Paroles de

La Laitière et le Pot au Lait

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La Laitière et le Pot au Lait

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Perrette, sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là pour être plus agile
Cotillon simple, et souliers plats.
Notre Laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l’argent,
Achetait un cent d’ œufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m’est, disait-elle, facile
D’élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;
J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;
Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
La Dame de ces biens, quittant d’un œil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s’excuser à son mari
En grand danger d’être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l’ appela le Pot au lait.
Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m écarte, je vais détrôner le Sophi ;
On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant;

À propos

La fable "La Laitière et le Pot au Lait" appartient au second recueil de Jean de la Fontaine, paru en 1678 et dédicacé à Madame de Montespan. Le poète s’inspire d’une nouvelle de l’auteur Bonaventure des Périers.

Ici, pas d’animal. Le fabuliste met en scène une jeune paysanne, la laitière Perrette, se rendant en ville dans l’espoir de faire profit.

Derrière cette histoire se cache un débat philosophique important du XVIIème siècle, celui de la puissance de l’imagination.

Les rêveries de Perrette s’opposent à la réalité, créant un décalage comique. La Fontaine prône le retour à la simplicité et blâme les chimères.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

An hini a garan

An hini a garan (littéralement « celui / celle que j’aime » en français, The one I love en anglais) est une gwerz (chanson bretonne) écrite par l’Abbé Jean-Baptiste Oliero (1856-1930) sur une mélodie vannetaise. Elle est harmonisée par René Abjean. Il en existe de nombreuses versions avec quelques différences.

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Agur Jaïnkoaren

Présentation générale

« Agur Jainkoaren Ama » (littéralement « Salut à toi, Mère de Dieu ») est un chant traditionnel basque – plus précisément en euskara – très répandu dans le répertoire choral de la région du Pays Basque. Il s’adresse à la Vierge Marie, dans une forme de prière chantée à plusieurs voix, et il revêt à la fois une dimension religieuse (dédicace mariale) et un usage populaire (chant de chœur, tradition vocale basque).

Origine & contexte historique

  • Le chant figure dans des fonds de partitions basques, notamment dans la collection de chants choraux de la plateforme Eresbil (Archives de la musique basque) : « Agur Jainkoaren Ama (Agur Itziarko) (So egizu Ama) » est bien répertorié dans cette collection.
  • La thématique (vénération mariale) et le style polyphonique indiquent un usage de chant d’église ou de chœur paroissial, mais la diffusion s’est faite aussi dans des contextes plus populaires, via les coros (groupes vocaux) basques.
  • Bien que l’on ne dispose pas d’une date d’origine précise, il s’inscrit dans la tradition orale basque, et sa mise en forme choral s’est imposée au XXᵉ siècle avec des arrangements pour 4 voix ou chœur d’hommes.

Thème & signification

  • Le texte commence par : « Jainkoaren Ama, Ama guziz ona, Zaitzagun maita, beti, beti. » traduisible par « Mère de Dieu, mère tout à fait bonne, faisons-toi aimer, toujours, toujours. »
  • Il s’adresse donc à Marie comme « Mère de Dieu », en tant que figure maternelle, protectrice et digne d’amour. Le chant est une invocation – un Salut («Agur») – et exprime un désir constant de la vénérer («maita, beti, beti» = «l’aimer, toujours, toujours»).
  • D’un point de vue culturel, cela s’inscrit dans la tradition vocale basque de chants mariaux et de polyphonie, où la communauté se rassemble pour chanter sa foi et son patrimoine linguistique.

Usage & diffusion

  • Il est couramment interprété par des chœurs basques, notamment des chœurs d’hommes. Par exemple, une version est enregistrée par le chœur ANAIKI (chœur d’hommes basque) en 1997.
  • On le retrouve aussi dans des concerts de chants basques, des liturgies ou dans des festivals culturels basques (où la langue euskara et la tradition choral sont mises en avant).
  • Des partitions sont éditées pour 3 voix ou chœur, et on trouve ce chant dans des recueils de chant choral basque.

Style musical

  • Le style est simple, chanté a cappella ou avec un accompagnement discret, en polyphonie ou 4 voix égales.
  • La mélodie est typique de la tradition basque : claire, linéaire, orientée vers le chant communautaire plutôt que la virtuosité.
  • Le texte et la mélodie visent à l’unité du chœur, à la participation collective, emblématique de la culture de l’« abestia herrikoi » (chant populaire) dans l’espace basque.
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La Messe dans les Bois

Le chant "La Messe dans les bois" a notamment été interprété par le Chœur Montjoie Saint-Denis. Le thème est celui de la guerre de Vendée, après la Révolution Française.

Retrouvez les paroles de "La messe dans les bois" ci-dessus.

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La Mamma di Rosina

« La Mamma di Rosina » est une chanson traditionnelle italienne qui s’inscrit dans le répertoire populaire du pays.

D’origine rurale, elle reflète les récits de la vie quotidienne et les interactions sociales des communautés villageoises italiennes.

L’histoire racontée dans « La Mamma di Rosina » se déroule dans un cadre typiquement paysan, où les moulins étaient des lieux essentiels pour la transformation du blé en farine.

À l’époque, chaque village ou région possédait son meunier, une figure respectée mais parfois perçue comme rusée ou entreprenante.

Dans cette chanson, une jeune fille nommée Rosina se rend au moulin avec sa farine. Là, elle rencontre le meunier, qui profite de la situation pour lui adresser des avances un peu trop insistantes.

L’histoire, racontée avec une pointe d’humour et d’ironie, met en scène les craintes et les avertissements que les mères donnaient à leurs filles concernant certains hommes considérés comme trop charmeurs.

Comme beaucoup de chansons populaires italiennes, « La Mamma di Rosina » a été transmise oralement de génération en génération avant d’être fixée par des artistes et groupes folkloriques au XXᵉ siècle.

Son origine exacte demeure floue, et aucun auteur précis n’est clairement identifié.

Le chant a été popularisé dans les années 1950 grâce à son interprétation dans les fêtes et bals populaires, contribuant ainsi à sa diffusion dans toute l’Italie.

Des groupes de musique traditionnelle, comme I Girasoli, ont contribué à maintenir cette chanson vivante en la réinterprétant dans des versions modernes.

« La Mamma di Rosina » a perduré dans le temps grâce à son ton léger et à sa capacité à illustrer des aspects de la vie paysanne d’autrefois.

Elle représente à la fois une facette du folklore musical italien et une forme de transmission des valeurs et des précautions sociales des époques passées.

Aujourd’hui encore, ce chant fait partie du répertoire des groupes de musique traditionnelle et continue d’être joué lors des fêtes folkloriques, rappelant avec nostalgie et humour la culture populaire italienne d’antan.

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