Paroles de

Les Anarchistes

Paroles de

Les Anarchistes

Écouter sur :

1 – Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu’en Espagne on ne les comprend pas
Les anarchistes

2 – Ils ont tout ramassé
Des beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu’ils peuvent gueuler encor
Ils ont le cœur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l’âme toute rongée
Par des foutues idées

3 – Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
Qu’on ne les voit jamais que lorsqu’on a peur d’eux
Les anarchistes

4 – Ils sont morts cent dix fois
pour que dalle et pour quoi ?
Avec l’amour au poing
Sur la table ou sur rien
Avec l’air entêté
Qui fait le sang versé
Ils ont frappés si fort
Qu’ils peuvent frapper encore

5 – Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et s’il faut commencer par les coups d’pied au cul
Faudrait pas oublier qu’ça descend dans la rue
Les anarchistes

6 – Ils ont un drapeau noir
En berne sur l’espoir
Et la mélancolie
Pour trainer dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l’Amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier

7 – Qu’y’en a pas un sur cent et qu’pourtant ils existent
Et qu’ils se tiennent bien bras dessus bras dessous
Joyeux, et c’est pour ça qu’ils sont toujours debout
Les anarchistes

À propos

Les Anarchistes est une chanson emblématique de Léo Ferré publiée en 1969 sur l’album studio L’Été 68. Elle figure aussi sur le super 45 tours éponyme enregistré au théâtre de Bobino en janvier 1969 et dans la captation quasi-intégrale de ce même récital réalisée en février 1969, publiée sur un double LP la même année.

Cette chanson est interprétée pour la première fois par Léo Ferré sur la scène de la Mutualité le 10 mai 1968, le soir de la première nuit des barricades au Quartier latin de Paris. Il la chante devant un public composé essentiellement d’anarchistes, puisqu’il s’agit du gala annuel de la Fédération anarchiste, pour qui Ferré vient chanter gratuitement chaque année depuis 1948 (une captation amateur de ce concert a été publiée en 2018 dans l’anthologie Léo Ferré : Mai 68).

Il enregistre la chanson en studio, sur un arrangement de Jean-Michel Defaye, en décembre 1968.

Cet hymne fraternel à ses compagnons de cœur sera très vite retiré par Léo Ferré de son tour de chant. Il le chantera néanmoins à nouveau et ponctuellement dans les années 1980.

Lors de sa dernière apparition sur scène, à la Fête de l’Humanité 1992 où l’a invité Bernard Lavilliers, Léo Ferré chante devant plusieurs milliers de personnes - dont de nombreux communistes et sympathisants communistes - « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » de Louis Aragon et « Les Anarchistes », comme une revendication de sa différence et un adieu, puisque c’est la dernière chanson qu’il aura chantée en public avant de décéder un an plus tard.

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L’alphabet scout

Parmi les chants scouts les plus emblématiques pour animer les veillées, L’Alphabet scout occupe une place de choix. Ce chant scout est aussi un excellent chant de marche. Très apprécié dans les troupes Scouts de France et Éclaireurs Unionistes, ce chant descend d’un air belge ancien Les paroles attribuées à Renard Joyeux d’après le chansonnier Le Coq (1944). Il propose une version humoristique et dynamique de l’alphabet, chaque couplet se terminant par la même lettre : A… B… C…, jusqu’à U, V, X, Z (on zappe W et Y).

Ex. :

Un jour la troupe campa… A A A

Le chef s’mit à crier… E E E

Les pinsons dans leur nid… I I I

Chaque trio de vers illustre un instant de vie scoute (pluie, chasse, repas improvisé), et la fin de couplet déclame la lettre correspondante. Cette structure simple mais efficace permet aux jeunes scouts de travailler la mémoire, le rythme collectif et l’esprit d’équipe, tout en s’amusant.

L’Alphabet scout est souvent adapté en remplaçant les nom d’animaux du 3ème couplet par des noms d’animaux totémiques de patrouille, ce qui en fait un chant facilement personnalisable selon le groupe. 

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Es kommt ein Schleifer

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 148

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Johnny

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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Firowe

A partir de « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 117

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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