Paroles de

Lorraine et France

Paroles de

Lorraine et France

Écouter sur :

1 – Sur la grand’ route d’un village
Passaient des tambours allemands
De l’école du voisinage
Revenaient les petits enfants
Devant la fanfare guerrière
Crânes, ils défilaient au pas
Lorsque l’un d’eux d’une voix fière
Dit en regardant ses soldats

(Refrain) Passez, passez, ennemis de la France
Peuples nos forts de sombres régiments
Nous grandissons et gardons l’espérance
D’arracher la Lorraine au vautours allemands

2 – Oui, pour délivrer la Lorraine
La France armera ses enfants
Votre sang rougira la plaine
Vos chairs engraisseront nos champs
Ses sommets de nos cathédrales
Tomberont vos drapeaux en deuil
Et vos rangs, fauchés de nos balles
S’aligneront pour le cercueil

3 – Les femmes de votre patrie
Chercheront vos tombeaux en vain
Ils peupleront chaque prairie
Ils combleront chaque ravin
De la vieille terre allemande
Monteront d’immenses sanglots
L’hécatombe sera si grande
Qu’elle empourprera nos ruisseaux

4 – Nos soldats, de vos capitales
Reprendront un jour le chemin
Et dans leurs marches triomphales
Vengeront Paris sur Berlin
Allez, serrez plus fort la chaîne
Brisez notre poignet sanglant
Dans notre cœur, semez la haine
Vos fils récolteront du sang

À propos

Auteur : Villemer - Collin
Date : Vers 1880

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La Paimpolaise

Parmi tous les airs associés à la ville, il en est un qui traverse les décennies : La Paimpolaise, de Théodore Botrel.

Elle est née d’un hasard, en 1895. Un chansonnier du cabaret le Chien noir, à Paris, est malade. On propose à l’inconnu dinannais de le remplacer.

En quelques heures (comme il l’indique dans ses Souvenirs d’un barde errant), il se compose « un programme nouveau ».

Parmi ces airs neufs, la Paimpolaise… qui ne soulève pas les foules. Jusqu’à ce que s’en empare Félix Mayol, un an plus tard.

La carrière de l’élégant amateur de chansons grivoises est lancée, la chanson aussi. « Évidemment, à l’époque, il n’y a pas de hit-parade, précise Pierre Tronchon. Dans les rues, des joueurs d’accordéons vendent pour trois sous des feuillets avec les paroles de chansons que l’on appelle « petits formats ». On sait que les ventes de La Paimpolaise ont explosé. »

Paimpol la commerçante, la ville des armateurs, est à l’époque plus petite que ses voisines Plourivo, Kerfot ou Kérity, plus ouvrières et agricoles. Connue pour être un des plus grands ports morutiers et de construction de goélettes de Bretagne, la petite ville en devient bientôt un emblème de toute la région, grâce à la chanson.

Pourtant, à l’époque de son écriture, Théodore Botrel n’a jamais mis les pieds à Paimpol… Pire encore, la fameuse « falaise » chantée par toute la France… n’existe pas tout à fait. Elle pourrait correspondre au surplomb sur la mer depuis Pors-Even, où à une maison de passe de Paimpol, où plus simplement à rien, sinon la rime…

En réalité, Théodore Botrel s’est inspiré du roman de Pierre Loti, pêcheur d’Islande, qu’il vient de dévorer. L’histoire d’amour entre la jeune Gaud et Yann le pêcheur se transpose dans la chanson : Un marin parti vers l’Islande, qui pense à sa belle Paimpolaise… jusqu’à périr en mer. Au départ composée sur un rythme de chasse, la musique (d’Eugène Feautrier) est ralentie au fil des ans, pour en devenir plus mélancolique, quelques couplets sont réécrits.

Théodore Botrel ne viendra qu’en 1896 à Paimpol, puis l’année suivante, chanter pour le pardon des Islandais. La chanson, par la voix de Mayol, poursuit sa carrière. Au fil des décennies, les adaptations se multiplient : La Lannionnaise, La Brestoise, la petite Liégoise (en Belgique)… 300 chansons fleurissent.

La Paimpolaise devient « la Marseillaise des Bretons », au grand dam de certains, comme l’écrivain Xavier Grall, qui y voit « l’image d’une Bretagne mièvre, sentimentale, morveuse, pitoyable ». Théodore Botrel devient « le Breton de Paris », l’homme de salons de la capitale, déraciné, colporteur de clichés.

Pierre Tronchon rétablit l’équilibre : « Certes, la chanson finit par générer des publicités, se retrouve sur des cartes postales, cahiers d’écoliers, évoquant une Bretagne fantasmée, un peu « cliché ». Mais Théodore Botrel est aussi celui qui écrit par exemple la chanson sur les petits « graviers ». Il est le seul à décrire la vie terrible des jeunes mousses de l’époque. »

Dans la chanson, il évoque le sort terrible fait aux enfants de 12 ans, enrôlés sur les bateaux, qui travaillent 20 heures par jour, loin de chez eux ; des mois durant, saoûlés d’alcool et roués de coups. « Cela, les autres chanteurs n’en parlent pas. Lui, si », insiste Pierre Tronchon.

De Botrel lui-même, puis Mayol, jusqu’à… l’animatrice de télévision Dorothée dans les années 90, la chanson a continué durant tout le siècle de porter avec elle son lot d’imaginaire sur la ville. Aujourd’hui encore, l’office du tourisme reçoit régulièrement des touristes venus leur demander « Où se trouve la falaise de la chanson ? »

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Nun, ade !

Chant de conscrits.

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 209-211

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le port de Tacoma

Le port de Tacoma est situé à Tacoma dans la banlieue sud de Seattle. 6e plus grand port à conteneurs d’Amérique du Nord, il est un des ports principaux de la côte ouest des États-Unis. Il a été créé le 5 novembre 1918.

Le Port de Tacoma est une chanson de marin d’origine américaine.

Elle fut également reprise par Hugues Aufray en 1968.

Ce chant n’est probablement pas sous licence libre, et appartient à son auteur/éditeur et à ses ayants-droits. Ils doivent être précisés en tête d’article, de même que la licence. Utiliser la page de discussion pour en parler.

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