Paroles de

Noël des Fleurs

Paroles de

Noël des Fleurs

Écouter sur :

1 – Sans plus attendre,
Préparons un présent.
Allons nous rendre
Près de Jésus naissant.
Prêtez, charmantes fleurs,
Vos plus vives couleurs,
Faites à tous comprendre,
Que vous donnez vos cœurs ;
Sans plus attendre.

2 – La violette,
Dans sa sombre couleur,
N’est découverte
Que par sa douce odeur.
Dans sa propriété
On voit l’humilité,
Cette vertu secrète
Rappelle en vérité
La violette.

3 – Que Jésus aime
La blancheur d’un beau lys,
Candeur suprême,
Oh ! Que je vous chéris !
Epouse de l’Agneau,
Par un bienfait nouveau,
Obtenez-nous de même
D’avoir le lys si beau
Que Jésus aime !

4 – La belle rose
Dans sa vivacité,
N’est autre chose
Qu’amour et charité ;
Sur toutes les vertus
L’amour a le dessus ;
Que chacun se propose
De porter à Jésus
La belle rose !

À propos

Le Noël des Fleurs est un cantique de Noël de tradition dévotionnelle française, invitant les fidèles à offrir symboliquement à l’Enfant Jésus la violette, le lys et la rose, chacun représentant une vertu chrétienne. Ce noël allégorique, dont l’auteur n’est pas identifié, s’inscrit dans le répertoire des chants liturgiques et populaires des XVIIIe et XIXe siècles. Sa structure en rondeau, à la fois poétique et catéchétique, en fait un texte idéal pour la célébration de la Nativité.

Histoire

Le Noël des Fleurs appartient au genre des noëls allégoriques, très répandu dans la tradition catholique française à partir du XVIIe siècle et florissant aux XVIIIe et XIXe siècles. Dans cette forme, chaque couplet confie à une fleur — ou à un personnage, un élément de la nature — le soin d’apporter un hommage symbolique à l’Enfant Jésus, offrant ainsi une instruction spirituelle sous une forme mémorisable et poétique.

Chacune des trois fleurs correspond à un symbolisme chrétien classique, hérité de la tradition patristique et médiévale. La violette, qui se cache discrètement sous ses feuilles, représente l’humilité, vertu secrète mais fondamentale dans la spiritualité évangélique — la strophe elle-même l’explicite : « Dans sa propriété / On voit l’humilité, cette vertu secrète ». Le lys blanc incarne la pureté et la candeur, attributs associés à la Vierge Marie et à l’innocence divine dans des siècles d’iconographie catholique. La rose, enfin, symbolise l’amour et la charité, dont le chant proclame qu’elle « a le dessus » sur toutes les autres vertus, écho direct de la première Épître aux Corinthiens.

Cette progression ternaire — humilité, pureté, charité — forme une synthèse des vertus chrétiennes accessible à tous les publics, des enfants aux adultes. Le procédé rhétorique du rondeau, où le nom de la fleur ouvre et clôt chaque strophe, ancrait le texte dans la mémoire des fidèles et facilitait son usage dans les célébrations paroissiales de l’Avent et de Noël.

Transmis essentiellement par voie orale et à travers les recueils de cantiques diocésains du XIXe siècle, ce Noël sans auteur identifié reflète le vaste corpus de poésie dévotionnelle anonyme qui a nourri la piété populaire en France, bien avant que l’édition religieuse ne fixe par écrit ces chants de tradition vivante.

Jeiki, Jeiki

Un monument de la chanson basque pour faire revivre la pêche à la baleine.

La chanson "jeiki jeiki" parle de la pêche à la baleine, une pêche longuement pratiqué par les basques. Tout au long de la côte des villes basques comme Biarritz, Guéthary, Hendaye, Fontarrabie,… ont la baleine comme symbole dans leur armoirie.

<ins>Traduction :</ins> Debout, debout !

Debout, debout, gens de la maison,
Il fait grand jour,
Il fait grand jour !

1 – Sur la mer résonne
La trompette d’argent
Et aussi tremble
La rive hollandaise. (bis)

2 – Depuis la mer s’approche
Un navire chargé,
Allons tous avec l’intention
de l’attaquer ! (bis)

3 – Sur la mer apparaît
Une douce lueur,
Après avoir eu peur devant elle
L’obscurité s’enfuit. (bis)

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Jan-Petit

Ronde très connue chez les enfants, qui montrent les différentes parties de leur corps en chantant. Version provençale de "Jean-Petit qui danse".

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La Duché de Normandie

La Duché de Normandie est une chanson appartenant au Manuscrit de Bayeux (tout comme « Le Roy Engloys »), recueil de plus de cent chansons réunies au début du XVIe siècle par Charles III de Bourbon.

Dans le texte, on comprend aisément qu’il s’agit d’une complainte d’un paysan qui a tout perdu à cause des pillages en Normandie, et que cela est dû aux guerres avec les peuples voisins, pourtant eux aussi de culture chrétienne comme lui. Une forme similaire au subjonctif imparfait est utilisée pour le conditionnel (p.ex. « je lui donnasse » pour signifier « je lui donnerais »).

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