Paroles de

Kriegers Heimkehr

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Kriegers Heimkehr

Écouter sur :

1 – O teures Frankreich, seh ich dich endlich wieder ?
So viele Jahre war ich von dir getrennt !
Auf deinem Boden knie ich voll Rührung nieder,
ja, dich zu lieben, hab ich noch nicht verlernt.
Ich war so weit von Frankreichs schönem Strande,
doch sehnte sich nach dir mein Herz so sehr.
Ich war Soldat un lieb die Heldentaten,
mein Vaterland, mein Frankreich, noch viel mehr.

2 – Ja, manche harte wehmutvolle Stunde
Hab ich, so weit von dir getrennt, gelebt.
Ich blutete so oft aus vielen Wunden,
Doch nie hat mir mein Herz so sehr gebebt.
Wir waren viele tapfere Soldaten
Und fochten stets für Frankreichs Ruhm und Ehr.
Ich war Soldat und lieb die Heldentaten,
Mein Vaterland, mein Frankreich, noch viel mehr.

3 – In Afrika, in China, Cochinchina,
Auch in der Krim, in Italien war ich mit.
Bei Solferino erhielt ich diese Wunde
Und dieses Kreuz, weil ich so tapfer stritt.
Es lebe hoch der Kaiser unserer Staaten !
Napoleon, wie lieb ich dich so sehr !
Ich war Soldat usw.

4 – Zu Haus hab ich keine Eltern und Verwandten,
Kein Wesen ist, das den Verwaisten kennt.
Meine Heimat ist an jenem Uferstrande,
Das Frankreich von der deutschen Grenze trennt.
Wie herrlich blüht der Rebstock und die Saaten
In unserm Elsass, wie lieb ich es so sehr !
Ich war Soldat usw.

5 – Drum seid gegrüsst, ihr heimatlichen Gauen,
Ihr meiner Jugend erste Lust und Schmerz !
In euern Tälern und in unsern Gauen
Schlägt stärker mir das dankerfüllte Herz,
Und werd ich alt und bin ich einst gestorben,
Die Nachwelt sagt gewiss noch einst von mir :
Er war Soldat und hat sich nichts erworben,
Als trois chevrons et la croix d’honneur.

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. I, n° 119

Mélodie composée à Puberg en 1870. Paroles rédigées à Oberseebach en 1866.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le Loup et l’Agneau

La fable du "Loup et de l’Agneau" met en évidence une réalité cruelle et à portée universelle : le plus fort exerce son violent pouvoir sur le plus faible sans même avoir à se justifier.

L’issue est connue d’emblée. L’argumentation sincère et logique de l’Agneau est directement balayée par la mauvaise foi du Loup. Le plus fort triomphe toujours des plus faibles comme l’annonce la morale "la raison du plus fort est toujours la meilleure".

Jean de La Fontaine dénonce ainsi la misérable condition du faible en toute heure et en tous lieux.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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Partant pour la Syrie

Auteurs : Hortense de Beauharnais (musique), Comte Alexandre de Laborde (paroles).

Hymne officiel du Second Empire.

Partant pour la Syrie, traditionnellement daté de 1807, est un exemple classique des chansons ou romances évoquant l’esprit du Moyen Age et de ses troubadours, genre qui fleurit sous le Premier Empire. La mélodie fut initialement attribuée à Hortense de Beauharnais, belle-fille de Napoléon. Puis le musicologue Arthur Pougin désigna, comme étant l’auteur véritable de la mélodie, un certain Louis-François-Philippe Drouet (1792-1855), flûtiste à la cour de Louis roi de Hollande.

Les paroles furent écrites par le Comte Alexandre de Laborde (1774-1842), archéologue. De récentes découvertes expliquent la dés-attribution par Pougin, par son opposition au Second Empire, et confirment Hortense comme étant l’auteur de la musique de Partant pour la Syrie composée à Malmaison " pendant que [sa] mère jouait au tric-trac’ (Mémoires, vol. 3, p. 119).

Le poème raconte l’histoire d’un croisé, Dunois, qui prie la vierge Marie de le bénir avant son départ à la croisade en Syrie. Victorieux, Dunois est récompensé par son seigneur, qui lui accorde la main de sa fille Isabelle. L’histoire utilise le personnage célèbre du Comte de Dunois, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc. Cependant le " vrai " Dunois n’alla jamais en Syrie et n’épousa pas la fille de son seigneur. Considéré comme séditieux sous la Restauration ce chant fut un cri de ralliement des bonapartistes durant les heures sombres d’avant le Second Empire.

Partant pour la Syrie connut un immense succès populaire sous le Premier Empire mais également pendant la Restauration puis le Second Empire. Louise Cochelet, lectrice de la reine Hortense, écrivit dans ses mémoires (vol. 1, p. 46-47) que la romance Le beau Dunois " fut tant chantée que les orgues de Barbarie la répétaient sans cesse dans les rues, dans les promenades, en tous lieux. Enfin on en était poursuivi à tel point que, quoique l’air de cette romance soit charmant, on finissait par en être fatigué. " Cette popularité ne devait pas diminuer. Pendant les décennies suivantes cette romance devait être connaître de nombreux arrangements pour différents instruments, par des compositeurs tels que Bochsa ou Dussek. Un ensemble de variations a même été édité pour le flageolet ! La mélodie de la reine Hortense roman connût son apogée sous le Second Empire, en devenant une sorte de deuxième " hymne national " de l’Empire, joué à presque chacune des cérémonies officielles. Bien qu’encore chantée par l’armée française, la romance de la reine Hortense est aujourd’hui complètement oubliée.

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