Paroles de

L’enfant sans soucis

Paroles de

L’enfant sans soucis

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Quand je suis né, je suis né à l’automne

Tous mes parents ainsi que les amis

M’ont baptisé du bon jus de la treille

Et m’ont donné le nom de sans-soucis (bis)

 

Quand j’eus cinq ans, on m’envoie à l’école

Pour y apprendre à parler le latin

Moi, j’ai appris, à vider les bouteilles

À ne pas mettre d’eau dedans mon vin

 

Quand j’eus quinze ans, j’ai fait une maîtresse,

Qui s’appelait la charmante Margot

Elle me disait que j’avais la rougeole,

Mais ce n’était que le jus du tonneau.

 

Quand j’eus vingt ans, j’ai perdu ma maîtresse

J’ai beau chercher je ne peux plus trouver

Bah ! Ce n’était qu’une simple fillette

Mais nos amours étaient bien partagées.

 

À quarante ans, mes parents me demandent

De partager, leur bien avec le mien.

Moi, je n’ai pas de partage à leur faire

Les cabaretiers seront mes héritiers

 

À cinquante ans, j’ai vidé cent bouteilles

Avec mes parents ainsi que mes amis

Sans oublier, les enfants de la treille

Sans oublier, les enfants sans soucis.

 

À soixante ans, sur le bord de la fosse

J’ai bien vécu, j’ai bien passé mon temps

Après ma mort qu’on me mène en carrosse

Durant ma vie, je n’en ai pas eu le temps

 

Variante un peu plus triste

 

Quand j’eus vingt ans, j’ai perdu ma maîtresse

J’ai beau chercher je ne peut pas trouver

Je l’ai cherché, au fond de ma bouteille,

où j’avais mis, toutes mes amitiés

À soixante ans, sur le bord de la fosse

Buvons un coup, avant d’tomber dans l’trou !

Après ma mort qu’on me mène en carrosse

Durant ma vie, je n’en ais pas eu le temps

À propos

Rapporté par Charles Beauquier dans Chansons populaires recueillies en Franche-Comté en 1894, page 193.

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Mäiäkäfer Frico

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 123

Avertissement :
Les paroles sont à situer dans le contexte historique de l’époque et n’engagent que leurs auteurs.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Stirling Bridge

Auteur : Jean-Yves Acquaviva

Bataille héroïque du pont de Stirling (11/09/1297). Cette bataille fut celle des hommes de la terre d’Ecosse, emmenés par William Wallace, contre la tyrannie du roi d’Angleterre. Elle vit la victoire d’une poignée d’hommes face à l’armée la plus puissante de l’époque.

La chanson de Jean-Yves Acquaviva met davantage l’accent sur la bataille elle-même, à travers les yeux de ceux qui l’ont vécue, que sur l’histoire des guerres d’indépendance de l’Écosse.

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Sur la route de Louviers

On ignore l’origine et l’auteur de cette célèbre chanson. Certains ont pu penser qu’elle serait liée aux corvées que devaient les habitants pour construire les routes au XVIIIe siècle. Rien n’est moins sûr. Mais la chansonnette a inspiré plusieurs auteurs, dont Aristide Bruant, qui ont ajouté des couplets à leur façon, tantôt grivois, tantôt plus contestataires sur le plan social. Pour les enfants, la chanson s’arrête au quatrième couplet. La chanson aurait été créée au début du XIXème siècle.

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Le Lièvre et la Tortue

Jean de La Fontaine écrit la fable "Le Lièvre et la Tortue" en 1668.

La moralité se situe dès le début de la fable, "Rien ne sert de courir ; il faut partir à point."

Il est inutile de se précipiter quand il est trop tard, mieux vaut commencer à l’heure pour mieux s’appliquer et prendre son temps.

Une trop grande confiance en soi peut également se révéler néfaste. Il ne faut jamais sous-estimer son adversaire et, de surcroît, se montrer trop prétentieux.

La lenteur, si elle est accompagnée par la persévérance, vaut mieux que l’agilité soutenue par la présomption.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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