Paroles de

De Gerland jusqu’à Fourvière

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De Gerland jusqu’à Fourvière

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De Gerland, jusqu’à Fourvière,
Brillera la Ville Lumière,
2000 ans, qu’on chante encore,
Avant avant Lyon le Melhor.

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O Gott mein Lieb

Cantiques de Strasbourg 1697

Traduction/adaptation en alsacien : Gérard Leser

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

 

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La petite piste

Ce chant a été créé en Allemagne sous le titre Wie oft sind wir geschritten (connu également comme Heia Safari) par A. Aschenborn, sur une musique de Robert Götz. Il célèbre l’épopée coloniale du général Paul Emil Lettow-Vorbeck.

Cet officier venait de prendre le commandement des forces allemandes d’Afrique de l’Est (200 officiers et quelques compagnies d’askaris) lorsque la première guerre mondiale éclate. Elle lui donnera l’occasion d’écrire une des plus belles pages de l’histoire militaire. Son premier fait d’arme sera la défense de la ville de Tanga : attaque par les 8000 indiens du général Arthur Aitken, il les tient en échec avec son petit millier de soldats avant de les repousser à la mer. Son but est désormais simple : résister le plus efficacement possible pour détourner le plus d’hommes possible du front prioritaire, le front européen, où se décidera la victoire finale.

À la bataille de Jassin, le 18 janvier 1915, il écrase de nouveau les Britanniques. Il mène alors une guérilla sans répit, s’introduit au cœur des provinces britanniques (Kenya et Rhodésie). Il lève une armée de 12000 Africains encadrés par quelques européens. Ces troupes sont les fameux Askaris de la chanson ; ces soldats lui seront loyaux jusqu’au bout, lui, l’officier européen qui s’adresse à eux dans leur propre langue.

À partir de mars 1916, Britanniques et Sud-Africains décident d’en finir et l’attaquent avec plus de 45000 hommes. En excellent stratège, il évite le combat quand il le sait perdu et attaque quand il l’a décidé. Malgre son infériorité numérique croissante, il remporte à nouveau une grande victoire à Mahiwa en octobre 1917. Après 5 jours de combat, il perd 96 hommes. Les Britanniques en comptent 3000 dans leurs rangs.

Les combats se poursuivent au Mozambique puis au Tanganyika puis à nouveau en Rhodesie. Il remporte son ultime victoire en prenant la ville de Kasama, le 13 novembre 1918. La guerre est désormais finie. Lettow-Vorbeck se rend à la tête d’une armée invaincue. Nationaliste, on le retrouve après-guerre à la tete d’un corps franc pour écraser une sédition communiste (avec le soutien de la Brigade de Hermann-Ehrardt) ; il participe au coup d’État de Kapp puis devient député nationaliste.

Il intégrera le ministère des Affaires Etrangères sous le IIIe Reich, bien que n’ayant jamais été national-socialiste. Il est réintégré en 1938 dans la Wehrmacht comme général. Sans retraite après 1945, il devient jardinier et publie des livres. Son ancien ennemi anglais, le maréchal Jan Smith, organise une souscription à son profit. Lors de ses obsèques, quelques askaris survivants vinrent lui rendre un dernier hommage, en souvenir de cet officier colonial apprécié de tous, tant par ses officiers que par ses soldats ou ses ennemis.

Il s’agit du chant préféré du maréchal Erwin Rommel, dont l’épopée africaine, à la tête de l’afrika Korps, est également entrée dans la légende. Il n’est apparu que tardivement en France, après 1962.

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Hymne à la Joie

L’auteur/compositeur de "Hymne à la Joie" est Ludwig Van Beethoven (Symphonie nº 9)

Ce texte, en français, est celui que l’on trouve le plus souvent.

On le doit à Joseph Folliet.

C’est la version qui a été choisie pour la version française de l’hymne européen.

Le 5 mai 1972, le nouvel hymne européen est diffusé sur 50 radios accompagné d’un message en 13 langues différentes. C’est l’Ode à la joie de Beethoven, tirée du final de sa 9e symphonie.

Quand Beethoven termine sa 9e symphonie en 1824, il a 54 ans et meurt trois ans plus tard. Mais ce n’est pas vraiment son chant du cygne : des esquisses de cette symphonie ont été retrouvées dans des brouillons datant de 1811. Quant à l’Ode à la Joie, de Schiller, on sait que dès ses 23 ans, en 1793, Beethoven veut le mettre en musique et l’inclure dans une grande œuvre symphonique. Il se tourne vers la forme de l’hymne patriotique.

Pour composer son hymne, il reprend les codes qui sont disponibles à son époque, à savoir le caractère solennel de l’hymne anglais God Save the King, qui prend le temps de poser chacun des mots, chacune des notes. Et pour la mélodie, qui monte et descend comme une arche, son inspiration puise dans la Marseillaise.

Il y a tout pour faire un hymne dans la mélodie de l’Ode à la Joie : une mélodie simple, d’apparence populaire, facile à chanter, et un rythme qui facilite l’application des paroles avec un tempo proche de la marche militaire. Enlevez les paroles, et vous avez une musique qui tient glorieusement debout.

Cet hymne connaît un succès considérable et est utilisé par tous les mouvements politiques. En juillet 1971, le Conseil de l’Europe adopte l’Ode à la joie comme nouvel hymne européen. La réalisation musicale est alors confiée au chef d’orchestre Herbert von Karajan.

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