Noël Blanc

Cette chanson traditionnelle de Noël date du début des années 1940.

Propriétaire : SME (au nom de Sony Music Entertainment); LatinAutorPerf, UMPI, Concord Music Publishing et 6 sociétés de gestion des droits musicaux

Le charbonnier

À l’origine, il s’agit d’un poème d’André THEURIET.

Source : Wikipedia

Il publie de nombreux romans sur Bar-le-Duc, le pays d’Auberive, la Touraine et le Poitou, la Savoie — il séjourna plusieurs étés à Talloires, sur les bords du lac d’Annecy — et l’Argonne. L’intrigue de ses romans est souvent conventionnelle et les personnages, dont le caractère est fixé d’emblée et n’évolue guère, incarnent tous les grands sentiments de l’époque, parfois d’une façon stéréotypée, moralement et politiquement modérée. L’auteur se défie également des parvenus et des démagogues, des révolutionnaires et des aristocrates réactionnaires et privilégie les caractères francs et honnêtes, qu’un heureux mariage, socialement convenable, vient souvent récompenser. Mais son œuvre laisse un témoignage précis et fidèle de la vie quotidienne dans les villes et villages de province où les passions semblent magnifiées par les paysages où elles naissent et le lyrisme de l’auteur. Theuriet connaît bien la nature et n’a pas son pareil en sa génération pour brosser, d’une plume certes académique, un beau paysage.

Le Loup et l’Agneau

La fable du "Loup et de l’Agneau" met en évidence une réalité cruelle et à portée universelle : le plus fort exerce son violent pouvoir sur le plus faible sans même avoir à se justifier.

L’issue est connue d’emblée. L’argumentation sincère et logique de l’Agneau est directement balayée par la mauvaise foi du Loup. Le plus fort triomphe toujours des plus faibles comme l’annonce la morale "la raison du plus fort est toujours la meilleure".

Jean de La Fontaine dénonce ainsi la misérable condition du faible en toute heure et en tous lieux.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Pays basque vallonné

Michel Etcheverry est un chanteur de musique traditionnelle basque né le 1er Avril 1948 Il a publié de nombreux CD jusqu’en 2018.

Il a d’abord commencé une carrière sportive de pelote avant de s’adonner au chant tant français que basque.

Lou festin dai rangou

Chaque année, le 5ème dimanche de Carème, avait lieu à Saint-Pierre-d’Arène, un bal que l’on disait "des boiteux" puisque ce quartier, étant tout proche du centre ville, même eux pouvaient s’y rendre à pied.

Cette chanson du début du XXème, fut écrite par Louis Genari, porteur de la cigale d’argent du Félibrige grâce au titre de "mestre en Gai Sabé" (maître en gai-savoir).

<ins>Traduction – </ins>Le festin des boiteux

1 – À Nice il y a un petit festin
Et les gens n’y manquent pas
Parce que, comme il est ici voisin,
Y vont même les boiteux,
En boitant,
Dalin, dalan,
Et chacun peut les voir,
Soit au bord de mer ou sur le grand chemin,
En boitant,
Dalin, dalan.
Ils s’en vont jusqu’à Saint-Pierre
Et sitôt au festin
Aussitôt ils sont en train.

2 – Quel grand plaisir, rien qu’en entrant,
De voir les demoiselles
Et, comme ce n’est qu’une fois par an,
Se trient les plus belles,
En boitant,
Dalin, dalan,
On parle, on courtise.
Pour se faire bien vouloir, d’amour il faut bien parler,
En boitant,
Dalin, dalan.
La langue sans engelure
A vite fait oublier
La jambe qui ne va pas.

3 – Du reste, si vous le remarquez,
Où est la différence ?
Ils peuvent danser, puisqu’à son (leur) pas
Elles font déjà la révérence !
En boitant,
Dalin, dalan,
Grelottante et sauteuse,
Et aussi polka, mazurka accouplent les galants,
En boitant,
Dalin, dalan,
Serrés à la danseuse.
Quand c’est la valse qu’ils font,
Ils partent tous en tournant !

4 – Pour plaire et rafraîchir, du coup,
Les gentilles ballerines,
Ils vont chercher tout ce qui se peut
Aux vendeuses voisines.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils portent de la limonade,
Des échaudés, du nougat, de la fougasse et des raisins doux.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils offrent la courge,
Rafraîchissement délicieux
Avec l’eau du puits.

