Paroles de

La bataille de Waterloo

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La bataille de Waterloo

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11 – Belliqueuse garde
L’anglais te regarde
Admire et retarde
Ses feux et ton sort
Ses lignes s’entrouvrent
Et vers toi découvrent
Cent bouches qui s’ouvrent
Pour donner la mort
Troupe immortelle
Sa voix t’appelle:
 » – Français ! – dit-elle –
Chargés de lauriers
Tout nous seconde
La foudre gronde
Sauvez du Monde
Les premiers Guerriers ! »

12 – Fortune, tu braves
Vainement nos braves
Des Français esclaves ?
Desseins superflus !
Tu peux les entendre
 » – Nous savons attendre
La mort sans nous rendre ! »
Ils n’existent plus…

1 – Tout le camp sommeille
Le général veille
L’aurore vermeille
Ne luit pas encore
Sur l’enceinte immense
Dans l’ombre s’élance
Et plane en silence
L’oiseau de la mort.
L’âme tranquille
Le chef habile
De son asile
Sort dès le matin
Son œil embrasse
Le vaste espace
Et sa main trace
L’arrêt du destin.

2 – Guerrier intrépide
D’un mot il décide
L’attaque rapide
Et sur un tambour
L’art pour lui conspire
Son génie inspire
Les soins de l’empire
Et l’ordre du jour
Quand dans la plaine
Lueur lointaine
Indique à peine
Les feux opposés
Nos chefs s’assemblent
Nos rangs s’ébranlent
Nos bivouacs tremblent
Sous leurs pas pressés.

3 – Notre artillerie
Est en batterie
Notre infanterie
Manœuvre et s’étend
Phalanges plus belles
Nos lanciers fidèles
Volent sur leurs ailes
Où Mars les attend
Les dragons passent
Les flots s’amassent
Nos hussards lassent
Leurs fougueux coursiers
Troupe éclatante
Masse importante
A l’œil présente
Nos fiers cuirassiers.

4 – La trompette sonne
Le clairon raisonne
Le coursier frissonne
Prêt à s’échapper
L’ennemi s’agite
Pour couvrir la fuite
De ses corps d’élite
La mort va frapper !
Mais il surmonte
L’effroi que dompte
La juste honte
D’un pareil succès
Son artifice
D’un bois propice
Sert la milice
Du brave Écossais.

5 – Nos flanqueurs s’avancent
Nos chasseurs s’élancent
Nos lanciers balancent
Leurs terribles dards
Vivez dans l’Histoire
Soldats que la Gloire
Mène à la victoire
Sous nos étendards !
La charge sonne
Le bronze tonne
Le boulet sillonne
Moissonne les rangs
Et la fumée
Dans l’air semée
Couvre l’armée
De ses noirs torrents.

6 – La garde s’engage
S’ouvrant un passage
Au sein d’un nuage
D’épaisses vapeurs
Nos vieilles moustaches
Montrent leurs panaches
Flottant sur les haches
De nos vieux sapeurs
Comme la foudre
Qu’on voit se dissoudre
Et mettre en poudre
Des cèdres altiers
Leurs glaives percent
Leurs bras renversent
Leurs coups dispersent
Des carrés entiers.

7 – L’ennemi succombe
Il chancelle, il tombe
Et déjà la tombe
Reçoit ses débris
Ses soldats pâlissent
Ses coursiers frémissent
Les airs retentissent
De funestes cris !
Destin étrange
Soudain tout change
Le crime arrange
Un succès vendu
Nos rangs se brisent
Nos feux s’épuisent
Des traîtres disent
Que tout est perdu !

8 – Mais crainte frivole
Le vainqueur d’Arcole
Paraît et revole
Au lieu du danger
Ses braves l’entourent
D’ardeur ils concourent
Et d’autres accourent
Prompts à nous venger
L’armée entière
Dans sa carrière
Voit la poussière
Au loin s’élever
Troupe inattendue
Qu’on croyait perdue
Tu nous es rendue
Et viens nous sauver.

