Lou lou la lé

Chant à danser Lou, lou la lou, lou la lou la lou la lé, lou la lou la lou la lou la lou la lé (bis)

La Laitière et le Pot au Lait

La fable "La Laitière et le Pot au Lait" appartient au second recueil de Jean de la Fontaine, paru en 1678 et dédicacé à Madame de Montespan. Le poète s’inspire d’une nouvelle de l’auteur Bonaventure des Périers.

Ici, pas d’animal. Le fabuliste met en scène une jeune paysanne, la laitière Perrette, se rendant en ville dans l’espoir de faire profit.

Derrière cette histoire se cache un débat philosophique important du XVIIème siècle, celui de la puissance de l’imagination.

Les rêveries de Perrette s’opposent à la réalité, créant un décalage comique. La Fontaine prône le retour à la simplicité et blâme les chimères.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Noël Blanc

Cette chanson traditionnelle de Noël date du début des années 1940.

Propriétaire : SME (au nom de Sony Music Entertainment); LatinAutorPerf, UMPI, Concord Music Publishing et 6 sociétés de gestion des droits musicaux

Le charbonnier

À l’origine, il s’agit d’un poème d’André THEURIET.

Source : Wikipedia

Il publie de nombreux romans sur Bar-le-Duc, le pays d’Auberive, la Touraine et le Poitou, la Savoie — il séjourna plusieurs étés à Talloires, sur les bords du lac d’Annecy — et l’Argonne. L’intrigue de ses romans est souvent conventionnelle et les personnages, dont le caractère est fixé d’emblée et n’évolue guère, incarnent tous les grands sentiments de l’époque, parfois d’une façon stéréotypée, moralement et politiquement modérée. L’auteur se défie également des parvenus et des démagogues, des révolutionnaires et des aristocrates réactionnaires et privilégie les caractères francs et honnêtes, qu’un heureux mariage, socialement convenable, vient souvent récompenser. Mais son œuvre laisse un témoignage précis et fidèle de la vie quotidienne dans les villes et villages de province où les passions semblent magnifiées par les paysages où elles naissent et le lyrisme de l’auteur. Theuriet connaît bien la nature et n’a pas son pareil en sa génération pour brosser, d’une plume certes académique, un beau paysage.

Le Loup et l’Agneau

La fable du "Loup et de l’Agneau" met en évidence une réalité cruelle et à portée universelle : le plus fort exerce son violent pouvoir sur le plus faible sans même avoir à se justifier.

L’issue est connue d’emblée. L’argumentation sincère et logique de l’Agneau est directement balayée par la mauvaise foi du Loup. Le plus fort triomphe toujours des plus faibles comme l’annonce la morale "la raison du plus fort est toujours la meilleure".

Jean de La Fontaine dénonce ainsi la misérable condition du faible en toute heure et en tous lieux.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Pays basque vallonné

Michel Etcheverry est un chanteur de musique traditionnelle basque né le 1er Avril 1948 Il a publié de nombreux CD jusqu’en 2018.

Il a d’abord commencé une carrière sportive de pelote avant de s’adonner au chant tant français que basque.

Lou festin dai rangou

Chaque année, le 5ème dimanche de Carème, avait lieu à Saint-Pierre-d’Arène, un bal que l’on disait "des boiteux" puisque ce quartier, étant tout proche du centre ville, même eux pouvaient s’y rendre à pied.

Cette chanson du début du XXème, fut écrite par Louis Genari, porteur de la cigale d’argent du Félibrige grâce au titre de "mestre en Gai Sabé" (maître en gai-savoir).

<ins>Traduction – </ins>Le festin des boiteux

1 – À Nice il y a un petit festin
Et les gens n’y manquent pas
Parce que, comme il est ici voisin,
Y vont même les boiteux,
En boitant,
Dalin, dalan,
Et chacun peut les voir,
Soit au bord de mer ou sur le grand chemin,
En boitant,
Dalin, dalan.
Ils s’en vont jusqu’à Saint-Pierre
Et sitôt au festin
Aussitôt ils sont en train.

2 – Quel grand plaisir, rien qu’en entrant,
De voir les demoiselles
Et, comme ce n’est qu’une fois par an,
Se trient les plus belles,
En boitant,
Dalin, dalan,
On parle, on courtise.
Pour se faire bien vouloir, d’amour il faut bien parler,
En boitant,
Dalin, dalan.
La langue sans engelure
A vite fait oublier
La jambe qui ne va pas.

3 – Du reste, si vous le remarquez,
Où est la différence ?
Ils peuvent danser, puisqu’à son (leur) pas
Elles font déjà la révérence !
En boitant,
Dalin, dalan,
Grelottante et sauteuse,
Et aussi polka, mazurka accouplent les galants,
En boitant,
Dalin, dalan,
Serrés à la danseuse.
Quand c’est la valse qu’ils font,
Ils partent tous en tournant !