5 – Puis, quand tombe le soir,
Pour reprendre de l’élan,
Sous la tonnelle de Laurent
Ils s’assoient, gais convives.
En boitant,
Dalin, dalan,
(C’est l’hôte qui clopine)
On leur porte « pain mouillé », lapin sauté, omelette,
En boitant,
Dalin, dalan,
Jusque la tourte de blette.
Avec une bouteille de Bellet,
Tout glisse [tout] seul !

6 – Et quand enfin il faut se quitter,
Au refrain [de l’air] du « Festin des aulnes »,
Ils pendent, pour pouvoir se guider,
Au bâton la lanterne.
En boitant,
Dalin, dalan,
Sans que jamais ils ne se poussent,
Tous s’en retournent contents, des échaudés sur la poitrine,
En boitant,
Dalin, dalan,
Seuls ou bien… mais chut !…
Que quand il est minuit
Il n’y a pas de boiteux au lit

Lou Gibous / Lo Gibos

Ce thème du bossu et de la belle est souvent repris : Jeanneton dans son jardin (Haute-Loire), Margoton sous un pommier (Provence), La Margarido e le Boussut (Languedoc/Gascogne) et Lo pitit boçut (Limousin).

<ins>Traduction – </ins>Le bossu

1 – Madeleine dans le coin de sa maison qui se balançait. (bis)
Qui se balançait de-ci, qui se balançait de-là. Qui se balançait.

2 – Un bossu, mauvais bossu qui la regardait. (bis)
Qui la regardait de-ci, qui la regardait de-là. Qui la regardait.

3 – "Oh bossu, pauvre bossu, qu’as-tu à me regarder ? (bis)
Qu’as-tu à me regarder de-ci, qu’as-tu à me regarder de-là ? Qu’as-tu à me regarder ?"

4 – Madeleine prend un couteau, lui coupe la bosse. (bis)
Lui coupe la bosse de-ci, lui coupe la bosse de-là. Lui coupe la bosse.

5 – Le bossu s’en va criant : "Aïe, aïe, aïe, la bosse !" (bis)
"Aïe, aïe, aïe, la bosse de-ci, aïe, aïe, aïe, la bosse de-là. Aïe, aïe, aïe, la bosse !"

6 – Le bossu ne fait que pleurer, il dit qu’il veut la bosse. (bis)
Il dit qu’il veut la bosse de-ci, il dit qu’il veut la bosse de-là. Il dit qu’il veut la bosse.

7 – "Oh, cordonnier (2), brave cordonnier, donne un peu de colle
Pour coller la bosse de-ci, pour coller la bosse de-là. Pour coller la bosse.

8 – Le bossu s’en va content d’avoir à nouveau la bosse. (bis)
D’avoir à nouveau la bosse de-ci, d’avoir à nouveau la bosse de-là. D’avoir à nouveau la bosse.

9 – [La] Fille en a eu trois enfants, ils ont tous trois la bosse. (bis)
Ils ont tous trois la bosse de-ci, ils ont tous trois la bosse de-là. Ils ont tous trois la bosse !

En calan de Cimiés

Ecrite dans les années 1930, elle serait inspirée d’un fait divers. En effet, un homme aurait surpris sa fiancée en plein adultère durant la fête et aurait ôté la vie de sa belle. L’auteur, Jouan Nicola est porteur de la cigale d’argent du Félibrige grâce au titre de "mestre en Gai Sabé" (maître en gai-savoir).

<ins>Traduction : </ins>En descendant de Cimiez

1 – Je suis un gros malheureux,
Écoutez jeunes gens !
J’ai été amoureux,
J’ai eu une aventure.

2 – Un jour, aux Cougourdons
J’ai gâché ma vie
Depuis l’abandon
De ma Marguerite.

3 – En descendant de Cimiez,
Sous un figuier
J’ai rencontré Honoré
Avec ma calînée.

4 – Cela, c’est le destin
Que le bon Dieu nous donne.
J’ai pris le fusil,
J’ai tué la petite.

5 – Et depuis ce jour,
Je pense à l’infidèle
En regrettant toujours
Sa fin si cruelle.

6 – Sur les prés de Cimiez
Je vais, portant ma peine,
Pleurant sur le malheur
Où le destin nous conduit.

Marv eo ma mestrez

Marv eo ma mestrez est une gwerz (chanson traditionnelle bretonne de 1973), parfois interprétée en gavotte (Dans Tro Poulaoven).

