette chanson, fleur éphémère
C’est l’hommage de La Gaieté