4 – Pour plaire et rafraîchir, du coup,
Les gentilles ballerines,
Ils vont chercher tout ce qui se peut
Aux vendeuses voisines.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils portent de la limonade,
Des échaudés, du nougat, de la fougasse et des raisins doux.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils offrent la courge,
Rafraîchissement délicieux
Avec l’eau du puits.

5 – Puis, quand tombe le soir,
Pour reprendre de l’élan,
Sous la tonnelle de Laurent
Ils s’assoient, gais convives.
En boitant,
Dalin, dalan,
(C’est l’hôte qui clopine)
On leur porte « pain mouillé », lapin sauté, omelette,
En boitant,
Dalin, dalan,
Jusque la tourte de blette.
Avec une bouteille de Bellet,
Tout glisse [tout] seul !

6 – Et quand enfin il faut se quitter,
Au refrain [de l’air] du « Festin des aulnes »,
Ils pendent, pour pouvoir se guider,
Au bâton la lanterne.
En boitant,
Dalin, dalan,
Sans que jamais ils ne se poussent,
Tous s’en retournent contents, des échaudés sur la poitrine,
En boitant,
Dalin, dalan,
Seuls ou bien… mais chut !…
Que quand il est minuit
Il n’y a pas de boiteux au lit

Lou Gibous / Lo Gibos

Ce thème du bossu et de la belle est souvent repris : Jeanneton dans son jardin (Haute-Loire), Margoton sous un pommier (Provence), La Margarido e le Boussut (Languedoc/Gascogne) et Lo pitit boçut (Limousin).

<ins>Traduction – </ins>Le bossu

1 – Madeleine dans le coin de sa maison qui se balançait. (bis)
Qui se balançait de-ci, qui se balançait de-là. Qui se balançait.

2 – Un bossu, mauvais bossu qui la regardait. (bis)
Qui la regardait de-ci, qui la regardait de-là. Qui la regardait.

3 – "Oh bossu, pauvre bossu, qu’as-tu à me regarder ? (bis)
Qu’as-tu à me regarder de-ci, qu’as-tu à me regarder de-là ? Qu’as-tu à me regarder ?"

4 – Madeleine prend un couteau, lui coupe la bosse. (bis)
Lui coupe la bosse de-ci, lui coupe la bosse de-là. Lui coupe la bosse.

5 – Le bossu s’en va criant : "Aïe, aïe, aïe, la bosse !" (bis)
"Aïe, aïe, aïe, la bosse de-ci, aïe, aïe, aïe, la bosse de-là. Aïe, aïe, aïe, la bosse !"

6 – Le bossu ne fait que pleurer, il dit qu’il veut la bosse. (bis)
Il dit qu’il veut la bosse de-ci, il dit qu’il veut la bosse de-là. Il dit qu’il veut la bosse.

7 – "Oh, cordonnier (2), brave cordonnier, donne un peu de colle
Pour coller la bosse de-ci, pour coller la bosse de-là. Pour coller la bosse.

8 – Le bossu s’en va content d’avoir à nouveau la bosse. (bis)
D’avoir à nouveau la bosse de-ci, d’avoir à nouveau la bosse de-là. D’avoir à nouveau la bosse.

9 – [La] Fille en a eu trois enfants, ils ont tous trois la bosse. (bis)
Ils ont tous trois la bosse de-ci, ils ont tous trois la bosse de-là. Ils ont tous trois la bosse !

En calan de Cimiés

Ecrite dans les années 1930, elle serait inspirée d’un fait divers. En effet, un homme aurait surpris sa fiancée en plein adultère durant la fête et aurait ôté la vie de sa belle. L’auteur, Jouan Nicola est porteur de la cigale d’argent du Félibrige grâce au titre de "mestre en Gai Sabé" (maître en gai-savoir).

<ins>Traduction : </ins>En descendant de Cimiez

1 – Je suis un gros malheureux,
Écoutez jeunes gens !
J’ai été amoureux,
J’ai eu une aventure.

2 – Un jour, aux Cougourdons
J’ai gâché ma vie
Depuis l’abandon
De ma Marguerite.

3 – En descendant de Cimiez,
Sous un figuier
J’ai rencontré Honoré
Avec ma calînée.

4 – Cela, c’est le destin
Que le bon Dieu nous donne.
J’ai pris le fusil,
J’ai tué la petite.

5 – Et depuis ce jour,
Je pense à l’infidèle
En regrettant toujours
Sa fin si cruelle.

6 – Sur les prés de Cimiez
Je vais, portant ma peine,
Pleurant sur le malheur
Où le destin nous conduit.

Marv eo ma mestrez

Marv eo ma mestrez est une gwerz (chanson traditionnelle bretonne de 1973), parfois interprétée en gavotte (Dans Tro Poulaoven).

Marv se prononce "maro".

"Ma bien-aimée est morte et je passe mes nuits à me lamenter auprès de la fontaine. Que viennent les fusils et les sabres terminer mes jours, pour que je puisse la rejoindre dans l’autre monde."

Cette chanson figure sur le recueil "Kanomp Uhel", édité par Coop Breizh.