Marv se prononce "maro".

"Ma bien-aimée est morte et je passe mes nuits à me lamenter auprès de la fontaine. Que viennent les fusils et les sabres terminer mes jours, pour que je puisse la rejoindre dans l’autre monde."

Cette chanson figure sur le recueil "Kanomp Uhel", édité par Coop Breizh.

Kousk Breizh Izel

Berceuse bretonne, paroles Jacques Le Maréchal.

L’abbé Jacques Le Maréchal, plus connu sous le pseudonyme de Blei Lann Vaus ou Bleiz Lannvau, est un prêtre et poète breton, né en 1877 à Moustoir-Ac dans le Morbihan, mort en 1948.

Il est auteur d’un grand nombre de poésies et de chansons en dialecte de Vannes, dont Noce bretonne au pays de Vannes.

Une chanson dont il a écrit les paroles, Kousk Breiz-Izel (« Dors ma Bretagne »), « a fait le tour du monde ».

Une de ses chansons, traduite dans le dialecte de Léon, a reçu en 1902 le prix de l’Union régionaliste bretonne.

Professeur au séminaire, il y a comme élèves Jean-Pierre Calloc’h (1888-1917) et Joseph Labourlette qui deviennent comme lui poètes en dialecte vannetais.

<ins>Traduction:</ins>

1 – Le soleil s’est couché
Voici le jour achevé
J’entends la cloche qui sonne l’Angélus

(Refrain) Dors, dors, Basse Bretagne, Pays sans égal
Voici la nuit qui vient sur la terre
Dors, Basse Bretagne, pays si beau
Le bruit de l’océan monte pour te bercer

2 – Les paysans chantent
En rassemblant leurs troupeaux
Ils n’ont pas encore oublié les complaintes de Basse-Bretagne

3 – Armor, terre sacrée
Je t’aime de tout mon cœur
Il n’est au monde pays si beau

4 – La bonne odeur des blés murs
Et de l’ajonc doré
Sur les champs se répand avec la rosée du soir

An durzhunell

D’après l’auteur du recueil " Sonioù Feiz ha Breiz ", "cet air était chanté autrefois dans tous les pardons, les foires et les marchés de Basse-

Bretagne : l’air est facile à apprendre et très beau. Sur à peu près les mêmes paroles existe aussi une version gavotte de cette chanson ;

et, sur le même air, un cantique : Gwir vugale ar Werc’hez.

Complainte racontant l’histoire d’une tourterelle qui se laisse mourir d’amour car elle a perdu son bien-aimé.

<ins>Traduction:</ins>

1 – J’ai perdu beaucoup de temps
A chercher dans les bois
Pour surprendre la tourterelle
Assoupie sur la branche
J’ai épaulé mon fusil
Mais j’ai mal tiré
La tourterelle s’est enfuie
Et s’est envolée vers un autre bois

2 – Le matin et le soir
J’entends les oiseaux
Qui chantent, qui fredonnent,
Perchés à la cime des arbres
Et aucun d’entre eux
Ne touche autant mon cœur
Que la voix de la tourterelle
Pleurant son ami

3 – Elle gémit nuit et jour
De peine et de chagrin
Comme une pauvre veuve
Qui a perdu son mari
L’écho de sa voix plaintive
Parcourt les bois
Et font beaucoup de peine
A tous les oiseaux

4 – " Jeune tourterelle,
Qu’est-ce qui tourmente ton cœur ?
– J’ai perdu, dit-elle,
Mon plus fidèle ami
Si le chasseur ne vient pas
Me faire mourir
Je mourrai de chagrin
Pour mon bel ami fidèle

5 – Il n’est ni remède, ni soutien
Ni consolation
Capable de guérir soudain
La blessure de mon amour
Je suis vaincu par le chagrin
Je vais mourir
Mais je ne mourrai pas content
Si je ne meurs pas fidèle

6 – J’ai vu mourir
La jeune tourterelle
Le coeur tout desséché
Par la peine, le tourment
Dans son dernier souffle
Elle a encore dit :
" Au revoir, ami fidèle "
Aussitôt, elle a rendu l’âme

7 – Miroir clair et véritable
Du vrai amour
Qu’on ne trouve pas dans le coeur
De la jeunesse déréglée
– Non, non, je ne mourrai pas heureux
Si je ne meurs fidèle
Et jamais je n’oublierai
La mort de la tourterelle