9 – L’ivresse circule
Puissant véhicule !
Espoir trop crédule !
Tout à coup, grands dieux !
Erreur passagère
Faveur mensongère
C’est l’aigle étrangère
Qui s’offre à nos yeux !
Nos invincibles
Inaccessibles
Aux coups sensibles
Du destin fatal
Forts de courage
Bravent l’orage
Et du carnage
Donnent le signal.

10 – Les masses s’écroulent
Des flots de sang coulent
D’ardents chevaux foulent
Des corps palpitants
La faux de la guerre
Les feux de tonnerre
Ont jonché la terre
De membres sanglants
Traits magnanimes !
Efforts sublimes
Que de victimes
Vont encore s’offrir !
L’heure est funeste
Tout nous l’atteste
Il ne nous reste
Qu’à vaincre ou mourir.

À propos

Auteur : Eugène de Pradel.

Date : 1821.

La bataille de Waterloo (Belgique) a eu lieu le 18 juin 1815 et signe la dernière défaite de Napoléon. Il abdique ensuite pour la deuxième fois.

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Le réveil du peuple

Le Réveil du peuple est un chant de l’époque révolutionnaire, dont les paroles sont de Jean-Marie Souriguières et la musique de Pierre Gaveaux. Il fut chanté pour la première fois le 19 janvier 1795.

Ce chant est une protestation contre les excès révolutionnaires de la Terreur : il s’en prend aux Jacobins et s’oppose à La Marseillaise. Il fut extrêmement populaire aussi bien auprès des royalistes que des anti-jacobins.

La lutte entre Le Réveil du peuple et La Marseillaise trouva dans les théâtres un accueil privilégié : aux chanteurs comme Talma, s’opposaient leurs adversaires, véritables commandos de muscadins.

Le chant fut finalement interdit par le Directoire le 18 nivôse an IV.

Source Wikipédia

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Le Bon Roi Dagobert

Le Bon Roi Dagobert est une chanson parodique française datant de la seconde moitié du xviiie siècle. Elle évoque deux personnages historiques : le roi mérovingien Dagobert Ier (vers 600–639) et son principal conseiller, saint Éloi (vers 588–660), évêque de Noyon.

<ins>Histoire</ins>

Cette chanson serait inspirée d’un air de chasse beaucoup plus ancien, La Fanfare du grand cerf. Les couplets ont été écrits au fil du temps, certaines paroles datant de la période révolutionnaire et étant probablement destinées à tourner la royauté en ridicule (le personnage moqué serait en réalité Louis XVI — que l’on trouvait nonchalant et indécis). Cependant, après le départ de Napoléon à l’île d’Elbe, les royalistes reprirent la quinzième strophe. La chanson fut donc interdite pendant les Cent-Jours. Les paroles furent appliquées plus tard à Louis XVIII à la Restauration et encore à Napoléon III. Aujourd’hui elle est considérée comme étant une chanson enfantine.

<ins>Le personnage de Dagobert</ins>

Dans la culture populaire française, Dagobert est surtout connu au travers de la chanson du Bon Roi Dagobert. Celle-ci semble datée de la Révolution française. Selon la légende, Dagobert était tellement distrait qu’il avait l’habitude de mettre ses culottes (ses braies, pantalons) à l’envers. Myope, Dagobert avait l’habitude, selon Wulfram de Strasbourg (viiie siècle), de se prendre les pieds dans les tapis et de chuter, sous les regards médusés des témoins. Bon vivant et populaire, il riait bien souvent de sa propre personne. Le respect dû au roi a fait passer sa légendaire distraction pour une simple légende.

Cette chanson, écrite sur un air de danse dit Fanfare du Cerf, n’a pas pour but de transcrire une vérité historique mais plutôt de se moquer du roi Louis XVI, connu entre autres pour sa personnalité distraite, et de la reine Marie-Antoinette, à travers ce roi ancien et mal connu.

Source : www.wikipedia.com

 

 

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Abmarsch zur Fahne

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 123.

Collecté à Rheinau en 1900 et Gemar en 1911.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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